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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 17:49

La plume de Caroline Vermalle a gagné en maturité, elle nous offre dans ce nouveau roman une belle galerie de personnages sur fond d'Impressionnistes, de jardin à Giverny et de rendez-vous au  Musée d'Orsay: tout pour me séduire.

Pourtant, le début de l'histoire laisse un peu hésitant devant les clichés du beau Frédéric , avocat talentueux, et son assistante personnelle, Pétronille, débutante et gaffeuse; allons nous nous diriger vers une bluette insipide ?

Mais non, rapidement se met en place la carte au trésor et son jeu de piste,  une carte multiple où chacun y met ce qu'il veut et cette recherche peu ordinaire entraine notre beau mec vers d'improbables rencontres et sur les chemins de son passé et les blessures de son enfance.

Etonnamment, ce sont les paysages d'hiver qui sont au premier plan, ceux sous la neige , aux relents nostalgiques et mélancoliques et non les toiles aux couleurs éclatantes.

Pétronille évoque une sorte de fée clochette à choux et on prend plaisir à suivre cette quête originale vraiment bien menée, pas de temps mort et même une petite larme à la fin (c'est dire!)

Toujours une couverture colorée et agréable à regarder de Belfond, que je remercie ainsi que Babelio pour ce roman et de m'avoir permis de suivre Caroline Vermalle , cette jeune femme prometteuse que j'avais eu le plaisir de rencontrer l'an dernier à La Plage aux Ecrivains d'Arcachon pour la sortie de son ouvrage précédent: l'ile des beaux lendemains.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 15:16

Bien entendu, il est difficile de comparer ce deuxième tome de la trilogie de Peter May à L'ile des chasseurs d'oiseaux, coup de coeur pour moi, mais le talent de l'écrivain nous transporte vite dans cette nouvelle histoire avec la découverte d'un corps enfoui dans la tourbe depuis cinquante ans.

Fin Macleod, toujours profondément meurtri par la mort de son fils tué par un chauffard, a rendu sa plaque d'inspecteur de police et est reparti s'installer sur son île natale .

Le cadavre ayant un lien de parenté avec Tormod, le père de Marsaili , son amie de coeur , Fin se charge d'enquéter de façon officieuse avant l'arrivée des enquéteurs.

En parallèle, nous suivons , raconté à la première personne, les souvenirs de Tormod dont la démence ne permet plus des échanges cohérents et nous découvrons la vie dans les orphelinats il y a cinquante ans dans cette partie de l'Ecosse et le placement de ces jeunes enfants dans les fermes comme main d'oeuvre mais il ne faut pas oublier que ces placements d'enfants qui nous choquent à la lecture de ce livre était pratique courante en France au début du XX ème siécle dans les familles nombreuses peu aisées     : c'était une solution facile pour avoir moins de bouches à nourrir et pour les fermiers d'avoir de la main d'oeuvre peu couteuse, mon grand-père avait des souvenirs terribles de ses jeunes années loin de sa famille ...

Peter May nous transporte toujours avec autant de poésie dans ces paysages battus par les vents et la pluie, ces landes inhospitalières, ces petites îles au bout de l'Ecosse.

Ses personnages sont attachants, fragiles, ils sont peu expansifs dans leurs paroles et leurs sentiments mais les trahisons sont ancrées et rien n'efface les blessures du passé, restent la tendresse et les regrets... C'est émouvant .

Que réserve le dernier tome, je vais attendre un peu pour faire durer le plaisir ...

 




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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 11:05

Un album qui m’a été conseillé par le bibliothécaire me voyant errer dans le rayon BD .

 

Effectivement c’est remarquable !

Cette histoire raconte le séjour fait par le dessinateur à Tchernobyl pour réaliser un carnet de route, il y accompagnait un collectif d’artistes dont certains avaient déjà fait des séjours en Ukraine 

Au début de l’ouvrage, est racontée la catastrophe nucléaire , ses implications locales et mondiales et le traitement médiatique de l’époque.

Nous assistons aux réunions préparatoires des amis , dans une ambiance anti-nucléaire , Emmanuel Lepage y fait part comme certains autres de son appréhension d’aller en zone contaminée, on peut les comprendre , le ravitaillement a apporté sur place s’organise, la nourriture locale, contaminée étant un des points épineux du séjour.

Puis nous suivons le voyage, l’arrivée et l’installation dans le petit village près de la zone interdite, la rencontre avec la population locale, ceux qui sont restés et ceux qui sont revenus, jeunes et vieux, avec des motivations bien différentes : il y a ceux qui ont le coeur ancré dans cette région, ceux qui veulent aider ou témoigner et ceux qui en profitent: les pilleurs.

Les barrières tombent, la vodka aidant le rapprochement, les musiciens fraternisent autour de leur musique ,qui à la guitare ou au bayan .

