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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 15:01

 

Très bonne surprise avec cette BD, ou plutôt roman graphique ( il faudra m'expliquer la différence !)

En quelques bulles aux couleurs chatoyantes, agréables à regarder, nous faisons la connaissance de six personnages qui habitent dans la même rue deux immeubles face à face.

Chacun poursuit sa vie avec ses peines et ses espoirs , souvent remplie de solitude et de non-dits.

Le lien est créé par Monsieur Armand qui a installé une minuscule bibliothèque sur le rebord de sa fenêtre, façon subtile de rentrer en contact avec les voisins, d'amorcer le dialogue.

C'est tendre, on sourit et on est triste avec eux, il n'y a pas de mièvrerie dans ces petites histoires et les personnages sont transfigurés à la fin de l'ouvrage avec un large sourire aux lèvres et plus de légèreté au coeur.

Que cela fait du bien de lire une BD sans violence, qui met du baume au coeur également du lecteur car on se dit que tout n'est pas perdu tant qu'il reste un fond d'humanité et de chaleur.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 14:56

C'est toujours avec une petite pointe d'angoisse que l'on aborde un deuxième roman après l' excellente surprise du Club des incorrigibles optimistes.

Et bien , pour mon plus grand plaisir, cette nouvelle histoire est au moins aussi réussie avec le petit plus de croiser des personnages du roman précédent ce qui apporte un éclairage nouveau.

Jean-Michel Guenassia maitrise à la perfection la construction du roman ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais .

Ce sont d'abord les différentes étapes de la vie de Joseph Kaplan , brillant jeune chercheur juif né à Prague qui s'enchainent , parfois de sa propre initiative mais souvent menées par les événements .

D'un jeune homme aux idées affirmées mais aux passages à l'acte plus difficiles qui lui vaudront de perdre quelques uns de ses amis et amours, nous le voyons évoluer en maturité, surtout après son séjour éprouvrant dans le bled algérien pendant la seconde guerre mondiale puis conduire sa destinée même si on ne maitrise jamais les sentiments des êtres avec qui on partage sa vie.

Avec comme leitmotiv la musique de Carlos Gardel et le tango que Joseph danse comme un dieu.

Arrive la toute dernière partie du roman où le titre prend tout son sens, petite histoire dans la Grande, tout à fait plausible et que l'on osait imaginer tant la musique argentine sert de fil conducteur .

Bravo Monsieur G, vous m'avez fait chavirer le coeur comme le tango fait chavirer le corps !

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 16:16

Court récit rempli de nostalgie magnifiquement écrit par Zweig;

L'amour que ressent  Louis est mis sur un piedestal parce que c'est un premier vrai amour , qu'il s'agit de la jeune femme de son mentor et qu' il oublie pour la première fois sa condition d'homme pauvre qu'il vit avec un sentiment d'infériorité.

La séparation alors que les amoureux viennent de se déclarer enfin leur flamme magnifie cette passion.

 Les pensées de Louis devenues vite obsessionnelles uniquement dirigées vers l'aimée vont petit à petit se transformer en souvenir enfoui avec une blessure qui reste à fleur de peau .

Mais lorsqu'il provoque leurs retrouvailles lors de son retour 9 ans plus tard, ce sont les souvenirs des moments passés qui  resurgissent et prennent le pas sur la nouvelle rencontre de deux êtres qui ont changé et vieilli et qui sans se l'avouer se sont imperceptiblement éloignés.

La fin avec les vers de Verlaine laisse au lecteur le choix d'imaginer l'avenir de ce couple qui n'en a jamais été vraiment un.

L'amour doit quelquefois rester rêvé, sublimé , c'est un constat triste et amer et c'est le sentiment que j'ai eu en finissant cette nouvelle remarquable.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 17:57

Ce doit être l'annonce de l'arrivée du froid qui oriente actuellement mes lectures vers des contrées polaires!

Encore une histoire au Groenland, un beau récit, simple, bien écrit et émouvant sur une tribu d'esquimaux qui a aujourd'hui disparue.

C'est Ninioq  la grand-mère qui raconte sa vie, les coutumes de son peuple, les invocations des esprits des animaux lorsqu'on les tue , la disparition des rennes ...

Transmission du savoir ancestral à son petit fils Manik avec fébrilité parce qu'elle est arrivée au bout de sa vie .

Je n'en dirai pas plus de l'intrigue car sa découverte doit rester intacte pour en conserver la candeur et pour moi une fin à laquelle je ne m'attendais  pas .

Une bonne lecture au coin du feu qu'on apprécie encore plus !

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 19:16

Etonnant roman.

Ce récit assez court est principalement écrit à la première personne sous la forme d'un rapport que l'abbé inquisiteur Montanus adresse à son évéque .

Court Serpent est le nom du bateau construit pour mener une expédition à la fin du XIVème siècle en Nouvelle Thulé, pays situé au Nord de l'Islande au Groenland pour retrouver les colonies évangélisées de nombreuses années auparavant.

Le climat plus que hostile avec une période glaciaire inhabituelle rend l'expédition plus périlleuse et éprouvante , certains colons ont survécu  dans un dénuement extrème autant dans leur subsistance que dans leurs moeurs, cotoyant  les rares indigènes et rejetant les publicains , les sangs mélés.

La sauvagerie est de tout bord , l'oeuvre du Malin autant que les méthodes inspirées de l'inquisition, c'est ce qui fait l'intérêt principal de ce livre ...

