Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 17:15
L'île des Perroquets de Roger Margerit

J'avais sans doute une envie de croisière pour m'embarquer ainsi dans les mers du Sud à bord du voilier, le Walrus ,du Capitaine Flint ...

Mais , à bord d'un bateau de pirates , ce ne sont pas vraiment des vacances , entre les tempêtes, la fuite devant des bateaux militaires lourdement armés, l'eau douce qui manque , l'abandon d'une partie de l'équipage sur une île visitée par des sauvages anthropophages et sur laquelle est cachée un trésor .

Les escales dans les ports ne sont pas non plus des havres de paix et les Belles qui font chavirer le coeur des marins  rencontrées dans les estaminets sont souvent bien fourbes et rusées .

C'est la vie qu'a du choisir Antoine , un jeune homme qui a fuit son pays natal , accusé injustement d'un meurtre et dont nous suivons les intrépides péripéties .

Ce roman d'aventure publié en 1955 remplit tous les codes du genre, on ne s'ennuie pas vraiment et il a  , par son style un tantinet démodé , un effet reposant et anti-stress pour le lecteur .

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 21:39
Une mort qui en vaut la peine de Donald Ray Pollock

Des trois frères Jewett , seul Cane, l'ainé , sait lire mais ses frangins, Cob et Chimney connaissent par coeur le livre des aventures de Bloody Bill Rocket tellement Cane leur a lu l'histoire .

Alors quand leur père meurt pendant qu'il trimait avec ses fils à défricher pour quelque poules le terrain du riche propriétaire de ce coin de l'Alabama en 1917, les garçons ne se posent pas longtemps la question entre continuer une vie misérable faite de petits boulots toujours mal payés ou suivre la voie de leur héros , un bandit au grand coeur et qui se sort de toutes les pires situations, tel Zorro , et d'aller dévaliser les banques après avoir volé des chevaux chez le patron.

A eux la belle vie, l'argent, la nourriture et l'alcool et aussi les femmes ...

Bien sûr , cela ne se passe pas tout à fait comme dans les romans et leurs têtes sont bientôt mises à prix  avec une belle prime à la clé  , les Jewett fuient et se réfugient dans l'Ohio en espérant rejoindre le Canada  .

Mais le nouveau roman de Donald Ray Pollock ne se résume pas à une banale histoire de pauvres gars devenus des gangsters , il est beaucoup plus touffu avec une narration pluri chorale dont les personnages se rajoutent peu à peu jusqu'à ce que l'histoire ,bien entendu, les fasse se croiser : très habile construction car chaque histoire est au départ indépendante et suffisamment marquante avec des personnages hauts en couleur dans cette Amérique profonde qui va s'engager dans la première guerre mondiale .

Belle galerie de portraits où les plus humbles et les coeurs (presque) purs trouvent une certaine résilience .

Un nouveau roman moins terrible que Le diable tout le temps dont j'avais trouvé la lecture difficilement soutenable .

Repost 0
Published by is ses fr - dans litterature
commenter cet article
17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 22:20
Ma cousine Rachel de Daphné du Maurier

Quel bonheur de constater que j'ai retrouvé intact le plaisir de la lecture d'un roman de Daphné du Maurier , ce n'était pas  évident que cette littérature d'un autre siècle franchisse aisément et élégamment le barrage des années .

Un style ancien sans être précieux ni désuet mais qui fait du bien par rapport à certaines de mes lectures récentes d'écrivains contemporains accompagnés d'un grand déballage médiatique ...

Philipp, orphelin très jeune a été élevé par son cousin Ambroise dans le domaine familial dans un coin de la campagne de Cornouailles , une éducation essentiellement masculine et sommaire puisque même le personnel du manoir n'est composé que d'hommes .

Ambroise , pour raison de santé , séjourne pendant une période de l'année en Italie alors que Philipp devenu jeune homme s'occupe de la gestion du domaine.

Stupeur et bientôt tremblements lorsque Ambroise annonce son mariage en Italie avec la cousine Rachel mais le retour en Angleterre est repoussé, les lettres d'Ambroise se raréfient et deviennent inquiétantes jusqu'à l'annonce de sa maladie puis de son décès .

