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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 12:15
Les vacanciers d'Emma Staub

Fuyons à grandes enjambées la famille Post lorsqu'elle débarque dans une belle villa de Majorque pour 2 semaines de vacances .

Vacances, synonyme généralement de repos et de détente mais pas pour cette famille qui trimballe ses problèmes dans ses bagages : le couple : Franny qui passe son temps en cuisine et en courses et Jim qui a fauté avec la stagiaire et espère encore sauver son mariage, le fils Bobby et sa copine mal assortie Carmen, la fille Sylvia qui voudrait bien perdre sa virginité et le couple d'amis homosexuels dans le affres de l'adoption .

Psychologie de pacotille , cela en tout cas met les neurones en vacances mais exaspère les

nerfs ...

Entre banalités et caricatures, il est bien difficile de trouver un vrai plaisir à cette lecture que j'ai pourtant poursuivie courageusement jusqu'à la fin, Masse critique oblige ...

Merci à Babelio et aux éditions Presse de la cité .

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 22:10
La fille du train de Paula Hawkins

Ca commence comme dans une émission de télé-réalité, du moins je l'imagine car ce n'est pas ma tasse de thé ou comme dans un jeu vidéo, je l'imagine aussi ... Une femme, Rachel, tous les matins observe de la vitre du train qui l'emmène à son travail , une certaine maison et ses habitants et leur invente une vie de rêve, jusqu'à ce que, un matin quelque chose cloche et là débute vraiment le suspens qu'il ne faut surtout pas dévoiler ...

Rachel a bien besoin de fantasmer sur la vie heureuse d'inconnus , elle qui est alcoolique, divorcée et qui a perdu son boulot, pourtant elle fait comme si, elle prend le train tous les matins et tous les soirs.

L'histoire est racontée à tour de rôle par des femmes, Rachel donc , Megan, la femme de la maison scrutée par la vitre du wagon et Anna, la nouvelle femme de Tom , l'ex de Rachel et voisine de Megan .

Aucune, en fait, n'a vraiment une existence simple, chacune traine à sa manière ses valises plus ou moins lourdes et encombrantes et cette complexité des personnages se mêle à la tension de l'intrigue en rajoutant une profondeur psychologique avec ses réflexions sur le couple et le désir, la maternité , la violence latente et la dépendance à l'alcool comme échappatoire à la médiocrité et à une vie ratée : on peut comprendre l'engouement que ce roman remporte: n'est-il pas un peu le reflet ou la crainte de chacun ?

On est plus embarqué dans un tortillard que dans un TGV, mais cela laisse le temps d'observer , de laisser monter la pression et cela est fort bien fait ...

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 17:49
Je veux devenir moine zen de Kiyohiro  Miura

Je veux devenir moine zen: c'est ce qu'annonce de but en blanc Ryôta , un petit garçon à son père lorsqu'ils rentrent tous deux d'une séance de zazen.

Ce n'est pas, contrairement à ce que le titre pourrait laisser supposer, la description des étapes de l'initiation d'un futur moine mais le cheminement de la réaction du père : réflexions sur l'ambition projetée sur ses enfants, sur la paternité et sur l'évolution d'un couple lorsqu'un enfant quitte le nid familial.

Pas évident pour ces parents d'accepter le choix de leur fils, on peut d'ailleurs se poser la question de savoir si cette affirmation formulée par un enfant si jeune n'est pas ensuite entretenue par les adultes , le père d'abord qui peine lui même à trouver le bon chemin dans sa vie par manque de courage et d'initiatives , et puis cette nonne vieillissante et peu sympathique qui voit dans le jeune garçon son successeur à la tête du temple.

Comment réagir lorsque votre fils change de prénom et de nom, à qui on attribue de nouveaux parents et ne revient plus au domicile familial, devenant un étranger pour les siens.

Pas facile de tourner la page !

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 14:50
Légendes d'Afrique -collectif

Une couverture chatoyante pour un recueil de récits !

Grâce à la préface de Marc Bailly, le lecteur est prévenu qu'il s'agit d'une anthologie mélangeant la science-fiction, le fantastique (mais avec l'Afrique, on en est jamais bien loin ) et les contes.

Mon grand regret a été bien sur de ne découvrir aucun écrivain africain, ce qui est surprenant et fort dommage pour ce genre de livre.

