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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 16:43

Heureusement il n'y a que 2 tomes à cette histoire, donc plus facile à emprunter ensemble à la bibliothèque .

Car comment résister à dévorer le second après avoir fini le premier ?

Encore de l'action et du suspens pour Jeanne poursuivie par la Gestapo et François qui disparait la nuit tel un Arséne Lupin des faubourgs avec toujours ce dessin aussi soigné et agréable.

Le rebondissement lors de la découverte du Corbeau m'a par contre plutôt gêné voir choqué et à fait perdre les 5 étoiles à cette BD ...

D'autres BD de Gibrat m'attendent , tant mieux !

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 16:32

Première incursion dans le monde de Gibrat, mais en matière de BD j'ai un certain retard à rattraper ...

Le graphisme est magnifique, comme je les aime avec des personnages bien mis en valeur, des couleurs chatoyantes pour un sujet bien grave, l'arrestation de la jeune communiste Jeanne sur une lettre de dénonciation puis sa cavale avec François , voleur peu scrupuleux mais qui va trouver à la jeune femme une planque chez ses amis mariniers.

Une belle histoire, avec des personnages aux caractères bien trempés .

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 21:35

Choisi un peu au hasard , ce petit roman a été finalement un pur régal !

John Fante nous fait plonger dans les eaux tumultueuses de la famille Molise à travers le regard du père , son alter ego .

La découverte d'un énorme chien dans le jardin de la maison un soir de pluie n'est qu'un prétexte de plus aux chamailleries familiales, Harriet l'épouse menace à longueur de temps de faire sa valise, Henry, le père , écrivain et scénariste dont la cote est en sérieuse perte de vitesse et les quatre enfants , jeunes adultes , pas encore vraiment partie du cocon familial , tout cela rappelle forcément des choses à chacun.

Beaucoup d'humour souvent grinçant, des considérations cyniques sur le modèle américain tout cela sous l'oeil débonnaire du chien, obsédé sexuel ...

On rit mais derrière cette façade caricaturale se cache aussi la mélancolie de voir partir ses enfants, de constater que son couple en vieillissant perd de sa vigueur et que l'amour se délite et la désillusion de ne pas voir se réaliser les rêves que l'on a fait pour l'avenir de sa progéniture en projetant dedans ses propres échecs .

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 11:55

Beaucoup de critiques déjà pour ce roman et je fais partie de la catégorie de lecteurs qui n'a pas franchement été enthousiasmée par ce thriller.

A mon humble avis mais je ne me considère pas comme spécialiste du genre, ce huis-clos n'a rien de comparable à Misery de Stephen King .

J'ai eu l'impression de rester en superficie des personnages, aucun ne provoque de l'empathie, même le beau commandant Benoît Lorant en si mauvaise posture ...

Cela m'a paru peu crédible , avec des protagonistes trop caricaturaux , une intrigue mal ficelée et un rebondissement qui s'il est surprenant m'a paru tiré par les cheveux ...

Donc, décevante première rencontre avec Karine Giebel, je ne sais pas d'ailleurs si je vais insister ...

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 10:23

Ce roman débute sur un mode enjoué et léger avec le séjour de Paul et de sa nouvelle épouse, Isabel dans le domaine familial, Sweetwater au bord d'un magnifique lac dans la région des Adirondacks, sublime région montagneuse et boisée .

La demeure , cossue et élégante ,héberge comme tous les étés Douglas, Charlotte et leurs enfants Paul et Whitney.

Les vacances débutent par des ballades en canoë , des pique-niques dans des iles accueillantes, et des diners sur la véranda.

On sent bien que cela ne va rester sur ce ton badin, il faut d'ailleurs un certain temps pour que l'atmosphère change et que les caractères se révèlent enfin avec les failles de chacun.

Ressentiments accumulés entre les deux frères Paul et Whit qui ressurgissent quelques 15 ans plus tard.

Remariage plutôt de raison pour Isabel , on découvre au décours du récit ,l'histoire de son premier mariage avec un homme écrasé par des périodes dépressives qui vont peu à peu anéantir sa vie professionnelle , son couple puis conduire au suicide entrainant un fort sentiment de culpabilité chez Isabel.

Le tableau de vacances idylliques se lézarde et finit en règlements de compte sur fond d'incendie de forêt.

Il manque une vraie puissance narrative pour faire un roman qui sorte un peu de l'ordinaire, dommage !

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 15:07

J'ai attendu un peu pour lire ce dernier tome de la trilogie de Peter May , histoire de prolonger un peu plus longtemps le plaisir de retrouver cet écrivain qui dépeint si bien ces iles du bout de l'Ecosse et ses habitants au caractère aussi rude que le climat dans ses contrées lointaines et battues par les tempêtes que sont les Hébrides.

Cette nouvelle histoire nécessite d'avoir lu la précédente car elle reprend quelques uns des faits de L'homme de Lewis .

