Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 14:23

Sans doute faut-il une certaine maturité pour apprécier les romans de Françoise Sagan, j'avais déjà eu cette impression en relisant  Bonjour Tristesse.

L'écriture est fluide, avec une langue riche, non chargée et jamais vulgaire.

Bien sûr, il s'agit d'une époque révolue, les années soixante qui paraissent maintenant si insouciantes, d'un milieu snob avec de jeunes adultes entretenus et oisifs.

Mais avec cette distance d'un autre siècle et celle que l'on met avec l'expérience vis à vis de moeurs déphasés , j'ai aimé cette histoire de passion entre Lucile et Antoine , cette quête vaine du bonheur et le ragrd que Françoise Sagan portait sur les gens qu'elle fréquentait.

 " Comme un volcan devenu vieux , mon coeur bat lentement la Chamade .

La lave tiède de tes yeux coule dans mes veines malades..." dit le chanteur .

 

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 10:41

Vous allez vous moquer de moi ou alors je vais choquer les puristes: j'ai confondu R.J.Ellory et James Ellroy !

Mais, je me suis rendu compte très vite que les styles étaient bien différents...

Les ingrédients de ce polar sont archi classiques, Franck Parrish est un flic alcoolique, divorcé, dépressif, ne se remettant pas de la mort de son coéquipier, aux relations tendues et difficiles avec ses enfants, sa hierarchie et le monde en général, malheureux, tenace, pugnace tel un Pitbull, fonctionnant à l'intuition, remonté contre son père , ancien policier auréolé de gloire , mort dans des conditions louches et qu'il tient pour un escroc.

Et tout cela , ça marche, ça fonctionne et on est scotché à l'intrigue.

Adroitement, Ellory introduit l'histoire du père de Franck lors de ses entretiens avec une jeune femme psychothérapeute et nous livre la version des Anges de New-York, magouilles et combines à grande échelle ...

L'enquête de Franck Parrish nous entraine à la poursuite d'un tueur de jeunes filles dans un contexte sordide de pornographie, meurtres et tortures au delà de l'imagination dans l'horreur.

Roman abordé en Audio-livre, ce qui m'a paru un peu long mais lié à mes habitudes d'écoute en voiture, j'ai failli céder à la tentation d'utiliser mon véhicule uniquement pour savoir la suite de l'histoire ...

 

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 18:37

J'aime bien Philippe Claudel , l'ambiance de  ses livres, celui-ci avait échappé à ma

vigilance .

Le début du roman intrigue, qu'est-ce donc que cette drôle de ville, cette Entreprise qui semble gigantesque ,ces gens bizarres, il y a du Kafka la- dessous...

L'impression de surprise passée, j'ai eu la sensation de me retrouver dans certains rêves absurdes , des chambres d'hôtel aux dimensions improbables, ces files d'individus que l'on ne peut franchir , ces rencontres déroutantes.

Interrogation de ce qu'est l'homme parmi les autres,? Un mouton à la Philippe Murray ?

Et le Fondateur , un Dieu ou Big Brother ?

Finalement la chute m'a dérangée, mis mal à l'aise .

Ce n'aura pas été la rencontre habituellement plaisante même si elle peut être parfois dérangeante avec cet écrivain, une histoire trop absurde et inquietante , j'attendais autre chose  .

 

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 16:44

Notre Dame du Nil est un pensionnat "modèle" pour jeunes filles de bonne famille rwandaise, en l'occurrence de l'ethnie Hutu, celle au pouvoir et pour faire bonne figure avec son quota de  Tutsis considérées comme des parasites.

Ce lycée, censé formé l'élite féminine de demain est surtout un établissement suffisamment éloigné pour tenter de préserver la virginité des demoiselles avant le mariage.

Ce microcosme reproduit la société rwandaise  avec ,d'une part, ses différentes ethnies et les querelles ancestrales reproduisant les violences que connait de façon chronique le pays, la rigidité des religieuses et l'ambiguité du prêtre plus occupé à regarder les jolies filles qu'à donner un vrai sens à une foi importée lors de la colonisation du Rwanda, les jeunes enseignants arrivés de Belgique ou de France, un peu perdus dans cette fournaise et d'autre part les reliquats nostalgiques de l'ancienne colonie belge.

Se détache de tout ce petit monde , Monsieur de Fontenaille, qui apporte une touche originale, voire exotique,  avec son obsession de l'histoire ancienne des Tutsis et de leur mémoire oubliée et qui dans sa folie entrainera à sa perte sa déesse réincarnée.

Bien sûr, il est difficile de ne pas prendre le parti des opprimés, mais ce livre ayant été écrit par une Tutsi rescapée des génocides, peut-être n'avons nous pas une vision totalement objective.

Cela reste cependant un livre intéressant, de lecture aisée avec une langue agréable  et qui m'a plu.

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 17:12

Le titre de ce roman donne une idée parfaite de l'ambiance du livre: pas un instant de répit dans l'escalade du Mal.

