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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 17:45

Après un début de roman prometteur, j'ai été assez vite déçue .

Certes Carole Zalberg a du talent, heureusement car j'aurai rapidement abandonné cette lecture , les histoires de deux familles d'origine juive, l'une émigrée de Vilnius aux Etats Unis et l'autre de Pologne à Paris n'a d'originale que la rencontre entre Stanley et Adéle à  plus de 60 ans d'écart et j'ai attendu avec impatience la narration de leur première rencontre dans les rues de Paris à la Libération . En fait cela m'a fait l'effet d'un beau soufflé qui retombe aussitôt ,j'avais imaginé un amour passionné et impossible, ravageur mais je n'ai senti aucune fièvre  ...

Les courts chapitres se succédent racontés par Suzan, la fille de Stanley , peu sympathique au demeurant et Fleur l'arrière petite fille d'Adèle .

L'histoire racontée par Suzan dévie en cours de roman pour s'interesser à la tante Sophia partie vivre en Afrique du Sud et dont l'histoire mériterait sans doute un roman à part entière.

Donc une déception malgré une belle écriture.

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 15:30

Je ne suis pas une lectrice habituelle de Marc Levy, j'ai donc pris à ma bibliothèque ,un peu hésitante cet Audio-livre et il est vrai qu'au début je n'ai pas vraiment accroché: le fait d'annoncer déjà le devenir des personnages m'a agacé mais lorsque l'histoire a vraiment débuté je me suis laissée emporter dans une vague d'émotion et d' intérêt historique.

En effet, il ne s'agit pas d'une fiction mais de l'histoire du père de Marc Levy, Raymond Levy et de son jeune frère Claude lorsqu'ils ont intégré le réseau de résistance de Toulouse la 35ème brigade FTP -MOI  (Francs Tireurs Partisans -Main d'Oeuvre Immigrée ) dirigée par Marcel Langer, réseau constitué de jeunes hommes d'origine étrangère essentiellement espagnole .

La première partie relate les débuts des deux frères dans la résistance puis leurs faits d'armes, période dangereuse mais excitante pour ces gamins, à la limite du jeu parfois même si leurs camarades tombent souvent aux mains de la milice, période aussi des premiers émois amoureux .

Les deux parties suivantes sont plus éprouvantes, emprisonnement de la quasi totalité de la brigade où les prisonniers s'attendent chaque jour à faire partie du peloton d'éxécution après un faux semblant de procés puis leur départ en train vers Dachau au moment du débarquement des troupes alliées, train fantome qui parcoure la presque totalité de la France , épisode que je ne connaissais pas.

Donc, lecture (ou plutôt écoute ) bouleversante !

 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 17:50

Intriguée par les bonnes critiques des romans ou nouvelles de Maupassant, j'ai passé outre mon à priori concernant cet écrivain, classé, à tort dans la catégorie "scolaire"...

Mon choix s'est porté sur ce court roman de 200 et quelques pages,  Mont-Oriol ,un peu au hasard  pour m'apercevoir qu'il y avait très peu de critiques: peu importe ma lecture a été plaisante.

Caricature du milieu bourgeois séjournant dans une ville thermale de l'Auvergne avec une jolie description de la Limagne qui m'a donnée envie d'aller visiter ce coin d'Auvergne que je ne connais pas.

Plus que la plongée dans le milieu des curistes en soi, c'est une critique  d'une part du microcosme des médecins souvent directeurs de la station thermale, en proie aux jalousies, à la concurrence et aux mesquineries entre confrères : ridicules , suffisants et incompétents: Les ordonnances du Docteur  Bonnefille sont hilarantes et la description des appareils de gymnastique auto-motrice font sourire .

Et surtout Maupassant décrit avec acuité, les combines et coups bas des hommes d'affaires qu'ils soient banquiers juifs profitant d'un séjour dans l'hotel de la station ou riche paysan propriétaire des terrains voisins, filou et roublard à souhait .

On y trouve également le portrait peu flatteur de jeunes hommes de bonne famille, désoeuvrés ou désargentés à la recherche d'une maitresse facile ou d'un mariage juteux.

Les grandes perdantes sont, comme souvent à ce siècle, les femmes , d'abord les jeunes filles traitées par leur père comme marchandise, et par leurs prétendants comme valeur rajoutée et lorsque par hasard elles découvrent la passion amoureuse comme Christiane, c'est pour également connaitre la souffrance de l'abandon !

