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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:28

Une histoire émouvante de disparition d'une jeune fille Sarah, partie dans le Grand Nord et qui n'est jamais rentrée.

Désarroi des parents qui luttent chacun de leur façon, le père pudiquement, presque secrétement contrairement à la mère qui déploie toute son energie à la recherche de sa fille , attente qui devient obsessionnelle mais comment lui reprocher ce qui devient le seul but de son existence.

Et à coté d'eux , Lisa, la fille cadette dont la vie de petite fille puis d'adolescente est volée par l' absence de l'ainée. Elle n'a qu'une existence en négatif, transparente dans le coeur de ses parents .

En paralléle, nous suivons Lisa au Groenland, lorsqu' elle part sur les traces de sa soeur au moment où il faut bien la déclarer morte au bout de 28 ans comme un dernier espoir, une tentative ultime pour comprendre ce qui a pu arriver à Sarah la musicienne, anéantie par la mort de Diane, l'amie de coeur.

Et la vision du Groenland est bien différente de celle du prospectus que Lisa rapporte chez elle avant son départ.

Le regard sur la fonte trop prématurée de la glace, sur les pécheurs qui reviennent bredouille , qui se blessent , qui se suicident qui battent femmes et enfants et qui tuent leurs chiens devenus des bouches inutiles à nourrir .

La merde qui souille les paysages que l'ont voudraient immaculés et l'odeur des ordures lorsque le printemps arrive trop vite , constat amer d'un monde dont les changements liés à l'homme lui échappent comme une machine folle que l'on ne plus arrêter .

 

LE PARADIS BLANC  EST LOIN !

 

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 15:58

Un livre très déroutant pour moi, mais la curiosité l'a emporté !

D'abord ce Manuel de survie à l'usage des Incapables n'a rien à voir avec les différents Manuels de survie que l'on peut connaitre.

En l'occurrence , l'incapable aurait été plutôt moi, incapable d'apprécier sans doute ce livre à sa juste valeur si on lit les critiques déjà publiées.

Trop cynique, trop futuriste à mon goût...

Histoire donc, dans un futur proche, ressemblant fort à notre présent avec l'omniprésence des Hyper-marchés, on note tout de même une certaine obsession vis à vis d'une certaine chaine suédoise, peut-être que l'auteur s'est retrouvé comme beaucoup devant des vis qui ne vont nulle part et un mode d'emploi incompréhensible !

Une socièté de consommation déshumanisée , mais en sommes nous si loin ?

Jean-Jean, le héros est agent de sécurité, et son travail consistant à pieger les employés du magasin n'est pas très glorieux mais cela va lui attirer la haine d'une meute de loups , enfants de Martine Laverdure qui a laissé sa vie lors d'un controle qui a plutôt mal tourné 

Les humains ne sont plus complétement humains , certains ont subi des modifications de leur ADN , comme Blanc, Gris, Brun et Noir , les loups , Marianne, la femme de Jean-Jean qui a des gènes de Mamba Vert et Blanche de Castille upgradée en loutre ...

Un humour distillé au fil des pages , et même si je n'ai pas trop aimé le "le fond", c'est une lecture accrocheuse , ce qui est une qualité pas toujours évidente: toucher un lecteur à priori peu receptif !

Beaucoup de références : économiques, littéraires , philosophiques assez étonnantes  dans ce roman audacieux  et foncierement sombre malgrè l'humour distillé au fil des événements...

Je remercie Babelio et les Editions Au diable Vauvert  pour m'avoir fait découvrir un écrivain hors du commun !




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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 18:43

Antoine Choplin nous offre une émouvante rencontre avec Gouri et ses camarades, rescapés de Tchernobyl.

Etonnamment je n'avais pas encore  lu de livre sur cette catastrophe, il y a d'ailleurs   peu de romans sur ce sujet à ma connaissance.

Pourtant, combien de gens ont été obligés de fuir, souvent trop tardivement cette région hautement contaminée, y laissant la plupart de leurs biens, y abandonnant leurs animaux et y laissant une grande parcelle d'eux-mêmes.

 Gouri, écrivain public et poète, chevauchant sa moto qui tire une remorque , quitte Kiev pour revoir deux ans après le départ forcé de sa famille, son appartement situé à Pripiat en zone interdite, il a à coeur de rapporter un objet directement lié à l'histoire de sa fille Ksenia , malade d'avoir cotoyé de trop près l'incendie de la centrale .