Les textes sont dans l'ensemble assez courts, de bonne qualité pour la majorité, on sent que les auteurs se sont pris au jeu et que les Légendes africaines font encore rêver en relevant qu'un certain nombre de textes se passe en Egypte qui fait toujours autant fantasmé.

Ce livre satisfera ceux qui aiment les histoires brèves et représentera une pause récréative aux autres lecteurs.

Mention spéciale pour Gudule qui a inspiré l'idée de ce recueil à Marc Bailly avec son joli texte : La rose blanche du Caire et qui nous a quitté récemment; peut-être a t'elle été réincarnée en Reine égyptienne ?

Je remercie Babelio et les Editons Elenya pour ce moment hors du temps .

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 16:09
Le Règne du vivant d'Alice Ferney

Qu'Alice Ferney se rassure : j'ai cru à la véracité du personnage principal : l'activiste Magnus Wallace et j'aurai bien aimé voir les films tournés pendant les expéditions de l'Arrowhead par le cinéaste et narrateur des événements Gerald Asmussen .

En fait, il s'avère , artifice ou volonté de la part de l'auteur, que ce traqueur de chasseurs de baleines ressemble fort à Paul Watson, éco-guerrier comme il se nomme lui-même et fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society ...

Le prologue est magnifique et on est plongé immédiatement , enfin plongé étant une image car l'eau n'est pas bien chaude ... au milieu de l'océan austral dans le sillage des majestueuses baleines à la poursuite des navires usines japonais décimeurs de cétacés .

Combat d'écologistes engagés aussi bien dans la réserve marine des Iles Galapagos contre les pécheurs à la palangre que dans les eaux du Costa Rica contre les coupeurs d'ailerons de requin.

Difficile de ne pas constater et déplorer la vaste prédation que l'homme pratique dans le milieu marin, les causes en sont multiples mais les résultats malheureusement aboutissent à une dégradation de la diversité et à une pollution délétère pour le Règne du vivant dont il fait également partie même si les profits immédiats sont placés au premier plan.

Des Magnus Wallace, il y en a heureusement quelques uns sur mer et sur terre dont Paul Watson mais leurs combats sont d'autant plus difficiles que ces activistes sont peu, voire pas suivis par les instances dirigeantes, vus plutôt comme perturbateurs de l'ordre public .

Alice Ferney sort de ses sentiers habituels avec un roman qui montre sans juger mais qui fait réfléchir le lecteur sans doute déjà convaincu par avance lorsqu'il fait le choix de sa lecture , on ne peut rester insensible et passif : ce n'est pas imaginable que cette bataille soit déjà perdue !

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 21:21
Pietra viva de Leonor de Recondo

Léger comme la poussière du marbre, s'infiltrant dans chaque interstice, chaque pore de la peau, voile blanc comme la grâce des courbes des statues du jeune maitre Michelangello .

Puissant comme le bloc de marbre qui tombe de la montagne poussé par les tailleurs de pierre que le sculpteur aime fréquenter ;

Dur comme le centre de la pierre sous le ciseau de l'artiste et comme la carapace qui entoure son coeur, cette pietra viva mais qui va aussi se fissurer comme la veine minérale et se mettre à vibrer pour le rire d'un enfant, un parfum oublié et le visage de la mère disparue effacé par les années .

Un petit moment d'éternité en quelques pages .

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 13:55
Mirage de Douglas Kennedy

J'aime bien Douglas Kennedy, il a une bonne tête et un abord médiatique sympa mais je ne suis pas une inconditionnelle, certains de ces romans ne m'ont pas vraiment plu.

Mirage fera partie d'une catégorie assez mitigée :

Après un début prometteur , une bonne centaine de pages que j'ai dévoré, j'ai finalement été excédé par les multiples indécisions de Robyn, la principale héroïne et la pléthore de billets de dollars et de dirhams rappelant qu'elle est une expert-comptable experte en chiffres et en changement de billets d'avion, Douglas Kennedy a t'il des comptes à régler avec les compagnies aériennes ?

Les personnages manquent souvent de finesse , allant des très très méchants et des crapules aux très gentils , surtout quand ils n'ont pas un dirham en poche .

Mais on trouve également de beaux moments, en particulier les jours que Robyn passe dans une tente berbère perdue dans un petit oasis en compagnie de femmes , magnifique exemple de générosité .

