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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 17:10

Heureux celui qui découvre par la mer l'île de Beauté au petit matin ,endormie , les eaux calmes et les aiguilles de Bavella dans la brume.

Cet ouvrage , de grande qualité, traduit pas ses nombreuses  et magnifiques photos le sortilège dans lequel la Corse tient bien au-delà de ses insulaires ,tous ses amoureux !

Un tour de la Corse avec des clichés de criques, de plages de sable blond, de rochers découpés par la force des vagues, de ports et de villages accrochés aux falaises.

Ciels d'orage, de soleil couchant, d'aube naissante, de bleu de carte postale...

Et partout, les tours génoises, fidèles gardiennes d'un riche et tourmenté passé.

Quelques pages de texte, bien venues, d'abord une préface pour nous présenter Philip Plisson, l'auteur de cette remarquable collection , Peintre de la  Marine et nous parler également de l'importance de ce travail pour la préservation toujours si fragile de nos littoraux, notre patrimoine .

Ensuite quelques expications de géologie, géographie et d'histoire avec des épisodes marquants, relativement proches de nous comme ceux de la seconde guerre mondiale ou plus anciens comme le naufrage de La Sémillante.

Les textes sont courts, didactiques, répartis dans l'ensemble du volume.

Un tour de l'île riche en images et en émotion :Vraiment un très beau cadeau qui avec les  donne envie de mettre les voiles ...

Un grand merci à Babelio et aux Editions Chêne.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 10:37

Retour en arrière sous forme d'introspection pour Tony Webster à l'occasion d'une lettre envoyée par un notaire.

Ce trop ? paisible sexagénaire dont la vie d'adulte a été bien terne par manque d' ambition et d'excentricité revient sur ses jeunes années , sa bande d'amis avec le brillant Adrian et son premier amour Veronica.

Les souvenirs enfouis ressurgissent entre nostalgie et remords.

Ce livre de prime abord parait  assez commun : des souvenirs d'étudiants, des histoires de grands gamins, comme beaucoup mais peu à peu , les questions et les doutes surgissent , quelles conséquences ont nos actes parfois irréfléchis et nos choix souvent irraisonnés dans notre  vie même et aussi dans celle des autres ?

Questions qui se retournent aussi sur son propre passé , les mensonges que l'on se fait et les compromissions dont on préfére ne pas se souvenir ...

Le lecteur est happé par ce monologue captivant  et magnifiquement écrit.

La double chute m'a  totalement prise au dépourvu !

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 12:25

Je ne suis pas une inconditionnelle de Camilla Läckberg, loin s'en faut, mais il faut lui reconnaitre un certain talent.

Ces romans sont construits toujours de la même façon: des personnages centraux que l'on retrouve à chaque opus: Erica et son mari Patrick entouré de leur famille et collègues et de nombreuses histoires parallèles qui finissent par se rejoindre à la fin du roman ainsi qu'une histoire écrite en italique qui constitue la charpente de l'intrigue, chaque chapitre étant arrêté à un moment crucial qui pousse à lire les chapitres suivants ... Et cela marche parfaitement bien !

D'autant plus que nos héros avaient été abandonné en dangereuse posture à la fin de l'épisode précédent : infarctus pour l'un et accident de voiture pour l'autre, l'angoisse qui a duré plus d'un an avant la sortie du nouveau roman était insoutenable ... Je plaisante car le quotidien de notre couple vedette entre les biberons et les couches n'a pas franchement d'intérêt à mon avis !

Bon, même si on devine assez rapidement les dessous de l'intrigue, je n'ai pas boudé mon plaisir de lectrice addictive.

 

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 17:34

Une ferme en Caroline du Sud dans les années 1950 avec  un jeune couple, une voisine et son fils rentré de la guerre de Corée médaillé de la Gold Cross, une vieille femme à moitié guérisseuse, à moitié sorcière, un inspecteur qui a passé son enfance dans le même village, un fils et bien sûr un meurtre sans cadavre , voilà planté le décor de ce roman à plusieurs voix sur fond de projet d'inondation de la vallée par la construction d'un barrage.

Une histoire simple d'amour, de désir et de jalousie  où le destin frappe inexorablement.

Au final, un excellent roman noir mené de main ou plutôt de plume de maitre, par Ron Rash.

J'ai eu l'avantage de l'avoir lu en epub donc de ne pas être tentée par la quatrième de couverture, le plaisir de la découverte a été entier...

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 16:59

Pas facile d'écrire (encore) un livre sur la Première Guerre Mondiale, surtout en 125 pages.

Jean Echenoz réussit son pari avec l'histoire de ces cinq jeunes hommes, partis un beau matin d'Août en fanfare pour ce qui devait être une courte parenthèse dans leur vie .

