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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 19:16

Etonnant roman.

Ce récit assez court est principalement écrit à la première personne sous la forme d'un rapport que l'abbé inquisiteur Montanus adresse à son évéque .

Court Serpent est le nom du bateau construit pour mener une expédition à la fin du XIVème siècle en Nouvelle Thulé, pays situé au Nord de l'Islande au Groenland pour retrouver les colonies évangélisées de nombreuses années auparavant.

Le climat plus que hostile avec une période glaciaire inhabituelle rend l'expédition plus périlleuse et éprouvante , certains colons ont survécu  dans un dénuement extrème autant dans leur subsistance que dans leurs moeurs, cotoyant  les rares indigènes et rejetant les publicains , les sangs mélés.

La sauvagerie est de tout bord , l'oeuvre du Malin autant que les méthodes inspirées de l'inquisition, c'est ce qui fait l'intérêt principal de ce livre ...

Le cannibalisme permet de survivre et ce qui apparait comme abject aux membres de l'expédition devient finalement salutaire .

L'expédition sera un fiasco et finira en fuite inavouée.

J'ai été soulagée de finir ce livre à l'atmosphère si noire et pesante  et aux descriptions si horribles.

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 12:44

Deuxième tome de la trilogie Le Siècle et encore un gros pavé.

J'ai été moins enthousiasmée que par la première partie, le début patine un peu sur 200 pages avec les émois amoureux et les flirts des enfants des personnages dont nous avons fait connaissance précédemment, j'ai trouvé cela long et sans grand intérêt.

Ensuite nous assistons à la montée du nazisme, en particulier en Angleterre ce que je ne savais pas.

Nous suivons toujours l'histoire de familles américaines, anglaises et russes, confrontées cette fois à la seconde guerre mondiale.

La recette est toujours la même mais fonctionne aussi bien, petites histoires au centre de la Grande, cela permet de rentrer dans certains détails historiques sans que l'on ait l'impression d'être dans un documentaire.

Bien sûr, les ficelles sont parfois un peu grosses et les intrigues cousues de fil blanc, mais la patte de Ken Follett fait avaler facilement toutes les couleuvres , c'est tout son art d'écrivain, sa plume magique !

La vie des allemands, surtout ceux qui se sont opposés d'emblée à Hitler est particulierement bien décrite et interessante.

L'extermination des juifs est  peu narrée dans ce livre, mais les ouvrages relatant ces tragiques événements ne manquent pas, Ken Follett par contre nous raconte le programme d'extermination des malades mentaux, des handicapés et des incurables: Aktion t4 beaucoup moins connu.

Mon grand regret : l'absence totale, comme dans le premier volume de personnages français alors que beaucoup de scénes se passent en France , l'absence d'évocation des hommes politiques français, De Gaulle par exemple n'est jamais mentionné, même à Londres ; les résistants sont de toutes les nationalités sauf française, je ne ferai pas preuve de chauvinisme mais j'ai trouvé cela un peu choquant.

Bon, je n'en veux cependant pas à Ken Follett, écrivain hors du commun qui me fait passer des moments intenses .

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 12:51

Lorsque j'ai posé la question de ce qu'elle faisait lire à ses éléves de l'Université de Boston à une jeune professeur de littérature américaine rencontrée cet été sur les bords de la Garonne , elle m'a simplement répondu: Toni Morrison...

Cette grande dame de la littérature américaine n'a plus grand chose à prouver, pourtant son dernier roman fort court contient tous les thèmes chers à l'auteur, l'enfance , la ségrégation et son lot de violences, la guerre et ses ravages physiques et psychologiques , la culpabilité et la rédemption et comme bouée de sauvetage, l'amour fraternel.

Je ne ferai pas une pâle copie des excellentes critiques lues sur Babelio, c'est un livre magnifique à l'écriture précise et forte qu'il faut absolument lire.

