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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 10:04

C'est toujours délicat de faire une critique d'un livre que l'on a pas apprécié alors que le propos est plein de bons sentiments et se veut une leçon d'humanisme et d'espoir.

Les principaux personnages : Millie, Monsieur Mike et Mariette ont un accroc dans leur vie, mal dans leur peau ou malmenés par les événements, ils sont chacun de leur façon à la dérive et l'on ne peut qu'être sensible à leur détresse.

Arrive , tel le bon samaritain, Jean , qui les accueille à l'Atelier, une association d'entraide où chacun va pouvoir se reconstruire et relever la tête.

Manipulateur ou victime lui-même , Jean, le chevalier blanc est-il celui qu'on croit ? 

Je me suis demandée s'il n'y avait pas un second degré derrière ces propos, cette histoire m'a paru , certes pleine de bons sentiments mais peu crédible et je n'y ai pas du tout adhéré , ressentant même par moment un certain malaise .

Ne sommes nous que des marionnettes du destin ? mais tout cela , comme dirait NastasiaBuergo n'est que mon humble avis balloté comme une coquille de noix sur l'océan de la vie .

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 09:48

Une BD parue en 1993 , trouvée par hasard à ma médiathèque campagnarde dont le beau graphisme m'a interpellé.

Des dessins aux tons pastels , clairs, ce qui m'a agréablement changé par rapport aux BD récentes dont je trouve généralement l'ambiance sombre et le dessin plus torturé.

L'histoire, dans ce premier volume se met en place : Port de Rouen en 1949 et sans grand mystère on distingue d'emblée les bons et les méchants, une sordide histoire de fausse déclaration à l'assurance pour se renflouer ...le manque de surprise étant d'ailleurs le principal défaut à mon goût  ...

Yann Calec, le héros, jeune capitaine est bien attirant et attachant et j'ai hâte de découvrir la suite de cette aventure !

Et une histoire qui finit par : Vous le saurez en lisant le prochain épisode  a un petit air rétro émoustillant .

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 16:31

Difficile d'oublier le coup de coeur que j'ai eu pour Prodigieuses Créatures mais je ne suis pas du genre ni à bouder mon plaisir , ni à prendre un air pincé en haussant les épaules avec ce nouveau roman de Tracy Chevalier.

Nous changeons de continent et d'ambiance mais pas de siècle, le XIX eme siècle étant riche en expériences en tout genre.

Pour notre héroine, Honor Bright, jeune femme anglaise et quaker , le bouleversement c'est d'abord l'arrivée aux Etats Unis avec sa soeur Grace, la découverte d'un mode de vie et de paysages bien différents de ceux qu'elle connaissait et aussi ,le choc de croiser la route des esclaves en fuite , le Chemin de Fer clandestin comme est surnommé le périple qu'ils entreprennent pour retrouver la liberté, entre chasseurs d'esclaves et braves gens qui bravent la loi au péril de leurs biens ou de leur vie.

Ayant une sainte horreur de la couture, les considérations sur la confection des quilts, autrement dits édredons en patchwork ne m'ont pas franchement passionnées .

Les hommes ont, une nouvelle fois , le mauvais rôle, insignifiants et lâches ou  brutaux et sans coeur, et on peut reprocher un certain manque de nuances ...

Par contre, la rencontre des femmes , blanches ou noires, courageuses, défendant leurs idéaux , leurs enfants, leur droit à la liberté et à la considération vis à vis de la gente masculine, malgrè parfois leur apparence douce comme Honor fait l'intérêt de cette histoire , agréable à lire à défaut d'être aussi passionnante  que dans le roman précédent. 

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 17:34

Années soixante dix dans le Royaume Uni, les temps sont durs, le gouvernement impose des restrictions en tous genres, les attentats de l'IRA font des ravages , et la guerre froide bat son plein.

C'est dans ces circonstances  difficiles que Serena Frome, jeune diplomée en maths, intègre le MI15, la célébre agence de renseignements anglais et devient petite main dans les services secrets comme les autres jeunes femmes recrutées en même temps qu'elle.