Le cannibalisme permet de survivre et ce qui apparait comme abject aux membres de l'expédition devient finalement salutaire .

L'expédition sera un fiasco et finira en fuite inavouée.

J'ai été soulagée de finir ce livre à l'atmosphère si noire et pesante  et aux descriptions si horribles.

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 12:44

Deuxième tome de la trilogie Le Siècle et encore un gros pavé.

J'ai été moins enthousiasmée que par la première partie, le début patine un peu sur 200 pages avec les émois amoureux et les flirts des enfants des personnages dont nous avons fait connaissance précédemment, j'ai trouvé cela long et sans grand intérêt.

Ensuite nous assistons à la montée du nazisme, en particulier en Angleterre ce que je ne savais pas.

Nous suivons toujours l'histoire de familles américaines, anglaises et russes, confrontées cette fois à la seconde guerre mondiale.

La recette est toujours la même mais fonctionne aussi bien, petites histoires au centre de la Grande, cela permet de rentrer dans certains détails historiques sans que l'on ait l'impression d'être dans un documentaire.

Bien sûr, les ficelles sont parfois un peu grosses et les intrigues cousues de fil blanc, mais la patte de Ken Follett fait avaler facilement toutes les couleuvres , c'est tout son art d'écrivain, sa plume magique !

La vie des allemands, surtout ceux qui se sont opposés d'emblée à Hitler est particulierement bien décrite et interessante.

L'extermination des juifs est  peu narrée dans ce livre, mais les ouvrages relatant ces tragiques événements ne manquent pas, Ken Follett par contre nous raconte le programme d'extermination des malades mentaux, des handicapés et des incurables: Aktion t4 beaucoup moins connu.

Mon grand regret : l'absence totale, comme dans le premier volume de personnages français alors que beaucoup de scénes se passent en France , l'absence d'évocation des hommes politiques français, De Gaulle par exemple n'est jamais mentionné, même à Londres ; les résistants sont de toutes les nationalités sauf française, je ne ferai pas preuve de chauvinisme mais j'ai trouvé cela un peu choquant.

Bon, je n'en veux cependant pas à Ken Follett, écrivain hors du commun qui me fait passer des moments intenses .

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 12:51

Lorsque j'ai posé la question de ce qu'elle faisait lire à ses éléves de l'Université de Boston à une jeune professeur de littérature américaine rencontrée cet été sur les bords de la Garonne , elle m'a simplement répondu: Toni Morrison...

Cette grande dame de la littérature américaine n'a plus grand chose à prouver, pourtant son dernier roman fort court contient tous les thèmes chers à l'auteur, l'enfance , la ségrégation et son lot de violences, la guerre et ses ravages physiques et psychologiques , la culpabilité et la rédemption et comme bouée de sauvetage, l'amour fraternel.

Je ne ferai pas une pâle copie des excellentes critiques lues sur Babelio, c'est un livre magnifique à l'écriture précise et forte qu'il faut absolument lire.

 Trop parfait ou trop concis, manque pour moi un petit quelque chose pour le classer dans mes coups de coeur !

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 11:17

Bien sûr, il ne faut pas faire une comparaison avec Les piliers de la terre qui représente à mon avis, le summum dans l'oeuvre du maitre Follett!

Mais ce gros pavé, plus de 1000 pages en édition de poche se lit de façon très fluide et avec  plaisir.

Nous parcourons la période de la première guerre mondiale et la révolution bolchevique russe.

Les personnages sont assez nombreux mais suffisamment typés pour ne pas avoir besoin de se référer aux présentations en début d'ouvrage, familles d'aristocrates anglais, allemands ou russes, familles de mineurs du Pays de Galle, familles d'ouvriers russes , américains aisés, féministes et bolcheviques de la première heure, tout ce beau monde se croise, s'aime ou se déteste suivant les bonnes recettes de Ken Follett: les petites histoires qui se mélent à la grande histoire et on lui pardonnera toutes les invraisemblances , les protagonistes intervenant tous dans les décisions orientant le cours du destin du monde .

Peu importe, j'ai tout gobé avec un émerveillement d'enfant devant son sapin de Noël, c'est la magie Follett, les histoires d'amour, la petite pointe d'érotisme toujours bien dosée, les héros passant entre les balles et les coups de mortier...

J'ai déjà le deuxième tome, même épaisseur pour mon plus grand bonheur !

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 17:11

C'est toujours délicat de faire une critique négative d'un écrivain qu'on apprécie habituellement surtout lorsque  l'on sent qu'il voulait faire passer un message fort sur le continent africain et le décalage entre nos petites vies bien bourgeoises et la réalité crue du quotidien en Afrique, mais j'ai trouvé ce roman raté, les personnages sont caricaturaux, l'atmosphère, l'ambiance , les dialogues : tout est artificiel .

J'ai craqué lors de la rencontre avec la jolie doctoresse italienne, les ficelles étaient décidément trop grosses.

 dommage!

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 14:52

Merveilleux petit conte qui nous plonge dans les forêts  et les petits villages d'Amazonie au milieu des indiens, des chercheurs d'or et des arracheurs de dents.

Les personnages sont truculents en commençant par Antonio José Bolivar, héros peu ordinaire.

Et l'amour arrive par un chemin plutôt imprévu, une belle leçon de vie et de mort !

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