Le dessin est sombre, sans couleurs , tourmenté, comme l’histoire dramatique de ce bout d’Ukraine avec de temps en temps une touche de couleur, le visage d’une jolie interprète, un panneau de radio-activité.

Les angoisses de chacun , lorsque se déroulent les visites dans les zones réglementées,  s’expriment de façon différente , un tel se déplace avec son dosimètre, Emmanuel avec masque et sacs plastiques autour des chaussures ou attitude provocatrice des jeunes du coin …

La ville de Pripiat , les villages abandonnés et pillés , les véhicules abandonnés donnent une vision post-apocalyptique que retranscrit bien le crayon noir de l’artiste.

Et puis au détour d’un sentier, la nature reprend ses droits, la couleur s’impose , éclatante, lumineuse, la palette d’Emmanuel s’illumine d’elle-même à la surprise presque choquée du dessinateur .

Les enfants avec leurs rires, leurs jeux  ,arrivent , les bras chargés  de jonquilles, bousculant les habitudes un peu feutrées , comme si chacun s’évertuait à ne marcher que sur la pointe des pieds.

Le décor se transforme et le constat est bien éloigné de celui prévisible au départ: désolation et ravages.

Et l’inconcevable se produit: un pique-nique en zone contaminée, la joie de vivre et la nature qui reprend ses droits , fière et sauvage.

La vie s’impose et continue.

 

Une lecture époustouflante et très émouvante. 


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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 18:06

La Hongrie, on imagine les rives souriantes du Danube, des palais aux décors ottomans, des chateaux escarpés dans les Carpates ...

Ici, Alice Zeniter nous montre une autre face, de la Hongrie, celle mouvementée du XXème siècle où cette nation a du subir l'invasion nazie puis celle soviétique et le ton est beaucoup plus sombre et gris comme ces villes uniformes de l'ex-URSS.

Lorsque l'histoire débute, ce sont les derniers jours du rideau de Fer avec beaucoup d'espoir pour ce peuple qui a souffert du manque de liberté.

 Rêve américain pour Imre, le jeune héros et son copain Zsolt qui se résume surtout à partir se taper des Californiennes.

La famille Mandy dont Imre est le plus jeune membre est une famille triste, marquée par les non-dits, les drames; elle vit dans une petite maison de bois coincée entre les lignes de chemin de fer près de la gare dans une banlieue éloignée de Budapest, avec son jardin en friche parsemé de bouteilles en plastique jetées des wagons de voyageurs .

La nouvelle histoire du pays se fait finalement sans eux dont la famille après la mort du grand-père se racornit, repliée sur elle-même comme dans une coquille d'escargot.

J'ai plutôt été déçue , malgré l'écriture agréable et fluide d'Alice Zeniter, je n'ai pas réussi à ressentir de l'empathie pour ces personnages, le roman a manqué d'un vrai souffle pour me faire vibrer .

 

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 16:57

Un livre tous les dix ans, voilà ce que nous offre la talentueuse Donna Tartt .

 Il faut donc le déguster car c'est une denrée rare et précieuse, or celui ci est un gros pavé dont la lecture se mérite, car l'écrit est dense , parfois pesant et ne s'avale pas d'une traite, il faut quelques moments de respiration .

La bombe qui explose dans un musée de New-York est le point de départ et le pilier de cette histoire .

Théo Decker, 13 ans , jeune garçon au caractère tourmenté , visite lemusée au moment de  l'attentat , sa mère est une des victimes et, au mileu du chaos , il rencontre un vieil homme, mourant, qui en lui confiant sa bague et l'incitant à protéger le petit tableau va également décider de la suite de sa vie, il faii la connaissance de  Pippa, son double féminin, qui sera le grand amour de sa vie .

Ce tableau , Le Chardonneret de Fabritius est un des rares rescapés de ce peintre qui trouvera la mort dans une explosion d'une poudrière  de Delft en 1654 et on ne peut s'empécher de faire le rapprochement avec notre jeune héros.

Beaucoup de thèmes sont abordés dans cet ouvrage, d'abord , bien sûr, celui du syndrome post-traumatique et Théo traine son mal-être, retenu comme le chardonneret avec son fil à la patte à ce passé tragique, blessure béante qui hante son esprit ; il n'a plus de repères, pas de modéle masculin pour lui indiquer la bonne voie, l'image paternelle dans ce livre est particulierement écornée entre les pères qui fuient, ceux qui boivent, sont violents , ce sont d'ailleurs souvent les mêmes, et ceux qui sombrent dans la folie.

Le thème de l'addiction à la drogue, à l'alcool, au jeu tient aussi une grande place , les descriptions sont terribles; Théo et son ami Boris , livrés à eux mêmes explorent le chemin qui conduit inéluctablement à la dépendance.

