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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:29

J'avais été emballée par le dernier roman d'Antoine Choplin: La nuit tombée, Radeau, lui, est un court roman se déroulant essentiellement  pendant l'exode de 1940 et racontant la rencontre de Louis et Sarah .

Le contexte est assez original puisque Louis transporte des tableaux du Louvre pour les mettre à l'abri dont le fameux Radeau ...On parle d'ailleurs assez peu de ses tableaux , sauf pour leur faire "prendre l'air" ce qui parait une idée plutôt saugrenue mais qui m'a fait rêver : un déjeuner sur l'herbe au milieu des toiles !

C'est une histoire simple (trop peut-être) , on est d'emblée charmé par les différents personnages , mais même si c'est bien écrit , cela ressemble plutôt à un galop d'essai et sera, pour ma part,  vite oublié

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 15:05

Aurora Floyd et moi, cela faisait un certain temps que nous cohabitions, plusieurs mois sans doute, Aurora perchée sur la commode, parfois seule, souvent sous d'autres livres qui disparaissaient régulierement.

Elle finissait presque par être intégrée au marbre, une discrète couche de poussière la recouvrant légérement, l'effaçant sans doute peu à peu d'ici quelques lunes...

Et puis valise posée sur le lit, la question capitale: ais-je emporté assez de livres ? Un petit coin libre du sac et hop, Aurora est camouflée sous le paréo.

Il faut bien avouer qu'il m'aura fallu de longues heures d'avion sans pouvoir bouger ni ouvrir le hublot pour le balancer dans les airs, pour en arriver au bout!

M E Braddon écrit bien, elle intervient dans le texte avec humour, interpelle le lecteur mais le caractère d'Aurora Floyd étant  pourtant considéré comme bien trempé, on est loin de la révolution féministe et des idées modernes que l'on voit apparaitre dans certains romans d'autres auteurs de la même époque et on évolue exclusivement dans un milieu d'aristocrates ou de grande bourgeoisie dont les préoccupations, drames et petites misères laissent plutôt indifférent!

Reste sur ma commode un petit rectangle bien net , pauvre fantôme d' Aurora effacée d'un coup de chiffon ...

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 09:33

Valentine Goby aborde avec ce roman le sujet peu connu des femmes enceintes dans le camp de concentration de Ravensbrück.

Le récit est habilement introduit par la visite dans une classe d'adolescents de Suzanne, ancienne déportée, pour raconter ce qu'elle a vécu avec ses compagnes d'infortune dans les camps.

Troublée par une question inhabituelle d'une jeune éléve, Suzanne se souvient et s'interroge.

Et nous sommes projetés dans l' horreur; bien que les livres sur la vie dans les camps et les terribles images des documentaires soient gravés dans nos esprits , cette nouvelle description est difficilement soutenable, peu de choses nous sont épargnées: les longues heures d'appel où les femmes doivent être des stéles immobiles sous peine d'être éliminées , la violence,la saleté,  la maladie, la mort qui rode en permanence... .

Mais Mila, le nom qu'elle porte pendant sa détention évoque aussi les liens forts entre les femmes, amitié, soutien, solidarité, les petits actes de résistance, l'espoir parfois fou et mille petites choses qui permettent de continuer de lutter pour sa vie: les concerts d'ongles et les petits cadeaux pour les anniversaires et Noël ...

Se surajoutent à ce récit , le vécu d'une grossesse et la découverte de la Kinderzimmer où les nourrissons passent leurs quelques petits mois de survie où l'instinct maternel se décuple pour faire vivre son bébé où celui d'une autre

Je me suis demandée comment Valentine Goby avait eu la force d'écrire cette histoire si éprouvante, en tout cas le lecteur en sort profondément affligé. Un grand roman.

 

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 17:26

Au cours de mon escale à Tokyo, j'avais pensé que ce roman arrivait à point nommé comme une passerelle entre deux mondes et j'ai été comblée!

Une histoire entre le Japon éternel avec ses rites et ses codes qui sont si éloignés de nos moeurs d'occidentaux et le Japon moderne avec ses blessures récentes et la découverte stupéfiante pour moi de scandales autour de la catastrophe de Fukushima.