Phillip, jeune homme naïf, ne connaissant rien de la vie et encore moins des femmes va devoir affronter l'arrivée de la veuve d'Ambroise et il n'est pas du tout préparé à tomber sous le charme d'une femme exquise .

La cousine Rachel est t'elle une femme fatale, manipulatrice et vénale ou simplement une femme à la sensibilité à fleur de peau, menée par ses sentiments ? chacun peut avoir son propre jugement ...

On ne s'ennuie pas et même si parfois le caractère impulsif et particulièrement niais de Philipp est agaçant, l'intrigue se maintient jusqu'à la fin .

Un excellent roman en effet . La préface que j'ai lu en dernier est faite par le réalisateur du film : Roger Michel  , elle est sobre et particulièrement respectueuse de l'imaginaire du lecteur , cela me donne l'envie, pour une fois d'aller voir cette nouvelle adaptation !

 

Repost 0
Published by a cousine Rachel d - dans litterature
commenter cet article
15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 12:30
Snörj de Ragnar Jonasson

Que l'on est bien aise de se plonger dans un roman qui se passe dans une petite ville du nord de l'Islande bloquée par la neige alors qu'il fait 35 degrés à l'ombre, pas besoin de mettre des glaçons dans son verre ...

Voilà le premier ouvrage d'une série dont le héros est un homme jeune, Ari Thor, qui après avoir fait des études de philosophie et de théologie est apprenti policier et vient finir sa formation dans ce coin totalement isolé en hiver de son Islande natale .

Une ville où tout le monde se connait et où rien ne se passe :  en théorie , car depuis l'arrivée d'Ari, un vieil écrivain connu , meurt  en tombant dans l'escalier du théâtre de la ville pendant les répétitions d'une pièce  : mort annoncée un peu vite comme accidentelle par le chef de la police puis peu de jours après , Linda, l'épouse d'un des acteurs de la pièce de théâtre qui devait être jouée , est retrouvée entre la vie et la mort poignardée dans son jardin .

Mais Ari ne se contente pas des explications rapides des uns et des autres et soupçonne un tueur en série de sévir dans la petite communauté .

Bonne initiation pour notre jeune policier et intrigue bien faite pour le lecteur .

Ragnar Jonasson met bien en place son personnage principal, un jeune homme sympathique, mais sensible,  troublé par le sentiment d'enfermement dans ce coin inaccessible quand les conditions météo sont mauvaises, sentiment accentué par la claustrophobie entrainée par le paysage écrasant de la neige, Snörj ... , il est également malheureux d'avoir quitté sa fiancée restée à Reykjavik , alors que Ugla, une jeune femme installée depuis peu ne le laisse pas indifférent ...

Une description de l'Islande par un écrivain  qui n'enjolive pas ce que ce pays peut avoir d'oppressant , de difficile à vivre et à supporter même par quelqu'un né là-bas, impression que le lecteur habitué aux auteurs islandais ressent généralement .

Le seul bémol pour moi est que ce premier tome n'a pas une vraie fin , puisque les choses restent en suspens et implique une suite ce que je trouve dommage . 

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 14:56
Les larmes noires sur la terre de Sandrine Collette

Deuxième roman lu de Sandrine Collette et encore  un gros coup de coeur !

Moe, jeune tahitienne , croit pouvoir échapper à une vie sans avenir sur son île en acceptant d'épouser et de suivre Rodolphe .

Las, l'arrivée dans une banlieue  loin des grands boulevards parisiens dont elle rêvait puis le cantonnement aux travaux ménagers du domicile conjugal avec un mari devenu rapidement exigeant et violent font vite déchanter la jeune femme, d'autant qu'elle se retrouve avec un nourrisson né d'un soir de bal lorsqu'elle part seule en goguette . Craignant que Rodolphe s'en prenne aussi à son bébé, Moe se réfugie chez sa copine Réjane mais la cohabitation devient rapidement invivable et la jeune mère se retrouve à la rue avec le petit .

Elle est vite repérée par les services sociaux qui la conduisent dans un centre d'hébergement baptisé par ses occupants , la Casse, puisqu'ils sont logés dans des carcasses de voitures , mais c'est une véritable ville, avec ses quartiers, ses codes , ses moeurs :  surtout les pires : violence, racket, drogue, viol et prostitution ...