 Trop parfait ou trop concis, manque pour moi un petit quelque chose pour le classer dans mes coups de coeur !

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 11:17

Bien sûr, il ne faut pas faire une comparaison avec Les piliers de la terre qui représente à mon avis, le summum dans l'oeuvre du maitre Follett!

Mais ce gros pavé, plus de 1000 pages en édition de poche se lit de façon très fluide et avec  plaisir.

Nous parcourons la période de la première guerre mondiale et la révolution bolchevique russe.

Les personnages sont assez nombreux mais suffisamment typés pour ne pas avoir besoin de se référer aux présentations en début d'ouvrage, familles d'aristocrates anglais, allemands ou russes, familles de mineurs du Pays de Galle, familles d'ouvriers russes , américains aisés, féministes et bolcheviques de la première heure, tout ce beau monde se croise, s'aime ou se déteste suivant les bonnes recettes de Ken Follett: les petites histoires qui se mélent à la grande histoire et on lui pardonnera toutes les invraisemblances , les protagonistes intervenant tous dans les décisions orientant le cours du destin du monde .

Peu importe, j'ai tout gobé avec un émerveillement d'enfant devant son sapin de Noël, c'est la magie Follett, les histoires d'amour, la petite pointe d'érotisme toujours bien dosée, les héros passant entre les balles et les coups de mortier...

J'ai déjà le deuxième tome, même épaisseur pour mon plus grand bonheur !

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 17:11

C'est toujours délicat de faire une critique négative d'un écrivain qu'on apprécie habituellement surtout lorsque  l'on sent qu'il voulait faire passer un message fort sur le continent africain et le décalage entre nos petites vies bien bourgeoises et la réalité crue du quotidien en Afrique, mais j'ai trouvé ce roman raté, les personnages sont caricaturaux, l'atmosphère, l'ambiance , les dialogues : tout est artificiel .

J'ai craqué lors de la rencontre avec la jolie doctoresse italienne, les ficelles étaient décidément trop grosses.

 dommage!

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 14:52

Merveilleux petit conte qui nous plonge dans les forêts  et les petits villages d'Amazonie au milieu des indiens, des chercheurs d'or et des arracheurs de dents.

Les personnages sont truculents en commençant par Antonio José Bolivar, héros peu ordinaire.

Et l'amour arrive par un chemin plutôt imprévu, une belle leçon de vie et de mort !

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 16:30

La vie foisonnante d'Alexandre Yersin méritait amplement un roman qui lui rend un hommage , certes tardif mais bien mérité.

On imagine un savant passant son existence derrière son microscope, à regarder les bactéries et on se trompe grandement.

Disciple de Pasteur, il quitte très vite l'ambiance étroite des laboratoires et commence une existence vraiment hors du commun.

Médecin dans la marine, explorateur et cartographe en Asie, ethnologue, agronome,  éleveur , astrophysicien  il touche à tout, importe la première automobile en Asie, apprend à  piloter des avions et j'en oublie  ...

Découvreur de la bactérie de la peste, Yersinia pestis et de son vaccin , il fuie les honneurs et la civilisation. Fidéle en amitié , il est peu enclin à la vie sociale et préfére son chalet dans les brumes isolé du monde.

Le récit est adroitement construit en double miroir, son dernier voyage et le récit de sa vie.

J'ai été assez déroutée au début par le style de Patrick Deville, haché, sans aucune fioriture, sans lyrisme romantique mais cela correspond tout à fait à l'idée qu'il veut donner de Yersin, un génie qui se moque du sentimentalisme et de la notion d'art, quoique , il a été subjugué par les paysages d'Asie et leur beauté sauvage ...

Egalement beaucoup de références à Rimbaud , autre baroudeur au destin si différent.

Laissons la parole à l'auteur lorsqu'il évoque le petit coin de terre où est la tombe du savant:

"on pourrait écrire une Vie de Yersin comme une Vie de Saint. Un anachorète retiré au fond d'un chalet dans la jungle froide, rétif à toute contrainte sociale, la vie érémitique, un ours, un sauvage, un génial original, un bel huluberlu."