Fin MacLeod , cet ancien inspecteur de police qui a démissionné et est revenu vivre sur son ile après la mort accidentelle de son fils est chargé par son nouvel employeur de traquer une bande de braconniers professionnels et par la même occasion son ancien ami de jeunesse, Whistler pour qui le braconnage fait partie de sa vie de quasi-sauvage.

Après une nuit d'orage, alors que l'un poursuivait l'autre, ils retrouvent dans un lac asséché l'avion de Roddy, un de leurs amis, disparu depuis 17 ans avec un corps à l'intérieur.

C'est le début de la véritable histoire car Peter May fait replonger Fin dans ses souvenirs d'étudiant lorsqu'avec Whistler , ils faisaient partie du groupe de musique gaélique de Roddy.

Jalousies, amours et amitiés d'un groupe d'amis se confrontent à la vie d'adulte qui prend parfois des détours imprévus et décident de leur avenir et qui revient de plein fouet troubler la beauté de ces landes sauvages .

Jusqu'au bout, on est tenu en haleine, même si l'évocation des paysages et de l'ambiance insulaire prend parfois le pas sur l'intrigue.

Etonnamment cette beauté sauvage et ce climat souvent peu accueillant donnent envie de découvrir ces lieux: c'est tout l'art de Peter May de nous faire aimer son pays.

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 18:41

Voilà un roman bien construit et une belle découverte grâce aux excellentes critiques sur Babelio.

Reba, jeune journaliste, à la recherche d'éléments pour un article sur les traditions des Noëls du monde fait la connaissance de Jane et de sa mère, Elsie Meriwheter qui tiennent une Bäkerei dans la petite ville d' El Paso.

Ce qui devait être une interview parmi d'autres, se transforme en échanges répétés puis en véritable amitié entre ces 3 femmes où chacune dévoile quelques uns de ses secrets, de ses blessures profondes ou de ses espoirs .

Parallèlement à ce récit, nous suivons Elsie, jeune fille de 17 ans lors de son Noël 1944 lorsqu'elle s'appelait encore Fraulein Schmidt et qu'elle habitait la ville allemande de Garmisch .

Nous avons là une vision assez intéressante de la vie pendant la guerre du coté de la Bavière, avec les problèmes de ravitaillement, la peur et l'incertitude de l'avenir : ces gens du peuple , comme le père d'Elsie, le boulanger, ont suivi le Führer parce que c'était leur pays,et lui faisait naïvement confiance ; ils se sont cachés la vérité sur le sort des juifs emmenés dans les camps de concentration parce que , pour certains cela semblait inimaginable et que pour d'autres il était plus simple de fermer les yeux .

Elsie, elle même fiancé à un officier nazi, prend conscience de ce qui se passe lorsqu'elle cache Tobias , un enfant juif en fuite et lorsqu'elle réalise ce que lui raconte sa soeur ainée Hazel, partie vivre avec son fils dans un Lebensborn , foyer des enfants aryens par excellence ou sa voisine qui cache elle-même des familles juives au péril de sa vie.

En miroir à ce drame du siècle passé , Sarah Mc Coy, par l'intermédiaire de Riki, fiancé de Reba et garde-frontière décrit la détresse des clandestins refoulés aux frontières des Etats Unis et dans les récits de l'enfance de Reba, la vie brisée qu'a laissé chez les soldats américains, la guerre du Vietnam.

Parallèle de la Shoah un peu rapide ...

La partie allemande de l'histoire est passionnante , la partie contemporaine arrive à ne pas paraitre insignifiante ou mièvre , la galerie de personnages est vivante et sympathique.

La description des petits pains et autres gourmandises avec l'évocation des parfums fait venir l'eau à la bouche et on aimerait aussi , comme Reba pousser la porte de cette boulangerie erse laisser tenter !

Le titre du roman paru à son origine est The Baker's daughter , on ne peut que se réjouir de la non traduction littérale ce qui aurait pu prêté à confusion, Un goût de cannelle et d'espoir plus original donne envie de le découvrir et c'est tant mieux.

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Published by spleen - dans litterature
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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 17:30

Désirant une lecture "facile" pour un bref séjour à l'étranger, j'ai choisi ce roman et à vrai dire cela a été une lecture plaisante.

On est rapidement happé par l'histoire des deux héroïnes,

Millie, la jeune femme trentenaire à la petite vie bien tranquille, sans remous et sans véritable ambition et Agatha, la cinquantaine, qui s'est fait la belle au bout de 25 ans de prison.

Road movie qui nous fait traverser le Sud des Etats Unis près de le frontière mexicaine aux portes de Los Angeles dans une vieille Oldsmobile rouge au gré de la rencontre des anciens amis d'Agatha qui au cours de ce périple dévoile un pan de sa vie:

Jeunesse contestataire au moment de la guerre du Vietnam , mais pour Agatha et ses amis du coté noir bien au delà du mouvement des Hippies , violence qui entrainera l'arrestation de la jeune femme .

