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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 17:14

Troisième roman lu de cet écrivain islandais et mon plaisir va décroissant, c'est dommage !

Alors que Floki vient de déboucher le champagne pour célébrer la nouvelle année, il annonce à sa femme Maria qu'il la quitte pour aller vivre avec son collègue de bureau .

Coup de tonnerre dans la vie de Maria, jusqu'ici épouse heureuse et mère comblée de d'adorables jumeaux.

Commence alors avec le refus de cette séparation , l' introspection de ses onze années de mariage aidée par sa voisine de l'entresol, une sorte de Joséphine Ange-Gardien, conseillère conjugale le jour et écrivain de policiers la nuit, drôle de personnage, sans doute le plus attachant et le plus atypique du roman ...

Comment se remettre en question quand la confiance a été totale, et comment ne pas avoir vu tous les signes évidents d'une double vie ?

Voilà une interrogation difficile et douloureuse à laquelle se livre Maria, peut-on se reprocher l'absence de suspicion vis à vis de l'homme qu'on aime et par qui on est aimé, c'est bien le paradoxe des sentiments de Floki qui reste attaché sentimentalement à sa femme mais qui préfère les hommes .

Surgit en plein drame familial le père biologique de Maria, avec une histoire plutôt tirée par les cheveux , diversion à l'intrigue principale qui ne m'a pas paru indispensable ...

Rien donc de bien original dans ce roman , je n'y ai pas retrouvé la fraicheur de Rosa Candida même si c'est écrit avec beaucoup de sensibilité .

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 15:43

Hasard des lectures, c'est le second ouvrage en peu de temps que je lis sur une confrérie...

Le roman de Metin Arditi relate des faits réels qui se sont déroulés en 1937 en URSS , année de la Grande Terreur, où les églises et les monastères étaient systématiquement saccagés , les prêtres et les moines assassinés et les objets de culte détruits .

Nikodime Kirilenko, ermite au monastère de Saint Eustache , fuit au coeur de la forêt et croise dans son errance d'autres frères également rescapés de cette vague de répression . Certains ont pu emporter avec eux quelques objets précieux, icônes et autres .

Ainsi nait la confrérie des Moines Volants avec l'idée de subtiliser avant les visites des bolchéviques les biens les plus précieux pour les cacher.

Nikodime , être torturé qui n'en finit pas d'expier un lourd passé et de combattre ses instincts trouve dans cette quête la rédemption à laquelle il aspire .

Cette première partie du roman est captivante avec à la fois l'organisation de véritables opérations de commandos et d'autre part la lutte incessante de Nikodime contre le mal qui le torture .

Malheureusement , nous quittons la confrérie à l'arrestation de Nikodime et plongeons à notre époque, dans une fiction beaucoup plus plate avec Mathias Marceau qui découvre à la mort de son père, une partie de son passé et part , muni d'un précieux cahier à la recherche du trésor caché et de ses origines en laissant derrière lui une vie parisienne très superficielle et encombrée de parasites .

L'histoire devient plus ordinaire et le rythme trépidant du roman est interrompu ,même le style de l'écrivain devient plus banal, dommage.

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 19:44

Jean-Christophe Rufin , dans son nouveau roman , nous emmène dans une petite ville du centre de la France quelques mois après la fin de la Grande Guerre (c'est d'actualité !).

Une prison militaire avec un seul prisonnier ,donnant sur une place écrasée de chaleur avec sur cette place un chien qui aboie et qui attend son maitre : voilà planté le décor.

Deux hommes, deux mondes: le juge militaire Hugues Lantier du Grez et l'accusé Jacques Morlac, jeune paysan, enrôlé dans cette guerre et rentré avec la légion d'honneur pour faits d'armes.

Tout les oppose à priori; Lantier , militaire de carrière ,a fait la guerre dans la Somme, il a jugé ensuite quelques affaires, la plupart du temps assez simples et est devenu plutôt désabusé, pensant quitter l'armée .

Morlac, né dans la campagne berrichonne , a fait la guerre dans l'armée d'Orient, c'est un homme simple, pas causant, pas franchement repentant des faits pour lesquels on l'a mis en prison .

Mais, comme souvent, les choses ne sont pas aussi simples qu'il y parait et devant le silence de Morlac, Lantier devient curieux et s'interroge sur les véritables raisons du geste de l'accusé , on peut même dire que s'établit une sorte de respect mutuel ; et l'on rentre dans le récit de l'évolution de la mentalité d'un homme qui a grandi dans un milieu très simple et qui côtoie d'une part une jeune femme venue de la capitale avec une mentalité et une éducation différentes, qui l'initie à une culture militante de gauche.

Et d'autre part des compagnons d'arme, français de milieux différents et aussi étrangers, en particulier bolchéviques qui lui ouvrent les yeux sur des idéaux révolutionnaires qui vont transformer sa façon de voir les choses.