En chemin  , il rend visite à ses amis revenus habiter dans cette région contaminée, survivants fantômes, oubliés, entourés des pilleurs, des profiteurs sans scrupules.

  Son ami Iakov , un des liquidateurs , est au bout de sa vie, le corps rongé par les radiations, la peau partant en lambeaux , la description est saisissante.

De même la narration de la destruction de la maison de Kousma poussée dans une grande fosse par un bulldozer est très marquante. 

Pas de ressentiment dans leur propos mais la nostalgie de la vie d'avant ce 26 avril 1986, la camaraderie, les rires et les chants arrosés de Vodka.

On sent une grande résignation vis à vis de ce qu'ils vivent au quotidien.

Les mots sont simples, Antoine Choplin va à l'essentiel avec beaucoup de pudeur et sans apitoiement, il arrive à ne pas rendre son roman triste, ces gens sont beaux et dignes .

Gouri, le poête  trouve  devant cette souffrance muette, son inspiration .


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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 17:56

Comme pour beaucoup, la Mezquita de Cordoue est d'abord un choc émotionnel qui laisse sans voix...

Donc, moi aussi, ce titre m'a attiré .

En fait, l'action se situe au XVIème siècle, beaucoup plus tard que la conquête des chrétiens en 1236,  ,  il est peu question de la Mezquita dans ce roman, d'où ma deception.

J'avais sans doute imaginé une version hispano-mauresque des Piliers de la Terre de Ken Follet .

Beaucoup d'aventures et de déboires pour notre jeune héros, Hernando pris en tenaille entre son éducation parmi les catholiques,liée à la conversion forcée des maures , et cependant attaché à ses racines musulmanes par sa mère .

C'est une période où se succédent les combats entre les maures et les catholiques et  j' avoue  que je me suis lassée (quand même au bout de 561 pages! ) devant la répétition des événements et le manque de vrais rebondissements.

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 10:17

J'ai assisté à l'interview que David Foenkinos donnait à Arcachon dans le cadre de La plage aux  Ecrivains en Mai dernier, il parlait avec beaucoup d'humour de son livre: Je vais mieux et j'ai donc eu la curiosité de le lire.

L'humour est également l'élément moteur du récit de ce grand hypocondriaque qui, alors qu'il croit mener une vie familiale sans histoire et une carrière professionnelle sans véritables obstacles , est anéanti physiquement et mentalement par un mal au dos.

Pour moi qui baigne dans le monde médical, le parcours du narrateur, en l'occurrence un vrai parcours du combattant  , a eu une résonance particulière: comment les patients pouvaient appréhender l'approche des différents intervenants, cherchant à la fois le soulagement de leur douleur et de leur inquiètude vis à vis de la gravité de leur mal.

Je ne sais pas si David Foenkinos a destiné un tant soit peu son histoire au monde médical, mais en ce qui me concerne, cela m'a interpellé  ...

Tout s'effondre autour de lui, son mal au dos empire jusqu'à ce qu'il défriche tout ce qu'il avait enfoui en lui par paresse, habitude, couardise , tous ces petits et grands travers qui finissent par faire une belle pelote de noeuds que chacun localise où il peut ...

Les paragraphes sont entrecoupés  par l'évaluation de sa douleur , tel un dossier médical et par son état d'esprit .

On passe un très bon moment , David Foenkinos a le talent de faire un livre drôle sur ce sujet .

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 09:52

Bande dessinée choisie (presque ) au hasard avec succès: je me suis régalée!

Loisel et Tripp unissent leurs plumes pour nous offrir un album aux dessins savoureux, soignés avec une histoire qui nous entraine dans un petit village quebecois au début du XX eme siecle.

C'est très finement observé et dessiné, plein de poésie, de tendresse mais aussi de réalisme , la vie ne fait pas de cadeau  et d'humour à commencer par les noms de famille des villageois ...

Les personnages sont d'emblée attachants et pour une fois, moi qui deteste les séries, j'ai hate de découvrir la suite des aventures de Marie, de Noël et de son bateau , du curé pas ordinaire et des autres...

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 12:11

Quelquefois je me demande pourquoi je n'ai encore rien lu d'un écrivain qui semble être apprécié par beaucoup.

Tel était le cas pour Patrick Modiano ...