Cette jeune femme férue de littérature se voit  confier  la mission de recruter un écrivain aux idées anticommunistes par l'intermédiaire d'un montage complexe sous couvert d 'une Fondation , activité des services secrets qui apparait plutôt superficielle et dérisoire, voire avec un peu de distance ,risible, c'est l'opération Sweet Tooth...

Un peu fleur bleue, Serena tombe régulierement amoureuse des hommes qu'elle rencontre, et bien sur, se retrouve rapidement dans les bras de Tom Halley, celui qu'elle est chargée de surveiller.

Manipulations et  mensonges devient le quotidien de Serena, mais difficile d'avoir des sentiments et d'être espionne en même temps, ce petit jeu ne va t'il pas se retourner contre elle .

Plus victime que manipulatrice, Serena se laisse embarquer dans la spirale des  événements et les pulsions de son coeur avec un dénouement surprenant, une pirouette facétieuse de Ian Mc Ewan.

Un roman assez atypique qui ne révéle sa vraie face qu'à la toute fin de l'histoire et qui parle plus de création littéraire que de jeu politique, cela se lit avec plaisir mais sans grande passion .


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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 12:57

Beaucoup d'excellentes critiques et appréciations pour ce roman et on comprend dès les premières pages , pourquoi .

Année 1961, du coté de Clermont-Ferrand, Suzanne Chassaing aspire au confort moderne et échange avec enthousiasme ses vieux meubles en bois contre une cuisine en formica rutilant ; elle attend avec impatience et fierté, l'arrivée du premier poste de télévision du village chez elle ...

Irruption de la modernité avec le petit écran mais aussi choc intense devant les images de la guerre d'Algérie .

Ces années soixante ont été marquées par une aspiration profonde à se débarrasser des vieilleries et à s'équiper "moderne", sans doute aussi, une façon de chasser loin de soi tous les mauvais souvenirs de la seconde guerre mondiale. 

Mais Albert, son mari , n'est plus de la fête; la cinquantaine usée, ouvrier chez Michelin, il a gardé de son affectation pendant la guerre au Fort de Schoenenbourg sur la Ligne Maginot puis de ses années de captivité une balle près du coeur, balle fictive certes mais il sent que sa vie est finie, et il cherche l'élément moteur qui lui permettra le passage à l'acte. 

Gilles, le fils cadet , découvre la vie avec Balzac en lisant Eugénie Grandet.

Emouvant, tragique mais à la fois rempli de tendresse, d'humour, ce livre est magnifique .

Il nous parle simplement de l'amour, l'amour filial ,omniprésent même s'il est peu exprimé, pudeur des sentiments si tenace encore à cette époque.

Jean-Luc Seigle a décrit avec beaucoup de talent l'ambiance de ces années, il pénétre le coeur de ses personnages avec délicatesse et nous bouleverse.



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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:00

On sort de ce nouveau roman de Sorj Chalandon à genoux , tant l'émotion est grande.

Beaucoup de thèmes essentiels sont abordés dans ce récit plutôt court :

L'engagement politique tout d'abord avec ce que le combat pour  la Palestine a représenté en France au début des années 80 et que l'on a un peu oublié actuellement, d'autres causes ayant chassé cette époque de notre mémoire.

La fidélité en amitié qui érige des devoirs, en particulier celui de respecter les promesses faites, c'est ce qui conduit Georges à partir à Beyrouth pour faire aboutir le projet de son ami Sam de jouer l'Antigone d'Anouilh par des acteurs issus de tous les peuples qui s'affrontent.

La symbolique ensuite , avec le choix d'une oeuvre créée et jouée pendant la seconde guerre mondiale et qui met en avant un personnage , Antigone  , dont l'acte de résistance la conduit à la mort.

L'amour aussi est omniprésent dans le roman, celui de Georges pour sa femme et sa fille, mais également, la fascination amoureuse qu'il a ,vis à vis d'Ismane , l'Antigone qu'a choisie Sam.