Je pense que je vais continuer mon incursion dans l'oeuvre de Maupassant: Merci aux amis de Babelio de m'avoir donné envie de redécouvrir ce grand écrivain.

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 10:37

Jusqu'à présent, je n'avais lu que des ouvrages de belles photos réalisées le long des Chemins de Compostelle ou écouté le récit d'amis qui font le Chemin par petites étapes en choisissant leur parcours en fonction de l'attrait et de la difficulté de la région et j'avoue que l'envie de prendre moi aussi mon baton de "pélerin" m'a souvent tentée d'autant plus que j'habite une région parcourue par ces fameux Chemins .

Or, le livre de Jean-Christophe Rufin remet sérieusement les choses en place et à leur place.

Il le fait avec beaucoup d'humour et sa plume talentueuse .

Il ne s'agit pas vraiment d'un carnet de voyage même si nous le suivons dans ses différentes étapes en commençant par l'obtention de la Credencial, le carnet indispensable du pélerin.

Cheminement à travers des paysages magnifiques mais aussi le long des routes fréquentées par les camions, les banlieues industrielles ou les zones pavillonnaires-fantome .

Rencontres souvent étonnantes ou détonantes, jamais indifférentes.

Et puis,surtout aurais-je envie d'ajouter, cheminement de l'esprit et de l'humeur, qui ressemble parfois à un lavage du cerveau à la mesure des limites de son état physique .

«Le Chemin est une initiation par le corps.» dit l'auteur

Ce qui est particulierement interessant ce sont les différentes étapes évolutives de la pensée: spirituelle, religieuse, mystique, bouddhiste ...

C'est en fait une transformation plus qu'une renaissance, transformation qui peut paraitre invisible mais qui s'est ancré profondément de par la souffrance du corps.

On envie son esprit d'aventure, sa brillante intelligence, son empathie .

Je n'aurai plus désormais le même regard sur le Chemin, merci Monsieur Rufin.

 

 

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 16:04

W Somerset Maugham fait partie de l'imaginaire un peu mythique de mon univers de lectrice, sans doute influencé par l'ami Souchon "comme dans les romans pour dames de Somerset Maugham".

Petit roman au titre accrocheur, parfait pour une après-midi caniculaire quand le corps et l'esprit n'ont pas envie de trop bouger...

Palais florentins, des diners chez de vieilles et riches américaines, des voitures décapotables , un milieu très mondain dans lequel évolue  avec aisance une jeune et belle  veuve , Mary, qui hésite à retrouver le confort d'un mariage avec un homme plus agé, à la carrière prometteuse.

Elle est courtisée par Rowley, jeune dandy, pas très sérieux .

Tableau on ne peut plus classique , mais la fantaisie puis le drame arrivent sous les traits d'un jeune violoneux sans le sou qui intrigue Mary et pique son esprit d'aventure et sa sensiblerie .

Délicieusement amorale, cette histoire se laisse lire agréablement et je n'ai pas regretté ma plongée dans ce monde qui nous apparait si décalé et fort désuet .

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 16:21

Il faut beaucoup de talent à Jonathan Coe pour nous rendre sympathique son héros, Maxwell Sim.

Car arrivé à 48 ans, le bilan de sa vie n'est pas très brillant et l'homme n'est pas spécialement attirant, on pourrait dire de lui que c'est un individu sans envergure, de ceux qui passent inaperçus et dont on ne se souvient jamais .

Au cours de cette histoire, non seulement il arrive au summum de la médiocrité mais en plus , plusieurs pans de son monde s'écroulent lorsqu'il découvre certains écrits d'amis d'enfance ou de son père .

Avec un humour très anglais, ses diverses mésaventures deviennent drôles , alors que souvent certaines situations aménent à se poser la question sur sa propre existence , sur ce que l'on a raté par manque d'ambition ou de courage , deux qualités qui font bien défaut à Max.

l'exemple typique est son attirance morbide  pour ce navigateur amateur Donald Crowhurst auteur d'une incroyable supercherie , ayant préféré inventer son tour du monde en rédigeant un faux journal de bord plutôt que de faire demi-tour et affronter les conséquences de son échec mai qui finira par son suicide devant un concours de circonstances lui interdisant toute échappatoire .