Des personnages tous marquants, Kaze l'évaporé, fuyant les yakuzas, sa fille Yukiko partie depuis longtemps aux Etats Unis et qui redécouvre son essence existentielle de japonaise et Richard B, l'ex amant toujours amoureux, poète et détective. pour ne citer que les principaux.

Beaucoup de délicatesse dans l'écriture de Thomas B Reverdy et des questions sur ses choix de vie, son identité et le sens que l'on veut donner à sa vie.

Un très beau roman.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 11:30

Beaucoup de critiques pour ce livre et tout ou presque a déjà était dit !

Cela a été pour moi une jolie découverte après avoir lu La garçonnière qui ne m'avait pas fait vibrer.

Je ne chercherai ni les ressemblances avec d'autres oeuvres, ni les imperfections de style, le plus important est l'émotion et le plaisir que j'ai eu en lisant ce roman: c'est tout simplement le bonheur de l'humble lecteur...

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 21:45

Un roman assez court qui est une longue lettre écrite par un vieil homme au grand amour de sa vie, Helga comme une ultime tentative d'obtenir un pardon , une longue justification du choix qu'il a fait il y a longtemps de rester sur ses terres avec ses moutons plutôt que de suivre sa belle à la ville.

Une écriture simple, une vie d'homme de la campagne, avec ses mots parfois crus, mais qui aime son pays, qui a le goût du travail bien fait et qui a eu une passion d'ordre physique pour sa voisine, la belle Helga aux formes si généreuses, un désir puissant qui l'a poursuivi toute sa vie avant de l'appeler de l'amour.

Une description poétique de l'Islande qui apparait plus riante que dans les romans de J.K Stefansson , on voit des collines vertes, des paysages attrayants, une vie de campagnard contre une vie de pêcheur .

Mais chez les deux écrivains on retrouve la même vision d'hommes courageux et d'un peuple bercé par la poésie et les livres.

Une belle découverte !

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 21:47

Chantal Thomas réussit avec talent à nous conter l'histoire de deux petites filles, princesse de France et infante d'Espagne mariées dès leur plus jeune âge et transplantées chacune dans le pays de leur royal époux , futures reines toutes les deux et au destin bien singulier : petite poupée de 4 ans pour Anna Maria Victoria mais avec déjà beaucoup de maturité, adulée à son arrivée en France pour épouser Louis XV  et Louise Elisabeth, mal élevée, mal dans sa peau et qui sera d'emblée rejetée par l'entourage du futur roi d'Espagne .

Pas de mièvrerie dans ce roman, le propos de l'auteur est entrecoupé de documents et lettres de l'époque  sans que cela soit pesant mais cela met un peu de  distance vis à vis des personnages.

On s'apitoie surtout sur le sort réservé aux enfants royaux et en particulier aux filles , monnaie d'échange pour raison d'état, on se scandalise sur les moeurs de la cour, sur l'inanité des grands du royaume plus occupés à la chasse et aux fêtes qu'au bien-être  de leur peuple...


 

 

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 21:35

Vivre à Venise à l'époque de Titien et du Tintoret,  au XVIème siècle, quand la Sérenissime était une république, et enjolivait ses palais, ses scuola et ses églises des tableaux des Maitres, c'est le rêve de tout amoureux de la peinture italienne.

Et qu'imaginer de mieux qu'une spécialiste de ce fameux Tintoret pour nous faire revivre cette merveilleuse époque.

Merveilleuse , c'est  la jolie face  du tableau, celle qui trone accrochée avec faste et honneurs par quelques princes ou évéques, car l'envers du décor est tout autre.

D'abord, Venise au XVIème siècle est en compétition avec les autres villes italiennes et en guerre avec les turcs, les épidémies de peste ravagent la population impuissante et frappent indifféremment à toutes les portes .

Et puis, on rentre dans l'intimité des ateliers des artistes et ce n'est pas forcément ce que l'on imagine, le Maitre qui est entouré de ses élèves et de ses apprentis, régne souvent en despote et finalement beaucoup de toiles sont peintes à sa façon mais pas par lui ...Ce qui, ma foi, n'est pas vraiment un scoop !