Et le chien dans tout cela: et bien c'est un personnage clé , astucieusement on ne connaitra qu'à la toute fin de l'histoire la cause de l'emprisonnement de Morlac et le rôle réel du chien .

Un excellent roman, très différent des précédents et qui confirme, mais est-ce bien nécessaire, tout le talent de Rufin.

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 14:09

Ce que j'ai trouvé de remarquable en commençant ce roman , est la description de la vallée pyrénéenne qui ne pouvait être faite que par quelqu'un qui y a vécu :

Mélange de paysages grandioses et d'ambiances qui peuvent être déprimantes ou flippantes et souvent les trois successivement suivant les saisons, l'heure de la journée et le temps qu'il fait, bien loin des clichés de stations de ski et de champs de neige immaculée.

Les bâtiments en pierre du pays paraissent souvent austères et on rencontre aussi parfois des colonies de vacances abandonnées, ouvertes à tout vent , permettant à son esprit d'imaginer des cohortes d'enfants y passant leurs vacances d'été , souvenirs de cris, de jeux et chamailleries , de rires et de chagrins qui ont laissé leur empreinte dans ces lieux .

L'intrigue est bien menée et j'ai eu du mal à lâcher le bouquin et les rebondissements maintiennent le lecteur bien accroché malgré quelques longueurs .

La double enquête est astucieuse et la plongée dans le milieu psychiatrique fait froid au dos , au moins autant que le décor de tempête de neige ...

Mais quelle déception à la fin, d'une part, elle m'a paru plutôt bâclée, on avait réussi également à éviter à peu près, les psychodrames des enquêteurs et là on plonge d'un seul coup dedans et surtout cela laisse entendre qu'il y a une suite et c'est pour moi un gros point négatif, je n'aime pas franchement les suites , rarement de la même veine ...

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 19:20

On ne sait pas ce qu'est devenu François Villon après avoir été banni de la ville de Paris .

Il avait 31 ans, poète et mauvais garçon, ayant fréquenté la Cour des Rois de France et les prisons du royaume ...

Et c'est donc un bon filon pour un écrivain que d'imaginer sa vie après sa sortie de geôle et c'est vrai que le début du roman est prometteur : aventures, intrigues et voyages en Terre Sainte.

Malheureusement assez vite, mon intérêt s'est lassé: François Villon devient un personnage de second plan manipulé par les uns et les autres, les intrigues sont tarabiscotées et la suite d'événements par trop invraisemblable .

On passe de ce qui peut ressembler à" Le nom de la Rose "avec la bibliothèque secrète , les livres interdits avec Aristote, l'inquisition toute puissante à quelque chose qui s'assimile plus au "Da Vinci Code".

Dommage, j'avais tellement apprécié le précédent roman de Raphaël Jerusalmy: Sauver Mozart ...

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 15:21

Audacieux défi pour William Boyd que de nous proposer une nouvelle aventure de James Bond, mais l'écrivain et scénariste a du talent et de nombreuses cordes à son art ...

Je me suis rendue compte qu'en fait je n'avais jamais lu les romans de Ian Fleming, pour moi comme pour beaucoup d'autres je pense, l'agent spécial 007 est avant tout un héros cinématographique !

Donc, il m' a fallu dans un premier temps m'habituer à lire l'histoire ce qui peut paraitre curieux.

Et puis, bien sûr, on se laisse emporter par l'intrigue mais avec toujours des images plein la tête et comme une évidence la figure de Sean Connery se superposant à celle de James.

On retrouve avec plaisir une aventure de facture classique, ce qui me convient tout à fait et un personnage de James Bond étonnamment fragile, sensible, humain ( et oui, James Bond fait pipi aussi , peut-être des problèmes de prostate , c'est un héros qui se sent vieillir, loin du super héros qu'on nous sert actuellement dans les nouvelles productions .

Quelques invraisemblances dans cette histoire de petit pays africain qui fait sécession dans les années soixante sur fond de lutte pour la possession de gisements de pétrole mais il ne faut pas dévoiler l'intrigue ...

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 17:13

Comment imaginer aujourd'hui un monument commémorant la guerre de l'ex Yougoslavie de1991 qui a opposé les serbes, les croates et les bosniaques , c'est le lourd défi que doit relever presque malgré lui , l'auteur.

Nous participons à son cheminement d'idées ou surtout d'interrogations car l'inspiration n'y est pas et nous suivons aussi les découvertes qu'il fait en se rendant sur les différents lieux des événements, Sarajevo, Mostar , à la recherche de traces puis sur d'autres lieux eux aussi chargés d'histoire ...

Mais faut-il chercher les traces d'"avant" ou celles de "pendant" la guerre alors que la vie a repris ses droits effaçant peu à peu les blessures visibles .