Voilà, et je pourrais dire en raccourci et en langage simple: ça , c'est fait ! comme une initiation un peu ratée que l'on met dans un coin de sa mémoire, enfouie bien profondément aux rayons des oublis ou des rendez-vous ratés.

Je suis restée sur le quai de la gare en regardant passer le train , je ne suis pas arrivée trop tard, non, j'ai hésité , mis le pied sur la première marche du wagon et suis redescendue sans regret ...

Le style est poétique,on se laisse facilement bercer par les phrases comme une ballade nostalgique ;la quête de l'identité se mêle au thème de la déportation, la fuite d'Ingrid puis le remords qu'elle porte toute sa vie comme un poids trop lourd pour elle et qui finit dans une chambre d'hotel à Milan , tous ces sujets qu'habituellement j'apprécie n'ont pas déclenchés chez moi un réel bonheur de lecture ni d'émotion .

Peut-être n'avais-je pas choisi le bon ouvrage pour découvrir Modiano ?

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 11:55

Première incursion dans le domaine de Deon Meyer .

Polar incisif, on est rapidement au coeur de deux enquètes liées entre elles:  le meurtre

d'une jeune femme juriste et un sniper qui envoie des mails anonymes en  donnant 7 jours aux policiers pour trouver l'assassin .

L'intrigue nous entraine dans les milieux financiers et des gros industriels avec des marchés énormes à la clé, mais bien sûr au milieu de compromissions, d'argent sale, de corruption mélant l'Afrique du Sud et la Russie.

J'ai donc fait la connaissance de Benny Griessel qui est chargé de l'enquête, mais, je dirai qu'une fois de plus nous avons affaire à un flic alcoolique qui compte ses jours d'abstinence,et qui a des relations difficiles avec ses enfants, schéma classique de nombreux polars que je trouve vraiment trop stéréotypé.

D'autre part, n'ayant pas lu les précédents  j'ai été assez larguée au départ, visiblement ce roman fait suite à 13 Heures et il m'a manqué des données pour tout comprendre.

J'ai également été un peu déçue par le survol des relations interethniques et les problémes de cohabitation de l'Afrique du Sud.

Donc avis plutôt mitigé  !

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 11:45

Je m'étais imaginé une histoire d'amour comme celle du magnifique film " Sur la route de Madison" qui est en fait tiré du roman de Robert James Waller.

Les faits se déroulent dans un petit village irlandais .

Tout est feutré, rien ne se passe dans cette tranquille bourgade,on regarde les gens qui passent dans la rue derrière ses rideaux, on s'interroge sur l'identité des rares étrangers qui arpentent les rues surtout lorsqu'il s'agit d'un homme jeune prenant des photos lors de funérailles.

Pas de commérages mais beaucoup de blessures enfouies, de suspicion et de désirs refoulés.

La jeune Ellie va connaitre le temps d'un bref été les frissons de l'amour.

Je n'ai pas franchement palpité, la lenteur de ce court roman l'emportant sur l'émotion!

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 11:31

Après la relative déception d' Orages ordinaires, je me réconcilie avec Willam Boyd en découvrant ce nouveau roman dont l'action se déroule au début du XXème siècle .

La première partie, celle que j'ai préférée, nous entraine à Vienne en 1913, dans le sillage de Sigmund Freud, notre héros Lysander Rief ,consulte en effet le Docteur Bensimon, un psychiatre émule du psychanalyste pour tenter de résoudre son anorgasmie avant de convoler en justes noces avec la belle Blanche Blondel.

Le cadre et l'époque sont idéaux pour des aventures rocambolesques, des rencontres pittoresques et des amours clandestines, tout cela avec l'humour habituel de William Boyd.

Bien sûr, l'intrigue va se poursuivre sur les champs de bataille et notre jeune héros va être entrainé par la tourmente et par des événements dont il a plutôt été objet qu'acteur dans un rôle d'espion qui lui a été imposé , habit qu'il va endosser avec un certain brio, faisant ressortir son métier de comédien.

La dernière partie qui le raméne en Angleterre est également truffée de rebondissements jusqu'à la fin du roman, à ma plus grande joie .

Un livre qu'on ne lache pas, plein d'action, d'humour , foisonnant de personnages atypiques et attachants, j'ai beaucoup aimé.

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Au Milieu De L'océan De Mes Pensées, Un Petit Radeau

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