Mélania G Mazzuco nous raconte donc la vie  du Tintoret, ses débuts, sa difficile ascension, et surtout son histoire intime, son amour quasi fusionnel aux relents incestueux avec sa fille illégitime, Marietta, peintre également sous le nom de la Tintoretta , ses relations tendues ou inexistantes avec ses autres enfants: ses fils sont dès leur plus jeune âge employés comme apprentis dans son atelier et ses filles partent au couvent pour absoudre les péchés de leur père et ce qui lui épargne de pourvoir à leur dot.

Sa vanité et son orgueil sont immenses il se compare à un soleil avec ses enfants planètes et se représente en Dieu .

Bref, c'est un personnage antipathique .

J'ai trouvé ce roman beaucoup trop long, la narration des relations père-fille devient vite pesante, voir agaçante et pour ceux qui veulent vraiment connaitre l'histoire de Venise et de ses peintres à cette époque , un goût de trop peu.

Une remarque aux Editions Flammarion: la représentation de l'ange en couverture est magnifique mais je n'ai pas trouvé à quelle oeuvre elle appartenait et même si elle avait été peinte par Le Tintoret ou sa fille.

Je remercie Babelio et les Editions Flammarion .

 

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 11:45

Un roman assez déroutant par la construction de son intrigue.

L'histoire débute avec la mort de Lisandra, la jeune femme de Vittorio Puig, psychiatre et psychanalyste ; celui ci va être rapidement arrêté pour le meurtre de sa femme.

Eva -Maria, une de ses patientes, persuadée de l'innocence de Vittorio décide de mener sa propre enquête pour trouver le vrai coupable.

Cette première partie met les personnages en place, on imagine rentrer dans une histoire relativement simple ...

Mais assez vite on comprend que cela se passe en Argentine dans les années qui ont suivi la dictature et que les plaies restent béantes, et là, le roman change de ton en particulier lorsque Eva-Maria écoute le témoignage de Miguel emprisonné et torturé par la junte .

Nous entrons alors dans une autre dimension où les enlèvements, les assassinats, les tortures ont marqué profondément beaucoup d'argentins et où chacun exprime sa douleur par des pleurs et des cris comme les mères de la Place de Mai, des paroles recueillies par Vittorio, des addictions à l'alcool, par la violence envers les autres et à ce moment là, les choses ne sont plus ce qu'elles semblaient être : et si Vittorio était vraiment coupable, quel homme est-il vraiment ? A qui peut-on faire confiance ...

L'histoire devient beaucoup plus forte, les certitudes s'effondrent et le suspens s'amplifie.

Puis subitement, changement de cap: l'histoire se tourne vers le vécu de Lisandra à travers les confidences qu'elle a faites à son professeur de tango, nous avons d'ailleurs une magnifique description de la jalousie.

Et tout est remis en cause à nouveau avec une nouvelle pirouette et un dénouement surprenant, que je n'ai pas franchement aimé et qui prête à discussion ...

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 18:27

J'avais lu avec grand plaisir La Tristesse des Anges et je m'attendais à un même bonheur .

Mais je n'ai pas du tout ressenti la même émotion, ce roman m'a paru beaucoup moins abouti que le suivant.

Le début de l'histoire avec l'arrivée des deux amis au campement puis le départ des hommes pour la pêche à la morue dans leurs barques traditionnelles   nous embarque également dans la nuit polaire , sur cet océan glacial  et l'émotion est vive même si, comme le souligne Liligalipette l'oubli de la vareuse semble peu crédible.

Mais ensuite j'ai eu l'impression que l'écrivain se dispersait dans une multitude d'histoires de personnages très secondaires avec des noms qui pour moi se ressemblaient tous et ont fini par m'embrouiller l'esprit et gacher ma lecture  (ou alors je vieillis mais ça ,ce n'est pas possible .)

Je n'ai pas retrouvé cette poésie particulière qui m'avait  fait aimer l'Islande ,rude pays pourtant bien loin d'apparaitre enchanteur à mes yeux de femme frileuse ...

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Au Milieu De L'océan De Mes Pensées, Un Petit Radeau

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