L'amitié, l'amour,  les rapports entre individus avec la relation quasi fusionnelle de Théo et de sa mère puis de Théo et de Boris sont décortiqués.

L'art est omni-présent,  la peinture bien sûr, la poésie, les meubles que restaure Hobie et qui sont parfois de véritables oeuvres d'art, l'auteur excelle à nous faire apprécier le travail d'artiste de cet homme qui est une figure de proue pour Théo mais qui reste énigmatique, amoureux de son travail mais peu charismatique .

 Les villes ont leur importance, New-York avec ses quartiers si différents, Las Vegas, la cité de perdition et Amsterdam , la capitale du crime ...

Beaucoup de rebondissements, heureusement car le livre est long avec un dénouement que chacun peut interpréter à sa façon .

J'ai ressenti un certain agacement en lisant car on voit ce gamin se perdre sans pouvoir l'aider, signe que l'on rentre totalement dans l'histoire.

Beaucoup de sentiments me viennent à l'esprit mais il ne faut pas déflorer le plaisir de découvrir cette pépite alors à vous de jouer ... 


 


 

 

 

 

 

 

 

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 21:39

Le titre est accrocheur et prometteur et la couverture interpelle .

Donc, pourquoi pas une petite exploration de la géologie avec sans doute un brin d'humour bien anglais.

Le livre suit une certaine logique en narrant de façon le plus souvent chronologique les balbutiements de ce qui va devenir La Géologie et La Paléontologie.

 

Tout tourne autour de la  région de Whitby dans le Yorkshire , avec sa faille et ses mines d'alun, contrée vraisemblablement intéressante mais qui nous parait vite assez limitée tant géographiquement qu'en diversités minérales surtout pour une néophyte comme moi .

Certes on trouve dans les gisements d'alun beaucoup d'ossements fossilisés de reptiles et la succession des chapitres concernant la découverte de ces squelettes plus ou moins complets et imposants avec , ensuite, les problèmes  de leur exposition en musée, leur entretien mais également les disputes autour de leur possession et vente  finit par  être assez drôle dans leur répétition et l'évolution des mentalités au fur et à mesure qu'on avance dans les siècles.

L'essentiel des descriptions se déroule entre la fin du XVIII éme et le XIX éme siècle, véritable âge d'or dans les avancées scientifiques et aussi dans l'évolution des mentalités en secouant le lourd carcan religieux et son cortège de croyances ; on ne peut pas parler d'obscurantisme avant cette époque car ce serait renier beaucoup de découvertes mais c'est véritablement à cette période que la révolution des idées s'est réalisée et surtout s'est diffusée .

Le chapitre sur les ammonites en est un bel exemple et m'a fait pensé au roman de Tracy Chevalier: Prodigieuses Créatures qui secouait également les conventions.

Notons aussi le chapitre sur la chute de la météorite dans la propriété de M Thopham qui a fait couler beaucoup d'encre, le mystère des ossements des hyènes du Docteur Muckland inventeur de la paléontologie et racontée par un personnage fictif  et la découverte étonnante de la stratigraphie par William Smith .

Un petit passage sur les océans avec le Capitaine Cook, pas les sardines non,  mais l'explorateur des Terres australes, un fils de Whitby car avant même la géologie, il faut bien connaitre les Terres .

Toutes ces histoires contribuent à continuer la lecture de ce livre mais il faut bien dire qu'entre ces faits interessants, il ya beaucoup de chapitres barbants avec des échanges de courrier,des querelles d'un autre âge et des articles d'époque dont la lecture est pénible et j'ai tourné quelquefois les pages bien vite.

On y perd d'ailleurs  souvent le fil conducteur .

Heureusement , l'intérêt renait lors du dernier chapitre intitulé : surgi des glaces où l'auteur retrace la quasi enquête policière de Percy F Kendall sur les lacs glaciaires de Cleveland et où est mis à l'honneur l'esprit scientifique basé sur l'observation ,montrant également que cette démarche n'empêche pas, loin s'en faut, la poésie et la curiosité des simples et belles choses de la nature.

La chronologie est rapelée en fin d'ouvrage ainsi qu'une abondante bibliographie ( ouvrages qui représentent une grande partie du livre ).

 Ce livre a été différent, voire par moments décevant par rapport à ce que j'avais imaginé mais cela a été une incursion étonnante dans l'esprit de ces hommes à une époque  riche en découvertes et en changements  .

Je remercie Babelio et les Editions de l'Evolution pour cette aventure .


 

 

 

 

 

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 10:04

C'est toujours délicat de faire une critique d'un livre que l'on a pas apprécié alors que le propos est plein de bons sentiments et se veut une leçon d'humanisme et d'espoir.

Les principaux personnages : Millie, Monsieur Mike et Mariette ont un accroc dans leur vie, mal dans leur peau ou malmenés par les événements, ils sont chacun de leur façon à la dérive et l'on ne peut qu'être sensible à leur détresse.