Moe se retrouve dans un endroit où habitent cinq femmes , toutes attachantes dont on connaitra la vie et les circonstances le plus souvent dramatiques qui les ont conduites dans ce coin perdu de l'humanité ; justement la solidarité, l'amitié, voire même l'amour filial se développent plus fortement pour lutter contre les autres et contre le sort, parfois contre soi-même ; le but de chacune étant d'échapper à cette prison ou de réunir assez d'argent pour payer son départ .

Des vies de galère, faites de mauvais choix, d'une succession d'échecs, qui mènent peu à peu au plus bas de l'échelle où le sort s'acharne encore à vous empêcher de remonter , Sandrine Collette décrit ces pans de vies cassées sans voyeurisme ni apitoiement et cela rend la lecture encore plus marquante avec un serrement au coeur parce que ces gens sont à coté de nous et que nous ne les voyons pas et puis , qui sait , si un jour ce ne sera pas nous !

 

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 17:48
La chambre des époux d'Eric Reinhardt

Comment qualifier ce livre : récit plutôt que roman ...

Le premier chapitre raconte l'annonce du cancer du sein chez la femme de l'écrivain et en même temps que le lourd traitement qu'elle subit, l'écriture d'un roman que l'auteur a commencé et que sa femme lui demande de terminer pour la fin de son traitement , un combat pour chacun et un aboutissement : comme la fin d'une histoire quand on tourne la dernière page du livre , une maladie dont on guérit quand le traitement est fini ...Ce récit avait été publié dans une revue et il se suffit en soi !

Mais ce n'est pas si simple : Pour Margot, reste suspendue la menace d'une récidive pendant cinq ans , pour l'auteur, l'impression que cet écrit restera unique dans son élan créateur , pour le couple , si leur amour sort renforcé par l'épreuve, il en est également modifié , un changement qui n'est pas apparent de prime abord .

Comment peut-on qualifier l'état d'esprit de l'écrivain , une torpide dépression s'empare de lui, un besoin de sauver les autres femmes , de préférence jeunes et  jolies, atteintes de cancer , l'impossibilité de concevoir leur mort , mais ce sont aussi des pulsions sexuelles que j'ai trouvées morbides , la description de son état mental est maniérée jusqu'à l'agacement pour ma part ...

L'avantage d'un écrivain est qu'il peut habilement  substituer son tourment en créant des personnages , on peut d'ailleurs penser que ceci est la base de l'écriture pour un certain nombre d'auteurs et c'est ce que fait Eric Reinhardt avec le couple Nicolas- Mathilde , lui est compositeur et chef d'orchestre et crée pendant le traitement du cancer de sa femme une pièce musicale exceptionnelle , il joue chaque jour pour sa femme ce qu'il compose .

Nicolas ressent de la compassion qui se confond avec un élan amoureux  pour Marie, une jeune femme atteinte d'un cancer dont elle a miraculeusement guérie mais qui va rechuter deux ans plus tard et il va l'accompagner  jusque dans ces derniers jours .

La réalité (jusqu'où ?) se superpose à la pseudo-fiction, les prénoms féminins s'emmêlent et, pour être honnête, on tourne en rond autour des fantasmes de l'écrivain et de son manque d'inspiration !  Ses rapports avec la création littéraire semblent plus que laborieux , sa fausse modestie quant à ses futurs écrits frise tout de même la manipulation : comment oser parler de retraite quand on pense au nombre d'écrivains âgés toujours aussi prolifiques , je ne citerai que Jean d'Ormesson  ...Certes Eric Reinhardt écrit très bien mais que de préciosité par moment lorsqu'il part dans de longues descriptions .

Les femmes ont plus la place d'objet, principalement objet de désir  et de faire valoir , il y a peu de pages sur ce qu'elles ressentent vis à vis de leur maladie, c'est fort dommage, mais nous ne sommes pas, me direz-vous dans un livre témoignage de patientes. Lorsque l'auteur leur laisse la parole par l'intermédiaire de Mathilde-Margot pour exprimer les changements de leur corps, la transformation lié aux traitements, on touche à quelque chose de plus intime, plus humain et  émouvant : les années perdues de ces femmes encore jeunes qui basculent d'un coup vers un état crépusculaire , mais, comme je l'ai déjà dit, là n'est pas le propos du livre .