Les chapitres assez courts se succédent mettant en scène plusieurs personnages dont les histoires vont se recouper .

De l'Ohio et de la Virginie occidentale, on ne voit que des motels sordides, des cafés malfamés, des bois sanglants et des chemins d'enfer !

Pas un moment pour souffler un peu, l'horreur des sacrifices  succéde aux viols, et aux meurtres, avec un petit détour par la pédophilie .

La mise en scène de Pollock est rapide avec des êtres qui vont jusqu'au bout de leur idéal , de leur foi ou de leur pulsion.

C'est fort, fort en situations sordides et fort parce que malgré la répulsion que cela entraine, l'écriture est rapide , bien ficelée et je suis restée scotchée jusqu'au bout , espérant peut-être un peu de lumière ou d'espoir, une once de rédemption mais même Arvin, le seul protagoniste qui attire un tant soit peu de sympathie sombre dans la violence pour sauver sa peau.

Ouf quel livre, j'ai été contente de le refermer , allons chercher un livre plein de fraicheur pour oublier le gout amer et nauséeux qu'il laisse ...

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 10:36

C'est avec une petite appréhension que j'ai abordé ce deuxième roman de Joseph Boyden: comme un rendez-vous amoureux après l'éblouissement de la première rencontre, le coup de coeur allait -il se renouveler ?

Le canevas est du même type, monologue à deux voix entre un ancien l'Oncle Will, le fils de Xavier Bird dont nous avions suivi le retour au pays après l'enfer des tranchées dans Le chemin des âmes et Annie, la nièce , jeune femme à la recherche de sa soeur Suzanne.

Moins poignant que le roman précedent car il manque la dimension douloureuse et épique du vécu d'un conflit mondial , celui-ci rentre peut-être plus profondement dans l'ambiguité de la vie de ces indiens, arrachés à leur tradition par l'irruption de la civilisation moderne mais plongés dans ce que cette même civilisation peut apporter de plus pervers , la dépendance à l'alcool pour Will et la superficialité d'une vie pseudo-mondaine dans le milieu de la mode avec la drogue, l'argent facile , la réussite fulgurante qui précéde la chute inattendue et brutale, tout cela mélé aux milieux louches et aux trafics en tout genre .

Avec brio, Joseph Boyden arrive à montrer imperceptiblement ,l'incroyable capacité de ce peuple alors que tout contribue à leur faire perdre leur âme à se ressourcer en retrouvant les gestes ancestraux: il est étonnant de voir Annie passer des feux des projecteurs et des flashs des photos à la traque des castors en hiver,et de suivre le combat de Will plongé dans le coma pour survivre;  qui peut réaliser de tels exploits en dehors d'humains au caractère  forgé par des générations d'hommes vaillants  ?

Les personnages, principaux comme secondaires sont une nouvelle fois attachants , sauf les méchants qui le sont vraiment !

Tout cela avec tact et pudeur dans un style fluide et élégant.

Donc j'applaudis l'artiste et réclame un bis (en fait plutôt un ter )...

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 16:49

Après avoir découvert Joseph Boyden dans le magnifique et bouleversant roman Le chemin des âmes, j'ai bien entendu poursuivi par ce recueil de nouvelles :  nous sommes loin des indiens de légende du far West, loin déjà géographiquement car le Nord, c'est celui du Canada, l'Ontario et loin du mode de vie ancestrale. Un peuple entre deux mondes , celui des ancètres et celui des Blancs et qui souvent erre entre les deux, retrouvant parfois des coutumes et des croyances , adoptant parfois avec beaucoup d'enthousiasme des divertissements nouveaux comme le Bingo, mais trop souvent sombrant dans l'alcool, la drogue et la violence.

Ces nouvelles abordent ces thémes sans misérabilisme, voyeurisme ni fatalisme, elles montrent des hommes et des femmes fiers de leurs origines et de leurs racineset portent malgrè les difficultés inhérentes à ces minorités  une lueur d'espoir .

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 10:53

"Je voudrais te transmettre le frisson des départs dans l'allégresse des matins silencieux" comme dit le poète breton Xavier Grall qui a inspiré le titre de ce très bel ouvrage.

Livre à deux voix, deux visages, bretons d'origine ou de coeur.

Yvon Boëlle, photographe-voyageur a choisi parmi ses nombreux clichés de magnifiques évocations du voyage, routes ou chemins, rencontres ou solitude des grandes étendues sauvages .

Nous cheminons depuis la Bretagne vers ses voisins celtes , nous marchons vers le Mont Saint-Michel puis partons sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle.

Les photos, en noir en blanc ou en couleurs transportent vers l'ailleurs , vers le rêve ou la méditation mais également vers l'autre, car si les paysages inspirent la contemplation, les portraits sont le reflet des échanges et du partage.

Les petits textes accompagnant les photos sont concis, allant droit au but et touchant de vérité et de sincérité.