L'amour également impossible entre la Palestinienne et le Chrétien, un sentiment qui nait au dessus des barrières mais qui reste utopique.

Utopique également le projet de monter cette pièce en pleine guerre même si les acteurs franchissant les frontières de leurs clans arrivent à se retrouver et à vivre des instants hors du temps, presque magiques, les bombes, aveugles les projettent à nouveau dans la cruelle réalité.

Et puis la guerre, avec toutes ces horreurs , les massacres dans les différents camps, l'absurdité des combats. La raison de Georges, confronté de plein fouet à la violence et à la mort chavire.

Une  nouvelle fois, Sorj Chalandon nous éblouit par sa maitrise de l'intrigue et la puissance de son écriture.

Bien sur, la pièce d'Anouilh est dèjà sur ma table de chevet...


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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 15:09

Voilà un chant à trois voix qui se passent dans le fin fond du Texas dans le pays de Caprock  au moment de la Grande Dépression des années trente.

Celles de Tike Hamlin et de sa femme Ella May. Ces deux-là  s'aiment, font l'amour,  échafaudent des projets: un champ de blé à eux et une maison en pisé batie de leurs mains.

L'autre voix est celle de leur bicoque en bois balayée par les vents, masure insalubre qu'ils louent à un riche propriétaire et qui représente toute la vie misérable des fermiers sans terre qui se refusent à devenir simples métayers, un echelon encore plus bas dans la pauvreté et surtout l'assujetissement vis à vis des gros propriétaires terriens.

Il reste au couple leurs rêves, le désir physique souvent cru , la naissance de leur premier enfant, les chansons de Tyke lorsqu'il travaille et l'aide de Blanche, une jeune infirmière qui vient assister les futures accouchées.

 Woody Guthrie a voulu en écrivant ce roman très atypique y mettre ces combats d'homme engagé de gauche contre le capitalisme et sa proximité avec ces paysans aux premières loges de la crise économique dont il se veut le chantre de la révolte et dont il a partagé les peurs , les coups de gueule et les tempêtes .

Les dialogues sont en argot, et on doit les prendre dans l'esprit de W. Guthrie: coller à la vie de ces gens simples .

Les descriptions des paysages et de la vie ressemblent aux paroles de ses nombreuses chansons, des bouts de phrases brêves, des énumérations assez surprenantes.

L'ensemble dégage d'ailleurs une certaine poésie .

Et le must, c'est de bouquiner en écoutant chanter Woody Guthrie s'accompagnant de sa guitare folk et de son harmonica.

Un grand merci à Babelio et aux Editions Flammarion pour cette découverte surprenante.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 19:30

Olivier Truc, journaliste, connait bien les pays nordiques et avec ce premier roman  fait une entrée remarquée dans le polar puisque son livre a reçu plusieurs belles distinctions.

Cela est amplement mérité car l'intrigue est bien ficelée, le suspens est maintenu jusqu'à la toute fin de l'histoire.

Il nous fait découvrir la Laponie ou pays des samis qui s'étend sur plusieurs pays et est maintenant classée au Patrimoine mondial, en particulier  les territoires de la migration des rennes.

Les samis sont éleveurs de rennes et vivent de façon ancestrale au rythme de la migration de leurs troupeaux, le scooter des neiges ayant remplacé les skis et les chiens sauf pour quelques irréductibles dont Asnak, un des héros de ce roman.

L'histoire se déroule au moment où le soleil refait son apparition après de nombreux jours de nuit polaire, quelques minutes seulement au début et cette apparition est attendu comme une fête par les Samis, attachés à leur traditions, leur mémoire se transmet par des chants, les joïks et des objets sacrés tels les tambours de chaman réputés au pouvoir magique.

L'histoire débute par deux événements , le meurtre de Mattis, un éleveur plutôt paumé et le vol d'un tambour sacré qui devait être le clou d'une importante conférence .

