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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 15:21

Audacieux défi pour William Boyd que de nous proposer une nouvelle aventure de James Bond, mais l'écrivain et scénariste a du talent et de nombreuses cordes à son art ...

Je me suis rendue compte qu'en fait je n'avais jamais lu les romans de Ian Fleming, pour moi comme pour beaucoup d'autres je pense, l'agent spécial 007 est avant tout un héros cinématographique !

Donc, il m' a fallu dans un premier temps m'habituer à lire l'histoire ce qui peut paraitre curieux.

Et puis, bien sûr, on se laisse emporter par l'intrigue mais avec toujours des images plein la tête et comme une évidence la figure de Sean Connery se superposant à celle de James.

On retrouve avec plaisir une aventure de facture classique, ce qui me convient tout à fait et un personnage de James Bond étonnamment fragile, sensible, humain ( et oui, James Bond fait pipi aussi , peut-être des problèmes de prostate , c'est un héros qui se sent vieillir, loin du super héros qu'on nous sert actuellement dans les nouvelles productions .

Quelques invraisemblances dans cette histoire de petit pays africain qui fait sécession dans les années soixante sur fond de lutte pour la possession de gisements de pétrole mais il ne faut pas dévoiler l'intrigue ...

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 17:13

Comment imaginer aujourd'hui un monument commémorant la guerre de l'ex Yougoslavie de1991 qui a opposé les serbes, les croates et les bosniaques , c'est le lourd défi que doit relever presque malgré lui , l'auteur.

Nous participons à son cheminement d'idées ou surtout d'interrogations car l'inspiration n'y est pas et nous suivons aussi les découvertes qu'il fait en se rendant sur les différents lieux des événements, Sarajevo, Mostar , à la recherche de traces puis sur d'autres lieux eux aussi chargés d'histoire ...

Mais faut-il chercher les traces d'"avant" ou celles de "pendant" la guerre alors que la vie a repris ses droits effaçant peu à peu les blessures visibles .

Cela ne résout pas , bien au contraire , sa difficulté à créer quelque chose de concret .

Et si , se souvenir , était de l'éphémère comme des ombres de corbeaux?

Une très belle réflexion sur le souvenir et la mémoire : doivent-ils être gravés dans la pierre , ou se laisser disperser au fil des ans, au fil du temps, voler dans les airs et rester muets,ancrés au fond des coeurs...

Les dessins , aquarelles, photos retouchées, traits de plume se mêlent et s'entremêlent donnant une impression saisissante et émouvante ; ils vous transportent d'emblée vers d'autres pays, d'autres temps, ils s'accordent magnifiquement aux divagations de l'écrivain.

Un très beau roman graphique et un grand merci à Babelio et aux Editions Acte Sud BD , car , si j'ai attendu longtemps pour recevoir cet ouvrage, j'ai été largement récompensée par l'émotion qu'il dégage .

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 21:53

Contrairement aux nombreuses critiques parcourues, je n'ai pas aimé ce livre.

Certes, on retrouve la plume agréable de Khaled Hosseini et l'histoire de ce frère et de cette soeur séparés est poignante mais la multiplication des personnages avec chacun leur parcours dans les différents chapitres m'a écarté de l'intérêt initial du roman, la quête de l'identité, la perte d'un être cher.

On perd trop longtemps de vue Abdullah,le frère, pour finalement retrouver un vieillard dément dont on ne saura rien de sa souffrance et de sa lutte éventuelle pour retrouver sa soeur.

Le roman débute dans un petit village d'Afghanistan mais cette vie misérable pourrait se passer malheureusement dans beaucoup d'autres pays et l'essentiel de l'histoire se passe hors de l'Afghanistan , ce que j'ai trouvé dommage.

Pour moi, ce nouveau roman n'a rien à voir avec Mille Soleils splendides qui était vraiment imprégné de l'âme de l'Afghanistan,de sa culture et de ses blessures .

Je rajouterai en conclusion que le titre que j'avais trouvé prometteur devient finalement un peu pompeux, mais ce n'est que mon avis ...

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 10:47

Le dernier arbre, c'est celui qui reste encore debout alors que toute la forêt de cyprès chauves a été abattue par les bucherons de la scierie mais il n'est pas pour autant épargné, un cérémonial est organisé pour son abattage: fin d'un chantier de plusieurs années qui a mobilisé de nombreux hommes dont certains y laissent leur vie ou leur santé dans un endroit inhospitalier de Louisiane entre marécages, moustiques et alligators qui ne sont qu'une partie des prédateurs ...

