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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 16:17

Enthousiasmée lors de ma visite à l'exposition d'Artemisia Gentileschi l'an dernier, j'avais noté le livre d'Alexandra Lapierre dans ma PAL .

Gros travail historique et belle représentation du milieu artistique italien du XVII ème siècle et de la vie de l'époque.

L'histoire de cette femme peintre ne peut laisser indifférente, marquée  par un retentissant procès pour viol.

Mais comme j'ai trouvé cette description froide, les personnages et en particulier celui d'Artemisia laissent de marbre, et je n'ai pas éprouvé d'empathie , il manque une âme, un souffle.

Je préfére garder en mémoire la vive émotion à la découverte de ses tableaux , les scénes bibliques, souvent violentes ,ont une puissance incroyable , sa Judith représentée à plusieurs reprises est saisissante et comme elle a lui a donnée son propre visage laisse imaginer la force de cette femme et les souffrances qu'elle a pu subir.

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 17:46

Le monde de l'enfance, ses jeux, ses codes , je me suis retrouvée au début de l'histoire dans ces deux jeunes garçons qui s'amusent à se faire peur, à inventer des assassins, des espions, alors que ce sont eux cachés dans un buisson qui scrutent le monde des adultes.

Peu à peu le jeu va se transformer parce qu'ils ont mis le doigt sur quelquechose d'interdit , quelquechose qui les dépasse et va broyer les protagonistes adultes , parce que, à cet âge il y a des réalités pas toujours très belles qu'il est impossible d'imaginer.

Fin de leur amitié, fin de l'enfance insouciante et heureuse dans cette Angleterre en guerre pour nos deux jeunes héros à travers le récit de Stephen Wheatley devenu un vieux monsieur et dont les souvenirs sont ravivés par le parfum du troène au printemps et qui le ramènent sur les lieux de son enfance.

Magnifique récit avec beaucoup de délicatesse et d'authenticité.

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 15:56

Un petit coup de spleen avec cet hiver qui n'en finit pas, j'avais envie de retrouver l'atmosphère envoutante de Venise, voyager un peu mais là cela a été plutôt un coup d'épée dans l'eau des canaux ...

Le commissaire Brunetti est aux prises avec des ravisseurs et des trafics pas très propres .

Enquète peu palpitante qui pourrait se dérouler n'importe où.

Tant pis pour moi !

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 10:27

Ce qu'il y a de bien avec Stefan Zweig, c'est que l'on est jamais déçu.

Il s'instaure au fil des lectures de ses nombreux romans ou nouvelles une  sorte de jeu :découvrir le moment où l'intrigue bascule dans un tourbillon infernal de sentiments incontrolables.

Amok représente à merveille cette impression: la nuit sur un pont de navire revenant de Malaisie, le récit d'une passion au delà de la raison, l'Amok et on se laisse emporter dans les flots avec d'autant plus de plaisir que dans cet Audio- livre c'est la voix profonde de Michael Lonsdale qui la raconte .

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 15:16

Voilà bien longtemps que je ne m'étais plongé dans un roman du grand Victor même si les Contemplations restent sur ma table de chevet .

Quel plaisir de "re"découvrir cette si belle langue , ces longues phrases et ces descriptions à couper le souffle.

Bien sûr, cette lecture est parfois ardue avec certaines énumérations des titres et privilèges des nobles de cette Angleterre de la fin du XVII ème siècle ...

J'ai préféré  le début du roman lorsque nous faisons la connaissance de ce vieil original de philosophe dans sa green box, Ursus et de son loup Homo et lorsque nous suivons Gwynplaine, pauvre enfant défiguré errant sur la lande après avoir été "oublié sur la grève.

Roman politique avec sa critique appuyée de la société aristocratique anglaise où la mutilation physique de Gwinplaine est le miroir de la mutilation des coeurs desoeuvrés de certains nobles et où la misère est opposée à la morgue des riches.

Roman d'amour également entre Gwinplaine et Déa , la jeune aveugle et comme tout roman d'amour qui se respecte ,finit mal ...

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 14:01

Je dois avouer que lorsque j'ai commencé ce roman, j'ai eu des doutes quant à ma capacité de continuer cette lecture

Mes premières impressions ont été plutôt négatives car j'y ai entrevu de prime abord une pâle copie à la sauce anglo-saxonne de Intouchables , un coup de coeur cinématographique.

Mais missionnée  par Babelio pour  faire une critique de ce livre, je n'ai pas craqué et j'ai été assez rapidement happée par cette histoire.

Il faut dire que Jojo Moyes a visiblement le talent de doser astucieusement les ingrédients qui font une bonne recette.

L'héroïne, Louisa Clarks est à la fois fantasque, nature et en même temps immature et casanière, se contentant d'une petite vie, comme celle que vit ses parents. Elle est d'emblée attachante et sympathique.

Beaucoup d'humour également malgré le sujet fort délicat du handicap mais aussi une reflexion forte sur le regard des autres et surtout le regard de soi lorsque les accidents de la vie viennent bouleverser son idéal .

Comment envisager l'avenir quand on est totalement dépendant des autres et que l'on ne vous laisse pas décider par vous-même.