On se rend compte rapidement de la totale impréparation physique mais également mentale de ces soldats précipités sur des champs de bataille et qui vont devenir très vite des champs de carnage , comme le figure l'orchestre qui joue lors de la première rencontre avec le feu et qui sera décimé, sacrifice idiot et inutile !

J'ai trouvé le paragraphe sur les animaux particulierement bien réussi, les chevaux tout d'abord compagnons d'infortune jusqu'à la vermine, les rats et les poux, pas besoin d'en mettre des pages pour ressentir leur présence .

Le combat sans jamais trop comprendre ce qui se passe jusqu'à la blessure, la bonne ou la moins bonne mettant un terme de toute façon à l'insouciance de la jeunesse .

Finalement j'avais une certaine réticence avant de lire ce livre, encore un livre sur la guerre etc ... mais l'approche à l'essentiel avec des phrases ciselées en font un grand livre.

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:04

Un coup de coeur pour cette histoire policière qui se passe sur l'ile Lewis, au Nord de l'Ecosse, un pays fait de landes, de rochers, battu par les vents , les tempêtes, les vagues d'une mer déchainée ... Encore un endroit paradisiaque sans arbre, ça doit être pour me rassurer quant à la météo perturbée de cette fin de printemps, il y a pire que chez moi ...

Fin MacLeold, inspecteur à Edimburg est envoyé sur son ile natale pour aider une enquête concernant un meurtre .

Il y retrouve après 18 ans d'absence tous ses copains d'enfance et c'est dans ce contexte que Peter May, lui même originaire de cette ile construit très astucieusement une double intrigue, celle de l'enquête actuelle concernant des habitants de Lewis qui ont pris de l'âge et de la bouteille (au premier degré ), restés ancrés dans leur ressentiment d'insulaires mais également accrochés à leurs coutumes, en particulier celle de la chasse aux jeunes Fous de Bassan sur un ilot perdu avec une description très réaliste qui fait froid dans le dos...

Et entre les chapitres où progressent les recherches du criminel , au fur et à mesure que Fin rencontre d'anciens camarades , des retours dans le passé, narrés à la première personne par Fin enfant puis adolescent, des souvenirs souvent  douloureux et qu'il a enfoui dans sa mémoire.

Et si les batiments, les bateaux et les rochers sont restés inchangés , il lui est plus difficile d'admettre que les jeunes enfants qu'il a cotoyé, qu'il a aimé comme de bons camarades ou detesté , ont évolué et ne ressemblent plus à l'image figée qu'il en avait gardé.

J'ai dévoré ce livre, palpitant jusqu'au dénouement ultime et à la dernière ligne.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 17:53

Comme beaucoup de lecteurs, j'ai lu ce livre en écoutant les différents albums (vinyls bien sûr ! ) de Patti Smith.

Comme beaucoup j'ai été émue à la lecture de cette relation fusionnelle entre Patti Smith et Robert Maddlethorpe.

La force de leur union intellectuelle , la croyance profonde en leur avenir d'artistes alors qu'ils sont à peine sortis de l'enfance est admirablement transmise par la belle écriture de Patti, poétesse amoureuse de Rimbaud, dessinatrice, chineuse .

Ils côtoient dans les années 60 et 70 à New York toute une faune d'artistes , Andy Wharrol, Bob Dylan ,Sam Sheppard et puis aussi  Brian Jones, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Jim Morisson , ces talentueux musiciens du club des 27 , fauchés par la drogue et l'alcool comme seront fauchés bien d'autres dont Robert Maddlethorpe par le Sida dans les années 80.

Ils habitent un certain temps,comme de très nombreux  artistes dans cet incroyable Hotel Chelsea de Manhattan évoqué dans de nombreuses chansons en particulier celle de Léonard Cohen qui y parle de sa relation avec janis Joplin.

http://www.youtube.com/watch?v=t9cFsUIhlqI

Incroyables et  foisonnantes années qui ont façonné toute une nouvelle génération dont nous sommes les héritiers.

Années de galère pour Patti et Robert mais où leur talent et leur personnalité éclosent, soutenus l'un par l'autre quelque-soit les chemins différents pris.

Une femme et une artiste merveilleuse , merci Patti .

 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 22:11

 

 

 

Une couverture qui mérite de la regarder attentivement pour ne pas rater le petit détail et qui en fait toute son originalité, et un papier issu de sources responsables , j'apprécie !

Soulac sur mer , petite ville balnéaire à la pointe du Médoc, loin des plages chics du bassin d'Arcachon a un charme de bout du monde que préservent  jalousement ses habitants .