Premier livre lu de cet auteur, ce n'est peut-être pas celui par lequel aborder ses oeuvres ...

 

Je remercie les Editions Gallimard et Babelio de leur confiance pour cette lecture en avant première .

 

 

 

 

 

 

 

Texte court qui a été publié dans une revue .

Le reste = redite avec les mêmes ou en modifiant le nom des personnages et le métier du mari : Nicolas est compositeur et chef d'orchestre .

Psychothérapie ?

Ce qui me déplait : étalement de l'intime , il en rajoute quant aux larmes ou a t'il fait vraiment une dépression , besoin de sauver les autres femmes avec quand même une forte connotation sexuelle qui apparait plutôt malsaine ...

Idéaliser son couple , c'est peut-être vrai mais il fait parler la femme de Nicolas parce que cela doit quand même l'arranger ...

Rapports avec la création littéraire difficiles , il évoque sa retraite = Jean d'Ormesson écrit toujours à 90 ans - c'est choquant 

 

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 15:00
Trois saisons d'orage de Cecile Coulon

Pour accéder aux Fontaines, la route est étroite, sinueuse et dangereuse entre les trois falaises baptisées les Trois Gueules , mais ensuite , on arrive dans ce village un peu coupé du monde où cohabitent, villageois, paysans et les fourmis blanches, ces ouvriers qui travaillent dans la carrière des Frères Charrier grâce à qui ce coin perdu survit et arrive dans les années des trente glorieuses à une certaine prospérité .

C'est là que s'installe André, jeune médecin , la vie de la commune change avec l'arrivée du docteur ; Cécile Coulon trousse une belle chronique de ces années où chaque village était un bastion isolé des fureurs de la ville ; bien sûr, ce coin de paradis avait aussi ces accidentés et ces morts, un enfant emporté par la rivière, un ouvrier écrasé par une pierre , tributs humains pris par Dame Nature .

Les années passent, Benedict, le fils d'André s'installe avec son père , et Bérangère, la petite fille vit une histoire d'amour depuis qu'ils sont gamins avec Valère, un des quatre fils d'un couple de paysans .

Tout cela est trop tranquille, trop lisse pour durer, d'ailleurs le prologue annonce d'emblée le drame  et Cécile Coulon sait faire monter les nuages noirs qui s'accumulent au dessus des Fontaines jusqu'à ce que l'orage de la passion éclate et emporte l'innocence des uns et les fautes des autres sur son passage .

 Un roman beaucoup plus abouti à mon avis que les livres précédents, l'auteur maitrise mieux , à mon avis la fougue de sa jeunesse et je dois saluer ici son talent alors que j'avais moins apprécié ses livres précédents  .

 

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 11:47
La Nuit du bûcher de Sandor Maraï

En 1598, un jeune moine castillan, originaire d'Avila, séjourne à Rome pour quelques mois chez ceux qui sont devenus maitres dans l'art de l'inquisition, il est là pour observer leur méthodes et les transmettre à ces frères en Espagne , nous appellerions cela "stage de perfectionnement" à notre époque . C'est un élève appliqué qui commence par apprendre l'italien puis assiste aux  veilles des "confortateurs", des hommes , certains laïcs, qui se réunissent pour inciter au repentir les hérétiques et vérifier  la sincérité des conversions .

L'inquisition, dans ce roman n'est en fait qu'un prétexte, un exemple historique du totalitarisme dans toutes ces formes, là, en l'occurrence la religion catholique pour un écrivain qui a fui sa Hongrie natale devenue communiste après avoir été nationaliste et proche du troisième Reich .

On ne peut s'empêcher de penser également à l'Holocauste lorsque le Padre Alessandro explique au jeune moine que les sentences individuelles ne suffiront pas ...

L'arrivée de l'imprimerie est perçue elle aussi comme dangereuse car échappant au contrôle de l'église et par la diffusion plus facile des oeuvres considérées comme hérétiques ou païennes  , on est pas loin des bûchers de livres .

