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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 16:00

Nouvel opus consacré à l'Estonie qui aurait pu également s'appeler Purge comme le volume précédent.

Car le jeu de dupes auquel se sont livrés les soviétiques et les allemands autour de la période de la seconde guerre mondiale a frisé la déportation totale , voire l'extermination des Estoniens de souche qui ont lutté pour une Estonie libre,les Fréres de la forêt , comme ils se sont baptisés et qui ont connu pendant 5 petits jours la liberté de leur pays!

C'est assez difficile à suivre sans une connaissance minimale de l'histoire du pays , balloté donc entre l'occupation soviétique et l'invasion par l'Allemagne nazie que certains ont cru libératrice .

Nous suivons le destin ambigu d'Edgar Parts, un homme antipathique, opportuniste qui manoeuvre habilement entre les différents occupants de son pays et son cousin Roland, personnage plus attachant mais dont nous perdons la trace assez vite et dont le devenir reste plutôt mystérieux , ainsi que Juudit, la femme d'Edgar , mal mariée et qui ne fait pas vraiment les bons choix, être à la dérive que l'on plaint finalement.

Le roman alterne les périodes  entre 1941-42 et les années 60 ce qui ne facilite pas forcément la fluidité déjà assez ardue de l'intrigue.

Cela reste pour les lecteurs curieux de l'histoire de ces petits pays baltes un ouvrage interessant avec en particulier, l' épisode édifiant du massacre du camp Klooga .

J'ai personnellement préféré Purge, dont l'histoire est plus immédiatement abordable et les personnages beaucoup plus attachants.

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 12:31

Emmanuel Michel est un artiste doué et un homme sensible et attachant.

Peintre et sculpteur , il sillonne les pays du monde son carnet de croquis à la main , s'interessant surtout aux hommes et aux femmes au hasard de ses rencontres hors des sentiers touristiques.

De ces croquis, il nous offre des toiles magnifiques, une oeuvre foisonnante et variée: grand tableaux, peintures sur cuivre, collages et sculptures , autant de coups de coeur  devant les regards si véridiques des cubains, scénes de rue, joueurs de cartes, ou femme à son balcon, quelques vaqueros aussi surpris en plein travail sur les chevaux qu'affectionne également le pinceau du peintre ...Tous ces portraits sont criants d'humanité.

La seconde partie sur New-York nous montre essentiellement ce que j'appellerai sans caractére péjoratif, le petit peuple, ces gens que l'on croise et que seul un regard généreux et curieux remarque.

Ce  livre témoigne une nouvelle fois du talent de l'artiste.

Entre les représentations des tableaux, sont glissées des reflexions du peintre sur son cheminement et quelques belles pages d'écrivains ainsi que des photos de son atelier, véritable caverne d'Ali Baba que j'ai eu le grand privilège de visiter ...

Courez prendre une belle leçon de peinture et de vie lors des prochaines expositions d'Emmanuel Michel et faites déjà sa connaissance en feuilletant ses ouvrages .

 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 22:03

Je ne suis pas vraiment ou vraiment pas ...une inconditionnelle d' Harlan Coben, mais comme Audio-livre écouté lors de mes trajets un peu longs en voiture, ce roman a eu l'avantage d'être captivant avec trois histoires menées de front, beaucoup d'actions et de rebondissements.

Des parents bien sous tous rapport ,déboussolés par l'attitude leur fils adolescent qui fréquente des clubs mal famés.

Un gamin qui attend un donneur pour une greffe de rein avec un point d'interrogation sur le père biologique.

Et un beau-frère  plutôt psychopathe.

Vous mélangez le tout et vous obtenez un policier qui devient vite haletant .

Idéal pour ne pas voir défiler les kilomètres , bien que les situations soient assez caricaturales mais du coup pas compliquées à suivre et que j'ai été assez déçue par le dénouement que j'ai trouvé exagérément tiré par les cheveux.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 21:44

La construction de ce roman est assez déroutante et devient plus évidente quand on en a le mode d'emploi, ce qui n'est pas ordinaire pour un livre.

La première partie , composée de trois histoires , relate des faits réels et la deuxième partie raconte l'histoire fictive de femmes croisées dans la première partie.