Jean-Claude Bourlès, écrivain randonneur nous offre une réflexion sur le départ, à travers son expérience commençant dès l'enfance avec la découverte des récits de voyage, et je me suis revue aussi dévorant les livres de Jack London ou de Kessel lorsque le microcosme de l'enfance devient étouffant.

Son premier voyage, il le fera pour son service militaire en Allemagne et découvrira le plaisir de sillonner les chemins de la Forêt Noire.

Et plus que le terme de voyage, c'est celui de partir qui s'impose, ballade , randonnée , route ,périple, escapade ... les formes et les termes sont nombreux.

De ses nombreuses pérégrinations, il nous livre peu de choses,  heureusement car sinon cela prendrait l'allure d'un catalogue rébarbatif de voyagiste .

C'est plus une analyse sur les motivations profondes , agrémentées de références littéraires.

Puis peu à peu s'ébauche l'empreinte de ses  pas sur ceux des pélerins, ici, tous les chemins ne mènent pas à Rome mais à Saint Jacques de Compostelle.

Sans oublier, une chose essentielle pour moi aussi, la musique qui rythme le pas et accompagne le marcheur , un élément indissociable du voyage .

Bref, vous l'aurez compris si vous êtes parvenus à la fin de ma critique, j'ai été conquise par nos bourlingueurs, mon sac est prêt mais je suis la seule à savoir s'il est rempli de bouquins ou de semelles de vent, peut-être les deux ?

Un grand merci à Babelio et aux éditions Salvator.


 

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 17:37

Grenouilles, c'est d'abord un jeu de mot , une homonymie entre le batracien et le bébé en chinois dont les vagissements évoqueraient ceux de la bestiole , en Chine peut-être puisqu'il s'agit de grenouilles -taureaux ...

Je suis peu attirée par la littérature chinoise , étant restée à l'évocation de la vie dans les campagnes à l'époque de Pearl Buck dans les années 1920 , livres lus il y a belle lurette .

De nombreuses années ont passé ainsi qu'une révolution quand l'histoire que veut raconter le dénommé Tétard débute.

Tétard est le nom que se donne Wan le Pied, alias Petit Trot lorsqu'il écrit le récit de la vie de sa tante, Wan le Coeur, gynécologue réputée  et au tempérament bien trempé , qui passe d'un accouchement à un avortement et qui finit sa carriere et sa vie avec une belle pirouette inattendue.

Dans un long récit, il nous entraine dans ses souvenirs, souvent cocasses , racontés de manière humoristique mais également dans les incohérences et les aberrations de la politique de Mao en particulier en ce qui concerne le planning familial et la politique de l'enfant unique avec les drames que cela entraine.

Peu à peu s'ébauche une forme de résistance à la pensée unique, l'ouverture vers un autre monde et un mode de vie différent.

Les temples démolis pendant la révolution culturelle sont reconstruits et les coutumes ancestrales , jamais abandonnées rejaillissent au grand jour .

Reste l'amitié indéfectible entre les amis d'enfance et un code d'honneur que les années n'effacent pas .

Lecture intéressante car j'y ai appris beaucoup de choses mais parfois un peu longue, j'ai craqué au début de la pièce de théatre, chef d'oeuvre de Tétard accouché avec forceps !

 

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article
23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 15:57

Le nombre de critiques publiées sur ce livre m'incitent à rester humble et brève.

Ecouté en Audio-livre, cela a été pour moi un coup de poing.

Après un tableau plutôt idyllique d'une famille nombreuse avec des parents originaux, des enfants si beaux qu'ils servent de modéles pour les photos de mode , nous assistons à la déchirure de cette belle façade qui se lézarde à la mort accidentelle d'Antonin et nous entrons dans un monde de froideur, d'inceste , de suicide et de psychose...

Cela m'a entrainé un sentiment de malaise avec un peu trop de voyeurisme à mon goût.

Je comprends combien cette quête a pu être à la fois difficile et essentielle pour Delphine de Vigan , qu'il lui fallait  "casser" la sorte de malédiction ou de fatalité de cette famille , pour elle d'une part et aussi et peut-être surtout pour ses enfants, cela me parait le plus important .

Et  puis tenter de chasser ce sentiment de culpabilité vis à vis de sa mère qu'elle n'appelle Maman que lorsqu'elle découvre son cadavre, elle l'a fui de son vivant comme on fuit un danger mais cette mère en était un pour ses jeunes enfants , elle a guetté sa rechute , elle n'a pas su voir sa souffrance à la mort de sa mère Yann.

Elle réhabilite à sa façon la mémoire de cette mère et elle le fait bien .

Repost 0
Published by spleen - dans litterature
commenter cet article

Au Milieu De L'océan De Mes Pensées, Un Petit Radeau

  • : le journal de Louloune
  • : Parler de mes lectures, partager mes coups de coeur,mes bonnes et aussi mes moins bonnes surprises, decouvrir d'autres choses...
  • Contact

Recherche

Liens