Cela ne résout pas , bien au contraire , sa difficulté à créer quelque chose de concret .

Et si , se souvenir , était de l'éphémère comme des ombres de corbeaux?

Une très belle réflexion sur le souvenir et la mémoire : doivent-ils être gravés dans la pierre , ou se laisser disperser au fil des ans, au fil du temps, voler dans les airs et rester muets,ancrés au fond des coeurs...

Les dessins , aquarelles, photos retouchées, traits de plume se mêlent et s'entremêlent donnant une impression saisissante et émouvante ; ils vous transportent d'emblée vers d'autres pays, d'autres temps, ils s'accordent magnifiquement aux divagations de l'écrivain.

Un très beau roman graphique et un grand merci à Babelio et aux Editions Acte Sud BD , car , si j'ai attendu longtemps pour recevoir cet ouvrage, j'ai été largement récompensée par l'émotion qu'il dégage .

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 21:53

Contrairement aux nombreuses critiques parcourues, je n'ai pas aimé ce livre.

Certes, on retrouve la plume agréable de Khaled Hosseini et l'histoire de ce frère et de cette soeur séparés est poignante mais la multiplication des personnages avec chacun leur parcours dans les différents chapitres m'a écarté de l'intérêt initial du roman, la quête de l'identité, la perte d'un être cher.

On perd trop longtemps de vue Abdullah,le frère, pour finalement retrouver un vieillard dément dont on ne saura rien de sa souffrance et de sa lutte éventuelle pour retrouver sa soeur.

Le roman débute dans un petit village d'Afghanistan mais cette vie misérable pourrait se passer malheureusement dans beaucoup d'autres pays et l'essentiel de l'histoire se passe hors de l'Afghanistan , ce que j'ai trouvé dommage.

Pour moi, ce nouveau roman n'a rien à voir avec Mille Soleils splendides qui était vraiment imprégné de l'âme de l'Afghanistan,de sa culture et de ses blessures .

Je rajouterai en conclusion que le titre que j'avais trouvé prometteur devient finalement un peu pompeux, mais ce n'est que mon avis ...

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 10:47

Le dernier arbre, c'est celui qui reste encore debout alors que toute la forêt de cyprès chauves a été abattue par les bucherons de la scierie mais il n'est pas pour autant épargné, un cérémonial est organisé pour son abattage: fin d'un chantier de plusieurs années qui a mobilisé de nombreux hommes dont certains y laissent leur vie ou leur santé dans un endroit inhospitalier de Louisiane entre marécages, moustiques et alligators qui ne sont qu'une partie des prédateurs ...

On baigne dans la torpeur humide des étés étouffants ou on patauge dans la boue de la mauvaise saison sans fin.

Du dernier arbre on pourrait faire le parallèle avec le dernier homme, non pas que les hommes disparaissent, quoique beaucoup meurent de mort violente lors de rixes le samedi soir dans le saloon tenu par des italiens mafieux,  mais ce livre évoque le lien fraternel entre Randolf et Byron Aldridge, une histoire de sauvetage où Randolf y laisse une partie de son âme , Byron lui ayant déjà perdu la sienne sur les champs de bataille en France lors de la Grande Guerre et pleure en écoutant en boucle des chansons d'amour.

Un livre très fort qui prend aux tripes dans une ambiance glauque !

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 18:47

L' écriture magnifique et bien maitrisée de Maylis de Kerangal m'a permis de dépasser la difficulté émotionnelle à la lecture de cette histoire de transplantation cardiaque car, puisqu'il y a don d'organe, il faut bien un donneur et le récit des 24 dernières heures du jeune Simon Limbres , 19 ans, est bouleversante et a remué beaucoup de souvenirs de service de réanimation à observer les écrans des scopes , à écouter les bips, à traquer les moindres indices de vie ...

C'est extrémement bien raconté ; heureusement, il y a des pauses habilement amenées par l'écrivain lorsqu'elle parle aussi de ceux qui interviennent dans cet événement, le médecin réanimateur, l'infirmier coordinateur des greffes, l'infirmière de service... autant de bribes de vie , instantanés, passions, souvenirs, qui sont des bouffées d'oxygène pour supporter l'annonce effroyable faite aux parents de la mort de leur fils puis cette demande de prélévement qui ne permet pas un long temps de réflexion , les minutes sont comptées.

La symbolique du coeur est évoquée par petites touches au décours des chapitres.

Un hommage à tous ces professionnels passionnés par leur mission et aux précurseurs de ces technologies de pointe.

Un regard appuyé aussi pour celle qui va recevoir ce coeur, ses doutes et ses peurs, son appréhension de ne pas être à la hauteur de ce don de vie .

Le récit s'achève quand le coeur bat dans son nouveau corps .

Très beau roman même si cela peut être dur à lire , raison pour laquelle je "ne" mets que 4,5 .

 

 

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