Cela m'a beaucoup perturbé: comment ne pas avoir le regard d'une mère ou d'une amante lorsque la vie n'a plus de sens pour l'autre , où commence l'égoïsme et jusqu'où doit aller l'amour lorsque la demande de l'autre est l'assistance à la mort.

Jojo Moyes a su alléger son propos en donnant à Will la capacité d'éveiller Lou à une vie différente,  ouverte à beaucoup de choses, à lui offrir un vrai avenir ce qu'il n'aura jamais plus.

Un grand merci à Babelio et aux Editions Milady.

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 15:01

 

Très bonne surprise avec cette BD, ou plutôt roman graphique ( il faudra m'expliquer la différence !)

En quelques bulles aux couleurs chatoyantes, agréables à regarder, nous faisons la connaissance de six personnages qui habitent dans la même rue deux immeubles face à face.

Chacun poursuit sa vie avec ses peines et ses espoirs , souvent remplie de solitude et de non-dits.

Le lien est créé par Monsieur Armand qui a installé une minuscule bibliothèque sur le rebord de sa fenêtre, façon subtile de rentrer en contact avec les voisins, d'amorcer le dialogue.

C'est tendre, on sourit et on est triste avec eux, il n'y a pas de mièvrerie dans ces petites histoires et les personnages sont transfigurés à la fin de l'ouvrage avec un large sourire aux lèvres et plus de légèreté au coeur.

Que cela fait du bien de lire une BD sans violence, qui met du baume au coeur également du lecteur car on se dit que tout n'est pas perdu tant qu'il reste un fond d'humanité et de chaleur.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 14:56

C'est toujours avec une petite pointe d'angoisse que l'on aborde un deuxième roman après l' excellente surprise du Club des incorrigibles optimistes.

Et bien , pour mon plus grand plaisir, cette nouvelle histoire est au moins aussi réussie avec le petit plus de croiser des personnages du roman précédent ce qui apporte un éclairage nouveau.

Jean-Michel Guenassia maitrise à la perfection la construction du roman ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais .

Ce sont d'abord les différentes étapes de la vie de Joseph Kaplan , brillant jeune chercheur juif né à Prague qui s'enchainent , parfois de sa propre initiative mais souvent menées par les événements .

D'un jeune homme aux idées affirmées mais aux passages à l'acte plus difficiles qui lui vaudront de perdre quelques uns de ses amis et amours, nous le voyons évoluer en maturité, surtout après son séjour éprouvrant dans le bled algérien pendant la seconde guerre mondiale puis conduire sa destinée même si on ne maitrise jamais les sentiments des êtres avec qui on partage sa vie.

Avec comme leitmotiv la musique de Carlos Gardel et le tango que Joseph danse comme un dieu.

Arrive la toute dernière partie du roman où le titre prend tout son sens, petite histoire dans la Grande, tout à fait plausible et que l'on osait imaginer tant la musique argentine sert de fil conducteur .

Bravo Monsieur G, vous m'avez fait chavirer le coeur comme le tango fait chavirer le corps !

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 16:16

Court récit rempli de nostalgie magnifiquement écrit par Zweig;

L'amour que ressent  Louis est mis sur un piedestal parce que c'est un premier vrai amour , qu'il s'agit de la jeune femme de son mentor et qu' il oublie pour la première fois sa condition d'homme pauvre qu'il vit avec un sentiment d'infériorité.

La séparation alors que les amoureux viennent de se déclarer enfin leur flamme magnifie cette passion.

 Les pensées de Louis devenues vite obsessionnelles uniquement dirigées vers l'aimée vont petit à petit se transformer en souvenir enfoui avec une blessure qui reste à fleur de peau .

Mais lorsqu'il provoque leurs retrouvailles lors de son retour 9 ans plus tard, ce sont les souvenirs des moments passés qui  resurgissent et prennent le pas sur la nouvelle rencontre de deux êtres qui ont changé et vieilli et qui sans se l'avouer se sont imperceptiblement éloignés.

La fin avec les vers de Verlaine laisse au lecteur le choix d'imaginer l'avenir de ce couple qui n'en a jamais été vraiment un.

L'amour doit quelquefois rester rêvé, sublimé , c'est un constat triste et amer et c'est le sentiment que j'ai eu en finissant cette nouvelle remarquable.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 17:57

Ce doit être l'annonce de l'arrivée du froid qui oriente actuellement mes lectures vers des contrées polaires!

Encore une histoire au Groenland, un beau récit, simple, bien écrit et émouvant sur une tribu d'esquimaux qui a aujourd'hui disparue.

C'est Ninioq  la grand-mère qui raconte sa vie, les coutumes de son peuple, les invocations des esprits des animaux lorsqu'on les tue , la disparition des rennes ...

Transmission du savoir ancestral à son petit fils Manik avec fébrilité parce qu'elle est arrivée au bout de sa vie .

Je n'en dirai pas plus de l'intrigue car sa découverte doit rester intacte pour en conserver la candeur et pour moi une fin à laquelle je ne m'attendais  pas .

Une bonne lecture au coin du feu qu'on apprécie encore plus !

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