Klemet, d'origine sami et sa jeune coéquipiére Nina font partie de la police des rennes et se retrouvent en première ligne dans les investigations  mais ils sont loin d'imaginer les retentissements de cette enquête.

Le peuple Sami ressemble aux différents peuples indiens en proie à la déchirure entre un ancrage fort dans leurs traditions , l'amour de la nature et la necessité d'évoluer vers un mode de vie plus adapté au monde moderne, une dichotomie qui est souvent mal vécue, engendrant violence, alcoolisme ou repli sur soi-même.

Les méchants sont bien méchants, avec un petit manque de nuances à mon avis.

Mais globalement, il y a bien peu de reproches à faire , parfois quelques longueurs et quelques maladresses lorsque l'écrivain décrit les états d'âme d'amoureux transis de Klemet en particulier.

Les rebondissements  sont nombreux et le style tout à fait plaisant.

Une très bonne lecture , mais attention de bien se couvrir , les températures dites clémentes avoisinnent les - 20 degrés, j'en grelotte encore.

 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 11:19

Une histoire policière bien menée par quelqu'un qui connait parfaitement à la fois le monde juridique , à la fois le milieu ostréicole puisqu'il en partage les deux vies .

Et un grand connaisseur du microcosme bordelais et du Cap-Ferret avec ses codes , ses habitants , ses petits et grands secrets, ses ragots, ses faiblesses...

Bien sûr, ce livre est surtout interessant pour qui cotoie ce milieu assez fermé et plutôt élitiste, pas toujours aussi brillant qu'il veut bien paraitre et il est amusant et peu difficile de reconnaitre certaines figures locales .

Bernard Cazaubon, en profite d'ailleurs pour régler quelques comptes, c'est de bonne guerre...

L'intrigue est simple, Bernajuzan est accusé du meurtre de sa femme, Agnés, si belle mais si volage, et est défendu aux Assises par le Ténor du barreau Maitre Cazanova.

Faux témoignages, jolie fliquette, collaboratrice sexy et couples brisés mettent du piment dans cette histoire qui fait également référence à la tauromachie, une autre facette du Sud -Ouest , cela se laisse lire d'une traite avec un certain plaisir , matiné pour ma part d'un regard un  peu amusé  pour m'être frotté à  ce joli petit monde !

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 16:00

Nouvel opus consacré à l'Estonie qui aurait pu également s'appeler Purge comme le volume précédent.

Car le jeu de dupes auquel se sont livrés les soviétiques et les allemands autour de la période de la seconde guerre mondiale a frisé la déportation totale , voire l'extermination des Estoniens de souche qui ont lutté pour une Estonie libre,les Fréres de la forêt , comme ils se sont baptisés et qui ont connu pendant 5 petits jours la liberté de leur pays!

C'est assez difficile à suivre sans une connaissance minimale de l'histoire du pays , balloté donc entre l'occupation soviétique et l'invasion par l'Allemagne nazie que certains ont cru libératrice .

Nous suivons le destin ambigu d'Edgar Parts, un homme antipathique, opportuniste qui manoeuvre habilement entre les différents occupants de son pays et son cousin Roland, personnage plus attachant mais dont nous perdons la trace assez vite et dont le devenir reste plutôt mystérieux , ainsi que Juudit, la femme d'Edgar , mal mariée et qui ne fait pas vraiment les bons choix, être à la dérive que l'on plaint finalement.

Le roman alterne les périodes  entre 1941-42 et les années 60 ce qui ne facilite pas forcément la fluidité déjà assez ardue de l'intrigue.

Cela reste pour les lecteurs curieux de l'histoire de ces petits pays baltes un ouvrage interessant avec en particulier, l' épisode édifiant du massacre du camp Klooga .

J'ai personnellement préféré Purge, dont l'histoire est plus immédiatement abordable et les personnages beaucoup plus attachants.

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Au Milieu De L'océan De Mes Pensées, Un Petit Radeau

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