Arrive , tel le bon samaritain, Jean , qui les accueille à l'Atelier, une association d'entraide où chacun va pouvoir se reconstruire et relever la tête.

Manipulateur ou victime lui-même , Jean, le chevalier blanc est-il celui qu'on croit ? 

Je me suis demandée s'il n'y avait pas un second degré derrière ces propos, cette histoire m'a paru , certes pleine de bons sentiments mais peu crédible et je n'y ai pas du tout adhéré , ressentant même par moment un certain malaise .

Ne sommes nous que des marionnettes du destin ? mais tout cela , comme dirait NastasiaBuergo n'est que mon humble avis balloté comme une coquille de noix sur l'océan de la vie .

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 09:48

Une BD parue en 1993 , trouvée par hasard à ma médiathèque campagnarde dont le beau graphisme m'a interpellé.

Des dessins aux tons pastels , clairs, ce qui m'a agréablement changé par rapport aux BD récentes dont je trouve généralement l'ambiance sombre et le dessin plus torturé.

L'histoire, dans ce premier volume se met en place : Port de Rouen en 1949 et sans grand mystère on distingue d'emblée les bons et les méchants, une sordide histoire de fausse déclaration à l'assurance pour se renflouer ...le manque de surprise étant d'ailleurs le principal défaut à mon goût  ...

Yann Calec, le héros, jeune capitaine est bien attirant et attachant et j'ai hâte de découvrir la suite de cette aventure !

Et une histoire qui finit par : Vous le saurez en lisant le prochain épisode  a un petit air rétro émoustillant .

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 16:31

Difficile d'oublier le coup de coeur que j'ai eu pour Prodigieuses Créatures mais je ne suis pas du genre ni à bouder mon plaisir , ni à prendre un air pincé en haussant les épaules avec ce nouveau roman de Tracy Chevalier.

Nous changeons de continent et d'ambiance mais pas de siècle, le XIX eme siècle étant riche en expériences en tout genre.

Pour notre héroine, Honor Bright, jeune femme anglaise et quaker , le bouleversement c'est d'abord l'arrivée aux Etats Unis avec sa soeur Grace, la découverte d'un mode de vie et de paysages bien différents de ceux qu'elle connaissait et aussi ,le choc de croiser la route des esclaves en fuite , le Chemin de Fer clandestin comme est surnommé le périple qu'ils entreprennent pour retrouver la liberté, entre chasseurs d'esclaves et braves gens qui bravent la loi au péril de leurs biens ou de leur vie.

Ayant une sainte horreur de la couture, les considérations sur la confection des quilts, autrement dits édredons en patchwork ne m'ont pas franchement passionnées .

Les hommes ont, une nouvelle fois , le mauvais rôle, insignifiants et lâches ou  brutaux et sans coeur, et on peut reprocher un certain manque de nuances ...

Par contre, la rencontre des femmes , blanches ou noires, courageuses, défendant leurs idéaux , leurs enfants, leur droit à la liberté et à la considération vis à vis de la gente masculine, malgrè parfois leur apparence douce comme Honor fait l'intérêt de cette histoire , agréable à lire à défaut d'être aussi passionnante  que dans le roman précédent. 

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 17:34

Années soixante dix dans le Royaume Uni, les temps sont durs, le gouvernement impose des restrictions en tous genres, les attentats de l'IRA font des ravages , et la guerre froide bat son plein.

C'est dans ces circonstances  difficiles que Serena Frome, jeune diplomée en maths, intègre le MI15, la célébre agence de renseignements anglais et devient petite main dans les services secrets comme les autres jeunes femmes recrutées en même temps qu'elle.

Cette jeune femme férue de littérature se voit  confier  la mission de recruter un écrivain aux idées anticommunistes par l'intermédiaire d'un montage complexe sous couvert d 'une Fondation , activité des services secrets qui apparait plutôt superficielle et dérisoire, voire avec un peu de distance ,risible, c'est l'opération Sweet Tooth...

Un peu fleur bleue, Serena tombe régulierement amoureuse des hommes qu'elle rencontre, et bien sur, se retrouve rapidement dans les bras de Tom Halley, celui qu'elle est chargée de surveiller.

Manipulations et  mensonges devient le quotidien de Serena, mais difficile d'avoir des sentiments et d'être espionne en même temps, ce petit jeu ne va t'il pas se retourner contre elle .

Plus victime que manipulatrice, Serena se laisse embarquer dans la spirale des  événements et les pulsions de son coeur avec un dénouement surprenant, une pirouette facétieuse de Ian Mc Ewan.

Un roman assez atypique qui ne révéle sa vraie face qu'à la toute fin de l'histoire et qui parle plus de création littéraire que de jeu politique, cela se lit avec plaisir mais sans grande passion .


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