On baigne dans la torpeur humide des étés étouffants ou on patauge dans la boue de la mauvaise saison sans fin.

Du dernier arbre on pourrait faire le parallèle avec le dernier homme, non pas que les hommes disparaissent, quoique beaucoup meurent de mort violente lors de rixes le samedi soir dans le saloon tenu par des italiens mafieux,  mais ce livre évoque le lien fraternel entre Randolf et Byron Aldridge, une histoire de sauvetage où Randolf y laisse une partie de son âme , Byron lui ayant déjà perdu la sienne sur les champs de bataille en France lors de la Grande Guerre et pleure en écoutant en boucle des chansons d'amour.

Un livre très fort qui prend aux tripes dans une ambiance glauque !

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 18:47

L' écriture magnifique et bien maitrisée de Maylis de Kerangal m'a permis de dépasser la difficulté émotionnelle à la lecture de cette histoire de transplantation cardiaque car, puisqu'il y a don d'organe, il faut bien un donneur et le récit des 24 dernières heures du jeune Simon Limbres , 19 ans, est bouleversante et a remué beaucoup de souvenirs de service de réanimation à observer les écrans des scopes , à écouter les bips, à traquer les moindres indices de vie ...

C'est extrémement bien raconté ; heureusement, il y a des pauses habilement amenées par l'écrivain lorsqu'elle parle aussi de ceux qui interviennent dans cet événement, le médecin réanimateur, l'infirmier coordinateur des greffes, l'infirmière de service... autant de bribes de vie , instantanés, passions, souvenirs, qui sont des bouffées d'oxygène pour supporter l'annonce effroyable faite aux parents de la mort de leur fils puis cette demande de prélévement qui ne permet pas un long temps de réflexion , les minutes sont comptées.

La symbolique du coeur est évoquée par petites touches au décours des chapitres.

Un hommage à tous ces professionnels passionnés par leur mission et aux précurseurs de ces technologies de pointe.

Un regard appuyé aussi pour celle qui va recevoir ce coeur, ses doutes et ses peurs, son appréhension de ne pas être à la hauteur de ce don de vie .

Le récit s'achève quand le coeur bat dans son nouveau corps .

Très beau roman même si cela peut être dur à lire , raison pour laquelle je "ne" mets que 4,5 .

 

 

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 17:49

La plume de Caroline Vermalle a gagné en maturité, elle nous offre dans ce nouveau roman une belle galerie de personnages sur fond d'Impressionnistes, de jardin à Giverny et de rendez-vous au  Musée d'Orsay: tout pour me séduire.

Pourtant, le début de l'histoire laisse un peu hésitant devant les clichés du beau Frédéric , avocat talentueux, et son assistante personnelle, Pétronille, débutante et gaffeuse; allons nous nous diriger vers une bluette insipide ?

Mais non, rapidement se met en place la carte au trésor et son jeu de piste,  une carte multiple où chacun y met ce qu'il veut et cette recherche peu ordinaire entraine notre beau mec vers d'improbables rencontres et sur les chemins de son passé et les blessures de son enfance.

Etonnamment, ce sont les paysages d'hiver qui sont au premier plan, ceux sous la neige , aux relents nostalgiques et mélancoliques et non les toiles aux couleurs éclatantes.

Pétronille évoque une sorte de fée clochette à choux et on prend plaisir à suivre cette quête originale vraiment bien menée, pas de temps mort et même une petite larme à la fin (c'est dire!)

Toujours une couverture colorée et agréable à regarder de Belfond, que je remercie ainsi que Babelio pour ce roman et de m'avoir permis de suivre Caroline Vermalle , cette jeune femme prometteuse que j'avais eu le plaisir de rencontrer l'an dernier à La Plage aux Ecrivains d'Arcachon pour la sortie de son ouvrage précédent: l'ile des beaux lendemains.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 15:16

Bien entendu, il est difficile de comparer ce deuxième tome de la trilogie de Peter May à L'ile des chasseurs d'oiseaux, coup de coeur pour moi, mais le talent de l'écrivain nous transporte vite dans cette nouvelle histoire avec la découverte d'un corps enfoui dans la tourbe depuis cinquante ans.

Fin Macleod, toujours profondément meurtri par la mort de son fils tué par un chauffard, a rendu sa plaque d'inspecteur de police et est reparti s'installer sur son île natale .