J'ai aimé particulierement les dialogues avec Emma, le GPS de la voiture qui montre la profondeur de son désarroi.

(rien à voir avec Sandrine dans le sketch des Fréres Brothers, un quatuor bien français du Sud ouest :http://www.dailymotion.com/video/xp11x0_sandrine-par-les-freres-brothers_fun)

Jusqu'au dernier chapître, Jonathan Coe nous reserve de belles surprises et c'est véritablement un excellent moment de lecture .

 

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 18:25

Court récit que nous offre avec son talent habituel Erri De Luca .

Il nous transporte dans un quartier de Naples à travers l'histoire d'un jeune garçon de 13 ans apprenti chez un menuisier et qui va découvrir les réalités du monde des adultes: l'amour, la mort, la lubricité de certains hommes.

Beaucoup de symboles dans ce roman avec le boumeran qui attend son premier envol et semble posséder des pouvoirs quasi magiques,  la bosse de Don Rafaniello, juif rescapé des camps et dans laquelle poussent des ailes qui vont l'emmener jusqu'à Jerusalem et dont les récits éveillent la curiosité de notre jeune héros bien peu préparé aux aléas de la vie.

Un récit  plein de tendresse et de poésie mais à la fois sans fard; on voudrait s'asseoir près du garçon et de son amie Maria et contempler la ville du haut du lavoir.

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 17:07

Une nouvelle dont l'histoire en soi n'a rien de bien originale mais avec des personnages vite et bien campés, une écriture satirique  et drôle lorsque Irène Nemirovsky dépeint Rosine Kampf et son mari , un couple de nouveaux riches qui accumule les clichés et une description pertinente d'Antoinette , leur fille adolescente que sa mère traite comme une enfant et dont la vengeance fait l'objet de ce récit.

Admirablement lu par Irène Jacob, ce qui rajoute au plaisir des mots .

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 16:22

Un peu de fraîcheur  et de douceur pendant ces journées caniculaires et entre quelques livres d'abord moins facile .

Je me suis posée la question de savoir pourquoi il y avait tant de bonnes critiques pour ce petit roman , à l'écriture simple ,je me garde bien de dire simpliste car ce mode d'expression est  vraisemblablement  voulu et arrive à ses fins .

Le roman aborde la question de la vieillesse, de la solitude, du deuil difficile à faire quand on a personne à ses cotés et il apporte  une belle leçon de vie, d'amitié et d'entraide inter-générationnelle comme on aimerait qu'elle soit dans la vraie vie et n'est-ce pas le propre d'un bon roman que de faire rêver quelques instants à un monde meilleur .

Donc rien que pour cela j'ai bien aimé cette histoire .

Et puis Paulette , à bicyclette nous évoque des années plus insouciantes, d'une autre époque moins stressée et pourtant pas si loin de nous !

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 21:23

J'ai presque honte d'avouer que c'est le premier livre de Dennis Lehane que je lis, ou plutôt que j'écoute...

Pour me disculper , je dirais que j'ai vu et aimé un certain nombre de films tirés de ses bouquins et que je n'ai pas pour habitude de lire un livre après ...

Mais pour une Première , cela a été un grand moment !

Dans cette  période de la Prohibition aux Etats Unis déjà riche en histoires de trafiquants d'alccol, de parrains et de guerre des gangs, voilà un roman haut en couleurs, haletant du début à la fin.

A Boston, le jeune Joe , fils et frère de flic , se revendique Hors la Loi ; il découvre l'amour et rapidement la prison où il va être pris en main par un Parrain.

1926, période faste pour certains avec la Prohibition, Joe va devenir gangster, trafiquant de rhum à Tampa,en Floride,  il fréquente cubains et italiens ce qui n'est pas du goût du KKK;  amour , violence, trahison se superposent et s'enchainent dans une spirale folle .

La lutte des cubains, l'anticipation de  la fin de la Prohibition mais aussi l'ouverture d'esprit  vers les plus démunis sont quelques unes des visions les plus surprenantes  de ce livre.

Atmosphère très bien rendue par la voix chaude de Michelangelo Marchese.

J'ai donc passé un excellent moment et je comprends mieux la passion que Dennis Lehane peut déclencher ...

Merci à Babelio et Audiolib.

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