Cela m'a aidé dans l'acceptation du livre, et dans la poursuite de ma lecture car à la fin de la première histoire que j'avais trouvée interessante , je trouvais dommage de ne pas retrouver les deux héros, Alcock et Brown aviateurs qui ont réussi la première traversée transatlantique sans escale, mais tout cela je l'ai su en fouinant sur internet comme d'ailleurs les deux histoires suivantes.

Cela donne un roman plutôt décousu où le fil conducteur, voire la poutre maitresse est l'Irlande.

La seconde partie, fictive finit de manière un peu trop romanesque à mon goût.

Donc, vous l'aurez compris, cela n'a pas été franchement un coup de coeur, dommage car je découvrais cet écrivain et visiblement ce n'est pas son meilleur roman !

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 15:48

Lire un roman d'Erri de Luca est toujours un moment d'émotion, on y trouve une poésie qui lui est particulière et  une nostalgie avec une pointe d'ironie  .

Récit initiatique bien sûr puisque l'auteur nous raconte l'été de ses dix ans sur une ile de pécheurs , moment où il se sent emprisonné dans un corps d'enfant avec l'impression d'être passé à l'âge adulte.

Le gamin solitaire plongé dans ses mots croisés rencontre une fillette qui ,comme lui, a quitté le monde tranquille et insouciant de l'enfance.

Les sentiments se bousculent et les apprentissages se font à coups de poing.

Il apprend le verbe aimer, il se frotte à la violence ressentie comme un mal necessaire pour briser la gangue de son corps trop étroit, il découvre la justice que l'on rend par soi-même.

Comme toile de fond , bien que l'action ne s'y déroule pas ,Naples , sa ville éternelle et en filigrane  ses combats politiques.

C'est à la fois lumineux par l'écriture et sombre car se dessine à travers ce bref récit,un être torturé et solitaire et la narration est sans complaisance vis à vis de l'enfant qu'il a été.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 19:45

Encore un auteur islandais, décidément ce petit pays est riche en bons écrivains.

Est-ce la vie difficile avec ce climat qui pour moi est si hostile qui  les inspire autant  ou une certaine qualité dans les relations avec l'art, la poésie ou la littérature.

En tout cas dans les romans que j'ai déjà lus, il est toujours question de livres et de poèmes et avec ce nouveau roman de peinture et tableaux.

Cette fois, ce ne sont plus les marins ou les bergers qui sont au devant de la scène mais Karitas, jeune fille puis jeune femme .

Fille de marin et femme de marin, le destin de Karitas n'est guère plus enviable que celui des hommes mais grâce à la volonté farouche de sa mère de donner à ses enfants un autre avenir que celui tracé par les habitudes et leur condition sociale , la mer ou la terre, Karitas part en Norvége à l'académie Royale des Beaux Arts.

C'est sans compter lors de son retour en Islande alors qu'elle rêve d'une carrière de peintre moderne, les préjugés de l'époque, nous sommes dans les années 1920, où la peinture est considérée comme un loisir pour gens fortunés et l'autorité  de son mari qu'il n'entend pas contester, puis l'arrivée des enfants incompatibles avec une vie d'artiste.

Trolls et revenants hantent ses nuits à la lisière de la folie mais le monde des femmes est fort, solidaire et il y a de belles descriptions de ces islandaises au caractère farouche comme leur pays, à l'âme sauvage comme les magnifiques paysages. Libres dans leur tête si elles ne le sont pas pour les autres ...

Jolies pages entre les chapîtres où sont esquissés les dessins de Karitas.

Un roman envoutant...

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 21:21

C'est vrai que le titre et la couverture attirent le regard et je n'ai pas longtemps hésité en le voyant exposé dans ma médiathèque de campagne, voulant juger de moi-même après tout le battage médiatique entourant la vie chaotique et atypique de Romain Puértolas.

 J'ai passé un bon moment, c'est plein d'humour même si cela ne déclenche pas l'hilarité, les aventures rocambolesques s'enchainent et on tourne impatiemment les pages pour découvrir les nouvelles péripéties de notre "faux " fakir et la destination suivante où l'entraine les événements incontrolés.

On peut imaginer que c'est d'abord Romain Puértolas qui s'est bien amusé à imaginer ce personnage et ses acolytes si décalés, il arrive même par le biais de la comédie loufoque à évoquer le parcours épineux des clandestins...