Le cadavre ayant un lien de parenté avec Tormod, le père de Marsaili , son amie de coeur , Fin se charge d'enquéter de façon officieuse avant l'arrivée des enquéteurs.

En parallèle, nous suivons , raconté à la première personne, les souvenirs de Tormod dont la démence ne permet plus des échanges cohérents et nous découvrons la vie dans les orphelinats il y a cinquante ans dans cette partie de l'Ecosse et le placement de ces jeunes enfants dans les fermes comme main d'oeuvre mais il ne faut pas oublier que ces placements d'enfants qui nous choquent à la lecture de ce livre était pratique courante en France au début du XX ème siécle dans les familles nombreuses peu aisées     : c'était une solution facile pour avoir moins de bouches à nourrir et pour les fermiers d'avoir de la main d'oeuvre peu couteuse, mon grand-père avait des souvenirs terribles de ses jeunes années loin de sa famille ...

Peter May nous transporte toujours avec autant de poésie dans ces paysages battus par les vents et la pluie, ces landes inhospitalières, ces petites îles au bout de l'Ecosse.

Ses personnages sont attachants, fragiles, ils sont peu expansifs dans leurs paroles et leurs sentiments mais les trahisons sont ancrées et rien n'efface les blessures du passé, restent la tendresse et les regrets... C'est émouvant .

Que réserve le dernier tome, je vais attendre un peu pour faire durer le plaisir ...

 




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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 11:05

Un album qui m’a été conseillé par le bibliothécaire me voyant errer dans le rayon BD .

 

Effectivement c’est remarquable !

Cette histoire raconte le séjour fait par le dessinateur à Tchernobyl pour réaliser un carnet de route, il y accompagnait un collectif d’artistes dont certains avaient déjà fait des séjours en Ukraine 

Au début de l’ouvrage, est racontée la catastrophe nucléaire , ses implications locales et mondiales et le traitement médiatique de l’époque.

Nous assistons aux réunions préparatoires des amis , dans une ambiance anti-nucléaire , Emmanuel Lepage y fait part comme certains autres de son appréhension d’aller en zone contaminée, on peut les comprendre , le ravitaillement a apporté sur place s’organise, la nourriture locale, contaminée étant un des points épineux du séjour.

Puis nous suivons le voyage, l’arrivée et l’installation dans le petit village près de la zone interdite, la rencontre avec la population locale, ceux qui sont restés et ceux qui sont revenus, jeunes et vieux, avec des motivations bien différentes : il y a ceux qui ont le coeur ancré dans cette région, ceux qui veulent aider ou témoigner et ceux qui en profitent: les pilleurs.

Les barrières tombent, la vodka aidant le rapprochement, les musiciens fraternisent autour de leur musique ,qui à la guitare ou au bayan .

Le dessin est sombre, sans couleurs , tourmenté, comme l’histoire dramatique de ce bout d’Ukraine avec de temps en temps une touche de couleur, le visage d’une jolie interprète, un panneau de radio-activité.

Les angoisses de chacun , lorsque se déroulent les visites dans les zones réglementées,  s’expriment de façon différente , un tel se déplace avec son dosimètre, Emmanuel avec masque et sacs plastiques autour des chaussures ou attitude provocatrice des jeunes du coin …

La ville de Pripiat , les villages abandonnés et pillés , les véhicules abandonnés donnent une vision post-apocalyptique que retranscrit bien le crayon noir de l’artiste.

Et puis au détour d’un sentier, la nature reprend ses droits, la couleur s’impose , éclatante, lumineuse, la palette d’Emmanuel s’illumine d’elle-même à la surprise presque choquée du dessinateur .

Les enfants avec leurs rires, leurs jeux  ,arrivent , les bras chargés  de jonquilles, bousculant les habitudes un peu feutrées , comme si chacun s’évertuait à ne marcher que sur la pointe des pieds.

Le décor se transforme et le constat est bien éloigné de celui prévisible au départ: désolation et ravages.

Et l’inconcevable se produit: un pique-nique en zone contaminée, la joie de vivre et la nature qui reprend ses droits , fière et sauvage.

La vie s’impose et continue.

 

Une lecture époustouflante et très émouvante. 


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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 18:06

La Hongrie, on imagine les rives souriantes du Danube, des palais aux décors ottomans, des chateaux escarpés dans les Carpates ...