On sait d'emblée que le moine ne retournera pas à Avila, qu'il choisit l'exil à Genève ; les raisons de son revirement ne sont pas uniquement dues , comme le résumé de l'ouvrage le laisse supposer ou la traduction du titre, à la dernière nuit avant son exécution de Giordani Bruno , un religieux qui ne renie rien et ne se laisse pas fléchir par les propos des confortateurs , c'est un processus beaucoup plus complexe qui, à mon avis vient aussi de sa dernière conversation avec le cardinal Bellarmin, celui qui l'avait accueilli lors de son arrivée et dont les paroles avant son retour en Espagne ouvrent une brèche dans la certitude du jeune homme , cela rejoint les convictions de l'écrivain lorsqu'il a lui même quitté son pays : la liberté de penser que l'on ne peut ôter à l'homme même en l'incarcérant, en muselant sa parole ou en le condamnant au feu du bucher !

Une écriture remarquable et un sujet de réflexion qui est toujours , malheureusement d'actualité.

Je vous encourage à lire ce texte parfois un peu ardu mais si marquant .

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 17:48
Ne le dis à personne de Harlan Coben

Meilleure pioche dans mon exploration Harlan Coben ,  avec ce thriller on peut comprendre l'engouement de beaucoup de lecteurs pour cet écrivain .

Le héros , David Beck est pédiatre, c'est un homme simple,  plutôt d'emblée sympathique .

Sa vie s'est brisée huit ans plus tôt lorsque sa femme Elisabeth a été enlevée sous ses yeux et qu'elle a été retrouvée quelques jours plus tard assassinée, son meurtrier, un tueur en série est depuis sous les verrous .

L'intrigue démarre rapidement : David reçoit un mail codé et croit reconnaitre sa femme sur une vidéo , à partir de là tout s'enchaine, David veut croire que sa femme n'est pas morte et il s'accroche à cet espoir contre toute logique  et le lecteur plonge pour quelques heures haletantes avec rebondissements à répétition garantis . 

Harlan Coben sort le grand jeu : les personnages  qui gravitent autour du bon Docteur Beck (qui peut croire à sa culpabilité si ce n'est quelque policier peu avisé ) sont tous suffisamment originaux pour marquer les esprits , et le dénouement a été totalement inattendu pour moi qui n'avais pas vu l'adaptation cinématographique .

Maintenant , à moi de voir si le soufflé retombe rapidement avec le roman suivant ! 

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 12:09
Retour à la nuit de  Eric Maneval

Voilà un roman plutôt court : 120 pages mais rondement mené sans fioritures ni détours inutiles , un livre à classer dans les thrillers comme je les aime .

Antoine, 8 ans est repêché in extremis alors qu'il allait être emporté par un arbre dans les eaux tumultueuses d'une rivière par un homme blond barbu aux yeux bleus , qui après quelques "soins" dépose le gamin à l'hôpital de Limoges .

Nous n'en saurons guère plus sur ce qui s'est passé en dehors du fait que son corps a gardé des cicatrices particulières ; depuis,  ces blessures anciennes, il les cache comme il lutte contre les cauchemars et les souvenirs sombres ...

On retrouve Antoine à l'âge adulte alors qu'il est surveillant de nuit dans un centre pour enfants et ados perturbés . si son boulot consiste à s'assurer qu'il n'y ait pas d'intrusion nocturne dans l'établissement et que les pensionnaires restent calmes , il est difficile pour le jeune homme de rester totalement neutre vis à vis de ces gamins bousculés par la vie et qui ont souvent besoin d'une écoute en dehors du cadre plus codifié de la journée .

Lors d'une de ses nuits, il reconnait , lors d'une émission sur les tueurs en série,  son sauveur sous les traits d'un homme surnommé le Découpeur et fait part de sa découverte à la police ce qui donne un nouveau départ à  l'enquête et aux  recherches mais en même temps Antoine réouvre les portes de son passé, de ses angoisses,  homme fragile et solitaire : la nuit propice aux mauvais rêves et aux illusions , comme le titre l'indique revient .

C'est sobrement et efficacement écrit .

Lu dans le cadre du Polar de Poche de Gradignan .

 

 

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article

Au Milieu De L'océan De Mes Pensées, Un Petit Radeau

  • : le journal de Louloune
  • : Parler de mes lectures, partager mes coups de coeur,mes bonnes et aussi mes moins bonnes surprises, decouvrir d'autres choses...
  • Contact

Recherche

Liens