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 15:55

Mine, c'est d'abord un livre de qualité , un bel ouvrage publié par Sarbacane , format idéal, papier agréable et épaisseur  prometteuse.

Les dessins en noir et blanc apportent une note esthétique jouant sur le côté mystérieux du fantastique et le coté lumineux de l'amour, c'est en soi un vrai plaisir de les découvrir au fur et à mesure des pages et j'ai particulierement aimé les mains du pianiste représentées seules au dessus du clavier et tellement plus suggestives .

Sur la polémique BD ou roman graphique, je ne m'aventurerai que modestement car autant j'ai l'habitude des BD classiques qui ne ressemblent pas à cet ouvrage  autant je connais très peu le roman graphique, mais cela n'a pas vraiment d'importance .

L'histoire du grand Léon, garçon un peu paumé, pas trop en phase avec les autres et de Mine, une petite minette noire qui s'attache à lui et lui réserve une drole de surprise  est belle mais assez simple sans véritable suspens ni rebondissement , annoncé pour tout public , ce qu'elle est effectivement laissant sans doute les plus grands sur leur faim ...

L'intérêt réside surtout, à mon avis, dans le graphisme au grand charme plus que dans l'intrigue.

Un grand merci pour cette belle découverte aux éditions Sarbacane et à Babelio.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 17:12

Dès les premières pages de ce livre j'ai été emporté dans une narration à deux voix époustouflante par la puissance de l'écriture de Joseph Boyden dont c'est le premier roman et par le souffle romanesque  de l'Histoire .

Celle de la guerre 14-18 racontée par Xavier Bird, un indien Cree qui a été enrolé dans les troupes canadiennes et celle de sa tante Niska qui a toujours refusé de vivre parquée dans une reserve.

Profondément meurtri dans sa chair et dans son âme, en proie aux nombreux fantomes qui le poursuivent, ceux de ses frères d'armes qui sont tombés à ses cotés et celui de Elijah son ami, ceux des ennemis qu'il a tués avec Elijah, chasseurs d'élite de "boches", Xavier rentre pour mourir sur ses terres ancestrales, il n'est plus un être humain.

Et puis en paralléle, le combat de la vieille Niska pour le faire vivre en lui racontant son enfance à elle, les histoires de son clan, comment elle est devenue chasseuse de Windigo et l'histoire de l'enfance de Xavier et Elijah.

C'est admirable.

L'évocation de la guerre des tranchées pourtant maintes fois décrites, l'évolution des relations entre les deux amis m'ont totalement subjuguée, c'est terrible et beau à la fois.

Le vécu des Indiens Cree face à la conquète du Canada est également un combat , plus sournois , moins sanglant mais qui laisse des blessures profondes.

C'est vraiment un roman magnifique et on s'interroge sur ce que sera le prochain livre de cet auteur tellement celui est remarquable.

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 19:18

J'ai beaucoup aimé les précédents livres que j'ai lu de Laurent Gaudé et donc je me délectais à l'avance de la découverte de ce nouvel ouvrage.

Parlant en plus d'Alexandre, ce nouvel ouvrage avait tout pour me plaire mais le plaisir n'a pas été aussi intense que je l'imaginais!

Epopée lyrique, presque un poème dans le moule homérien, les suites de phrases sont belles, la musique des mots est envoutante.

Nous suivons Alexandre dans son dernier voyage et assistons avant même son trépas à la guerre de succession qui s'ensuit.

Dryptéis, fille de Darius sera sa compagne de route vers le lieu inconnu où son corps repose, gardienne fidèle de sa mémoire au détriment de sa vie de mère , sacrifice suprème pour épargner son fils.

C'est beau même avec ses défauts !

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Au Milieu De L'océan De Mes Pensées, Un Petit Radeau

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