Ici, Alice Zeniter nous montre une autre face, de la Hongrie, celle mouvementée du XXème siècle où cette nation a du subir l'invasion nazie puis celle soviétique et le ton est beaucoup plus sombre et gris comme ces villes uniformes de l'ex-URSS.

Lorsque l'histoire débute, ce sont les derniers jours du rideau de Fer avec beaucoup d'espoir pour ce peuple qui a souffert du manque de liberté.

 Rêve américain pour Imre, le jeune héros et son copain Zsolt qui se résume surtout à partir se taper des Californiennes.

La famille Mandy dont Imre est le plus jeune membre est une famille triste, marquée par les non-dits, les drames; elle vit dans une petite maison de bois coincée entre les lignes de chemin de fer près de la gare dans une banlieue éloignée de Budapest, avec son jardin en friche parsemé de bouteilles en plastique jetées des wagons de voyageurs .

La nouvelle histoire du pays se fait finalement sans eux dont la famille après la mort du grand-père se racornit, repliée sur elle-même comme dans une coquille d'escargot.

J'ai plutôt été déçue , malgré l'écriture agréable et fluide d'Alice Zeniter, je n'ai pas réussi à ressentir de l'empathie pour ces personnages, le roman a manqué d'un vrai souffle pour me faire vibrer .

 

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 16:57

Un livre tous les dix ans, voilà ce que nous offre la talentueuse Donna Tartt .

 Il faut donc le déguster car c'est une denrée rare et précieuse, or celui ci est un gros pavé dont la lecture se mérite, car l'écrit est dense , parfois pesant et ne s'avale pas d'une traite, il faut quelques moments de respiration .

La bombe qui explose dans un musée de New-York est le point de départ et le pilier de cette histoire .

Théo Decker, 13 ans , jeune garçon au caractère tourmenté , visite lemusée au moment de  l'attentat , sa mère est une des victimes et, au mileu du chaos , il rencontre un vieil homme, mourant, qui en lui confiant sa bague et l'incitant à protéger le petit tableau va également décider de la suite de sa vie, il faii la connaissance de  Pippa, son double féminin, qui sera le grand amour de sa vie .

Ce tableau , Le Chardonneret de Fabritius est un des rares rescapés de ce peintre qui trouvera la mort dans une explosion d'une poudrière  de Delft en 1654 et on ne peut s'empécher de faire le rapprochement avec notre jeune héros.

Beaucoup de thèmes sont abordés dans cet ouvrage, d'abord , bien sûr, celui du syndrome post-traumatique et Théo traine son mal-être, retenu comme le chardonneret avec son fil à la patte à ce passé tragique, blessure béante qui hante son esprit ; il n'a plus de repères, pas de modéle masculin pour lui indiquer la bonne voie, l'image paternelle dans ce livre est particulierement écornée entre les pères qui fuient, ceux qui boivent, sont violents , ce sont d'ailleurs souvent les mêmes, et ceux qui sombrent dans la folie.

Le thème de l'addiction à la drogue, à l'alcool, au jeu tient aussi une grande place , les descriptions sont terribles; Théo et son ami Boris , livrés à eux mêmes explorent le chemin qui conduit inéluctablement à la dépendance.

L'amitié, l'amour,  les rapports entre individus avec la relation quasi fusionnelle de Théo et de sa mère puis de Théo et de Boris sont décortiqués.

L'art est omni-présent,  la peinture bien sûr, la poésie, les meubles que restaure Hobie et qui sont parfois de véritables oeuvres d'art, l'auteur excelle à nous faire apprécier le travail d'artiste de cet homme qui est une figure de proue pour Théo mais qui reste énigmatique, amoureux de son travail mais peu charismatique .

 Les villes ont leur importance, New-York avec ses quartiers si différents, Las Vegas, la cité de perdition et Amsterdam , la capitale du crime ...

Beaucoup de rebondissements, heureusement car le livre est long avec un dénouement que chacun peut interpréter à sa façon .

J'ai ressenti un certain agacement en lisant car on voit ce gamin se perdre sans pouvoir l'aider, signe que l'on rentre totalement dans l'histoire.

Beaucoup de sentiments me viennent à l'esprit mais il ne faut pas déflorer le plaisir de découvrir cette pépite alors à vous de jouer ... 


 


 

 

 

 

 

 

 

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Au Milieu De L'océan De Mes Pensées, Un Petit Radeau

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