Claudie Pernusch, plus connue sous le pseudonyme de Sandrine Pernusch pour avoir publié sous ce nom des livres pour enfants nous offre une jolie description de Soulac, pas une vision de carte postale,  mais celle des maisons , des rues et de ces habitants quand les estivants sont partis , celle du vent et des tempêtes.

Elle connait bien l'endroit , ses grands parents y habitaient et on sent comme elle a plaisir à y revenir.

Une petite ville de province où tout le monde se connait et se rencontre au café et dans laquelle Paulin a décidé de revenir vivre , tranquille entre son magasin de poterie , ses amis dont Bruno, le patron du bistrot et Lena, la femme de sa vie mais qu'il ne voit que le week-end.

Cette tranquillité va être fortement perturbée par l'arrivée de Louise et de sa fille Hermine;

Sous une apparence anodine, cette histoire pose la question de la paternité d'autant plus quand elle n'a pas été choisie.

Louise impose à Paulin cet enfant dont il ne connaissait même pas l'existence.

Choix égoïste au départ, d'une femme  qui décide d'avoir un enfant toute seule et qui se retrouve quelques années plus tard devant des questions essentielles, existentielles et légitimes de sa fille, Mine.

Ce sujet touche une actualité brûlante et le livre ne rentre pas dans la polémique ni ne prétend donner des leçons ou des réponses.

Quelques jolies trouvailles comme " l'instant pastel " lorsque le coeur de Paulin se déverrouille car plus que la découverte brutale de sa paternité , c'est la fraîcheur de Mine, son innocence, son besoin fondamental d'être comme les autres petites filles avec un Papa qui le fait fondre de tendresse, abandonner sa carapace et changer son petit monde égocentrique créé autour de Lena.

Un bon moment de lecture, une écriture élégante.

Je remercie vivement les Editions Belfond de m'avoir envoyé ce livre.

 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 18:06

L'Islande est un pays bien étrange pour une personne comme moi qui aime le coté vert et exubérant de la nature.

Là-bas, des champs de lave, un paysage gris, l'obscurité totale des nuits et une route circulaire qu'emprunte l'héroïne de ce nouveau roman d'Andur Ava Olafsdottir qui en fait a été écrit bien avant Rosa Candida, une bizarrerie de l'édition ...

 Je n'ai pas retrouvé totalement le charme de Rosa Candida mais j'ai aimé le voyage de cette jeune femme plutôt  fantasque,larguée par son mari et accompagnée par Tumi , le jeune fils de sa meilleure amie qui attend des jumeaux.

Tumi n'est pas un enfant ordinaire, malentendant et affublé de grosses lunettes, il va s'avérer être un compagnon étonnant et bien plus malin qu'il en a l'air

La jeune femme revient sur les traces de son enfance dans un village non seulement paumé mais isolé par des inondations.

Des rencontres  improbables, surprenantes et parfois bien agréables émaillent le périple !

Au bout de sa route, notre héroïne  gagnera sa liberté, une sérénité qu'elle n'avait jamais trouvée et l'attachement profond à ce petit garçon .

Un livre tendre et drôle que je vous recommande.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 10:20

Agréable surprise avec ce court roman, alors que ma première incursion dans les oeuvres d'Agnés Desarthe s'était soldée par un abandon rapide n'ayant même pas fait l'objet d'une critique.

L'osmose s'est faite d'emblée, c'est difficile à exprimer comme parfois dès les premières lignes d'un roman on sent que cela va être un moment fort.

J'ai bien aimé le dialogue muet avec le lapin de garenne, car qui n'a jamais assisté comme spectateur impuissant et avec des yeux d'enfant à une battue aux lapins ne peut guère comprendre ce que cela a de dérisoire cette course en zigzag de ces petits derrières blancs face aux fusils des chasseurs et sa ressemblance avec les aléas de la vie.

Loin d'être un réquisitoire contre la chasse , ce n'est pas l'objet du livre, c'est la vision illusoire des choses de la vie qui transparait dans cette partie de chasse: réunion de plusieurs individus pour ce qui doit être une partie de plaisir, au moins pour trois d'entre eux et pour Tristan, jeune adulte timide et solitaire, une tentative d'intégration , un adoubement dans un milieu d'hommes qui lui est étranger à tout point de vue.

Mais les choses ne sont pas ce qu'elles ont l'air d'être et les événements climatiques imprévus , soudains et dramatiques font apparaitre les réalités bien loin des apparences superficielles, chacun a ses blessures profondes, des deuils difficiles à faire .

Le récit est entrecoupé des fragments de vie de notre jeune Tristan, balloté par les autres, impuissant à diriger lui-même  sa vie jusqu'à la pirouette finale drôle en soi mais infiniment triste.

 

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