Un tapis volant rose au milieu de tous ces nuages noirs qui entourent notre quotidien, cela fait du bien même si cela ne vole pas dans de hautes stratosphères et entre un titre accrocheur, des interviews et des articles qui "mettent l'eau à la bouche", il n'en faut pas plus pour que cela fonctionne , les gens ont besoin de se déconnecter de leur réalité morose, là, on sourit, on voyage à peu de frais , bonne pioche (sans doute encore meilleure pour l'écrivain et son éditeur !)

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 18:08

Un excellent début où la parole est prise par Van qui vient de mourir et s'exprime enfin de façon libre, lui qui a été plutôt mutique tout au long de sa vie interrompue de manière brutale, renversé par la voiture conduite par sa femme Lou.

On imagine bien l'esprit de Van errant au dessus du cercueil et observant son petit monde, bonne position pour s'exprimer enfin sans contrainte ni contradiction et son histoire , fort bien écrite est peu ordinaire et éveille la curiosité dans ce premier chapitre.

Le roman est divisé en quatre parties en donnant la parole à quatre personnages, Van donc, sa femme Lou sous forme d'une confession, Ulma la demi-soeur de Van, son double et son amante qui parle à un psy imaginaire et Laure la fille de Van et Lou qui écrit son journal.

Chacun raconte avec sa sensibilité propre le vécu récent et si traumatisant: la disparition de Van.

Puis nous entrons peu à peu dans les souvenirs de l'enfance, les blessures avec un père absent pour Van et Ulma, des mères castratrice pour Lou ou irresponsable pour Ulma, la difficulté d'intégrer son métissage et de savoir où se situer entre deux pays la France et le Vietnam...

Passé la découverte du contexte et l'histoire principale des protagonistes, j'ai trouvé que malheureusement les propos tournaient un peu en rond et on perdait beaucoup en intérêt par manque de rebondissement.

Seule Laure tire son épingle du jeu,elle avance vers l'avenir malgré le double drame qu'elle vit.

Dommage , mais sans doute faut-il ne garder que cette première bonne impression , ce qui est déjà bien car loin d'être le cas de nombreux livres !

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 16:23

Une tribu africaine à une époque qu'on imagine lointaine est en proie au doute et à la peur aprés le grand incendie qui a ravagé une partie des cases et la disparition inexpliquée de 10 jeunes garçons et deux anciens au même moment.

Les mères de ces jeunes sont mises à l'écart de la communauté dans une case commune et l'incertitude régne.

Les palabres des anciens tournent en rond et le vieux chef décide finalement de partir à la recherche de réponses dans le village voisin avec quelques hommes.

Les raisons qui ont poussé ces tribus considérées comme amies à attaquer le village et à enlever ces hommes sont simples et évidentes pour nous: fournir de la marchandise humaine aux blancs négriers.

Mais cette petite tribu vit repliée sur elle-même par souci de protection, les esprits sont présents dans chaque événement incompréhensible et le rêve fait partie de la vie , ou même, est la vie quand ce qui arrive est inhabituel.

Ces gens , restés dans un monde peuplé de croyances , sont projetés avec violence dans le réel.

L'anéantissement  aurait pu être total après la destruction du sanctuaire des ancêtres mais grâce à une jeune mère et à une matrone obstinées, ce livre finit sur une note d'espoir!

 

Une très belle plume qui a été récompensé par le Prix Femina .

Mais comme Cicou j'ai eu un peu de mal avec ce roman,le cheminement est  lent, les prénoms se ressemblent beaucoup ce qui m'a souvent égarée et a gêné la fluidité du récit.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 18:06

Conseillé par un libraire comme les auteurs précurseurs du roman policier nordique , j'ai eu effectivement une agréable surprise.

L'action a beau se dérouler dans les années 1950, beaucoup de problèmes, alcool; drogue, prostitution infantile sont déjà présents en Suède et en dehors de quelques moyens modernes de communication, ces romans n'ont pas vieillis.

Celui-ci n'est pas le premier mais l'ordre de lecture, pour une fois, n'est pas trop importante.

Martin Beck et ses collégues ménent l'enquête ...

Des vols à la tire et des assassinats d'enfants sèment la terreur dans la ville de Stockholm ...

C'est bien fait, on est tenu en haleine par les nombreux rebondissements.

On rentre un peu dans la vie intime des policiers d'une façon discrète qui moi me convient tout à fait , loin des histoires de couches-culottes de certaines héroïnes plus contemporaines (Je ne vais pas me faire que des amis ...)

 

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