C'est un pan d'histoire peu connu (en tout cas par moi) qui nous est dévoilé, comme la mort d'étudiants tués par la garde nationale sur le campus de l'Université de Kent en Mai 1970.

Bien sûr, le canevas de l'histoire est plutôt simple (voir simpliste ...) ,et on sent bien la facilité que peut prendre Marc Levy avec l'intrigue et ses personnages .

Je voulais un moment de détente, je l'ai eu et c'est l'essentiel !

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 22:34

Le rêveur et le brigadier est un titre qui évoque une opérette comme celles d'Offenbach ou de Hervé , un peu désuète, quoique, je connais un petit village sur les bords de la Garonne qui tous les étés autour du 15 Aout fait revivre ces petits bijoux oubliés, mais je m'éloigne de mon propos !

C'est en fait un roman assez truculent, on s'attend presque à entendre les cigales mais cela ne se passe pas en Provence mais en Haute Loire à la fin des années cinquante, époque bénie sans téléphone portable ni ordinateur où les gens prenaient le temps de se parler autour d'un verre de rosé frais .

Paul, réparateur de bicyclettes, armurier et journaliste occasionnel et Alphonse, le gendarme deviennent amis avec Virginie, institutrice à la retraite qui vient de s'installer dans le village .

Joutes verbales autour des vers de Victor Hugo, des verres de vin de la cave bien remplie de Virginie dont elle a hérité en même temps que de la maison en dégustant un plat sentant bon le terroir ; la vie est douce à Fontbonne jusqu'à l'assassinat de la vieille dame dont le mobile, Paul va le découvrir assez rapidement à ses dépens est à la fois la recherche d'un document et les confidences d'un ancien élève sur des morts suspectes de jeunes filles la nuit de la Toussaint.

J'avoue avoir été un peu perplexe au tournant que prenait l'histoire , j'avais peur de me retrouver en plein délire de secte avec le sacrifice de jeunes vierges et sans rien dévoiler de l'intrigue, je dirai que Pierre Petit s'en sort plutôt bien, l'enquête est menée par Paul , lui même poursuivi par de mystérieux personnages qui en veulent également à sa vie.

L'intrigue est assez alerte avec des rebondissements jusqu'à la fin , de l'humour et des personnages principaux et secondaires attachants et typés comme les commères du village telles qu'elles étaient à cette époque là dans un petit village où chacun épie son voisin ...

Terres de France , collection qui publie des romans de terroirs au parfum nostalgique , a repris cet ouvrage déjà paru sous le titre "Les filles de la Toussaint"en 2005.

Bon roman d'été !

Je remercie vivement Babelio et les Presses de le Cité pour cette lecture plaisante .

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 22:33

Un bon début, prometteur qui démarre sur les chapeaux de roues à la poursuite de l'énigme "Camille Duval" avec Carole Courvoisier, qui vient d'obtenir une bourse pour mener ses recherches :

Camille Duval est l'écrivain suisse le plus connu du Xxème siècle, adulé et étudié par des générations d'étudiants et de professeurs de littérature.

Il a , à la suite d'un accident considéré comme banal, disparu pendant quelques années , a quitté la Suisse et s'est réfugié en Alaska d'où il a publié une Trilogie, summum de son oeuvre littéraire mais bien différente de ses écrits antérieurs.

Ce mystère est décortiqué, retourné dans tous les sens, analysé par tous les passionnés de son oeuvre et Carole Courvoisier se lance donc, elle aussi dans la course .

Cette première partie du roman est palpitante, on assiste à une véritable enquête policière et on s'y accroche !

Malheureusement pour Carole, la conférence qu'elle organise à New-York a lieu un certain 11Septembre et tout s'écroule .

Les parties suivantes de l'histoire sont comme l'état d'esprit de Carole une errance comme enseignante de littérature française dans des petites universités au fin fond des états- Unis.

La quête de la jeune femme piétine, le coeur et la motivation n'y sont plus , le rythme du roman s'en ressent et l'intérêt du lecteur faiblit également.

Heureusement, une lettre qu'elle n'attendait plus vient remettre du piment et l'on suit enfin Carole en Alaska où nous rencontrons l'ours ou plutôt l'ourse qui est loin d'être l'animal fier et sauvage arpentant les étendues glacées et inhospitalières qu'on imagine, mais un pauvre animal dans un refuge attendant les friandises que lui apporte Carole .

Rebondissement et révélations (bien que l'on devine assez vite ce qu'il en est ) permettent de finir ce roman sur une bonne impression , on y croise un tas de personnages atypiques et on sourit aux caricatures d'un milieu de chercheurs en littérature que Carole Allamand semble si bien connaitre: une bonne entrée pour elle en littérature ...

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Au Milieu De L'océan De Mes Pensées, Un Petit Radeau

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