Quant au thème sur le mariage et ses mirages, on peut épiloguer sans fin, faire une tonne de romans , il reste à mon humble avis que deux êtres même unis par les liens de l'amour ne feront jamais une seule entité et que certains secrets sont essentiels à la survie de son moi profond ; après c'est une question de nuance et de confiance ... Vaste programme !

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 21:55
Aucun homme ni dieu de William Giraldi

Un écrivain de "nature writing" ,Russel Core a passé une année à étudier une meute de loup et,a, à ce titre, acquis une réputation de connaisseur et contre son gré ,de chasseur de loups; c'est pour cela qu'il est appelé à Keenut, un village perdu au fin fond de l'Alaska pour supprimer un loup mangeur d'enfants ...

Le début de ce roman m'a semblé de bon augure car, comme cela est précisé rapidement, il y a confusion avec le rôle de Russel Core , avant tout observateur et plus admiratif de l'organisation et de la vie sociale des loups que décimeur, mais l'histoire s'oriente vite vers quelque-chose de beaucoup plus glauque et on perd de vue assez rapidement la gente lupine, pour assister à une double course poursuite entre êtres humains , disséminant au passage quelques cadavres .

Je n'insisterai ni sur les protagonistes ni sur les causes de ce carnage, ce serait dévoiler toute l'intrigue .

Gens de Keenut et climat particulièrement hostiles, on se demande comme Russel Core dans quel monde on est tombé, au- delà de toute humanité, recouvert de neige et dans un froid intense avec un soleil quasi inexistant .

Un sentiment de malaise a pris le pas sur le plaisir de ma lecture malgré une écriture fluide, dommage !

Homo homini lupus est ...

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 18:38
La planète des grands singes -Savoir juniors

Très bel ouvrage qui ravira le jeune public curieux et amoureux de la nature mais certainement aussi les adultes , par son propos clair et didactique sans tomber dans le savoir prétentieux ou infantilisant.

Les photos sont plutôt expressives et les dessins qui, au premier abord lorsque j'ai feuilleté le livre m'avaient paru démodés dans ce genre d'ouvrage , sont magnifiques et complètent bien le texte.

Les chapitres sont assez courts, et abordent de nombreux sujets qui s'avèrent tous intéressants et complémentaires car après la présentation classique des grands singes, les autres points abordent le choc de la découverte , racontent de nombreuses anecdotes en passant par les représentations cinématographiques puis la profession de primatologue avec interviews à la clé, insistant également sur ce que ces singes ont à nous apprendre.

Bien sûr, la menace d'extinction ou de péril pesant sur les grands singes occupe une place importante et les auteurs sensibilisent les jeunes à la préservation de la nature et à la protection de ces animaux si proches de nous .

Si toute la collection Savoirs juniors est de cette qualité, petits et grands vont se régaler...

Je remercie vivement Babelio et Belin jeunesse pour ce moment ludique et instructif.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 18:35
Le dernier gardien d'Ellis Island de Gaëlle Josse

On ne peut s'empêcher de faire un parallèle, bien que le contexte soit fort différent, entre Ellis Island, îlot situé à l'embouchure de l'Hudson en face de la statue de la Liberté et point de passage obligé au début du XX ème siècle pour les paquebots arrivant d'Europe avec son centre de l'immigration pour de nombreux passagers dont beaucoup d'Italiens aspirant à une vie nouvelle et l'arrivée à notre époque d'épaves flottantes débordant d'Africains débarquant sur les côtes italiennes espérant eux aussi un monde meilleur.

Gaëlle Josse a choisi de nous raconter les dernières heures passées sur cette île par John Mitchell , le directeur de ce centre qui va définitivement fermer à travers une confession écrite sous le coup de l'urgence, lui qui a passé la plus grande partie de sa vie là et qui au moment de revenir sur la terre ferme pour une retraite sans attrait , ressent le besoin de raconter ce qu'il y a vécu: ses moments intimes avec les jours heureux partagés avec sa femme comme ses tourments et ses remords , et sa vie professionnelle côtoyant les migrants, leurs aspirations, leur angoisse de laisser leurs pauvres bagages le temps du passage devant les agents, sésame sans recours vers la Porte d'Or, l'Amérique ...

Beaucoup d'émotion, de justesse en peu de pages , Gaëlle Josse sait aller droit au coeur .

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Au Milieu De L'océan De Mes Pensées, Un Petit Radeau

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