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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:16

http://ecx.images-amazon.com/images/I/414wkrtzBlL._SL160_.jpgDans le cadre "j'offre des livres à Noël", j'avais choisi des petits livres de poche que je qualifierais de Classiques de la littérature et  je n'ai pu résister à la tentation de lire ou relire ces ouvrages.

Considéré comme un des précurseurs de la littérature américaine du XXème siècle, je crois bien que je n'avais jamais lu de F Scott Fitzgerald, même si je connaissais le film de Gatsby le Magnifique, dont une nouvelle prochaine adaptation va d'ailleurs sortir en 2012 ...

Peinture d'une société américaine brassant la fortune, la gloire dans des receptions somptueuses, nous sommes en 1922, certains se sont distingués sur les champs de bataille de la première guerre mondiale.

Le début de l'histoire évolue dans ce microcosme insouciant autour du personnage de Gatsby dont l'origine de la fortune reste mystérieuse.

Monde de fêtes et de plaisir qui cache des dessous moins reluisants, des couples déchirés, de l'argent à l'origine douteuse, l'imposture n'est pas loin, le ton enjoué s'efface  et le denouement dramatique se met peu à peu en place ...

C'est bien mené, Nick Carraway qui raconte l'histoire, ébloui dans un premier temps par le faste et l'aura de Gatsby,  rentre dans le cercle immédiat du drame mais garde la tête froide et un certain esprit critique   ...

Belle écriture , j'ai passé un  agréable moment même si habituellement je n'aime pas trop les histoires dans ce milieu qui apparait totalement factice .

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 15:17

On a beau savoir que la ségrégation raciale a perduré bien au delà de l'abolition de l'esclavage dans le Sud des Etats Unis, ce que j'ai découvert dans ce magnifique roman m'a bouleversé.

Les années 60 font partie de notre passé récent et j'ai toujours dans les yeux les images de l'assassinat de Kennedy et dans mon coeur les paroles de Martin Luther King lors de son discours de 1963, j'ai donc eu du mal à imaginer que cette discrimination était aussi présente dans ces  villes où la petite bourgeoisie imposait sa loi pétrie de puritanisme, de conventions , de préjugés et de bétise.

C'est l'histoire du courage de trois femmes, les deux bonnes noires au caractére bien trempé, forgé par les vicissitudes de leur vie, travaillant dès leur plus jeune âge, comme l'avaient fait leurs mères, subissant avec force les terribles épreuves qui émaillent leur chemin, mais donnant également leur amour aux enfants blancs qu'elles élévent et arrivant à leur transmettre leurs messages de tolérance...

La troisième est une jeune femme blanche qui sort du moule dans lequel  la plonge  cette société de laquelle elle est issue, elle se trouve de fait rejettée par ses amies et son fiancé.

Quant aux femmes noires, elles savent qu'elles risquent de perdre bien plus que leur emploi mais c'est un défi pour leur honneur à toutes.

Mais si on réfléchit un peu à ce qui se passait à la même époque dans certaines maisons de notre pays, la discrimination      n était pas alors une question de couleur de peau mais de différence sociale et de naissance et l'histoire des toilettes qui peut paraitre ahurrissante n'est pas une spécialité des "sudistes" ...

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 18:40

En lisant les premières pages de ce livre, j'ai été déroutée car j'avais gardé des romans de Boris Vian le souvenir d'un grand plaisir, d'une originalité et d'un anticonformisme qui seyait à mon adolescence ...

Et puis j'ai replacé ce livre dans le contexte de sa parution en 1946.

Vian, déçu par le peu de succés de "l'écume des jours" écrit sous le pseudonyme de Vernon Sullivan une trilogie dont fait partie ce roman se voulant un pastiche du roman noir américain .

Le héros n'a qu'une obsession, celui  de la vengeance du meurtre de son frère à la peau noire , il est le plus puissant lui qui a la peau blanche, manipulant les esprits et les corps des jeunes filles vers son but ultime, tuer deux blanches ...

Haine et discrimination raciale, thèmes chers à Boris Vian sont en premier plan et on dévore ce livre jusqu'à la fin avec le souffle coupé.

Je ressors de ma bibliothéque mes autres livres de Vian pour une plongée dans ce monde absurde et cynique qu'il sait si bien mettre en mots et en paroles ...

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 16:30

http://ecx.images-amazon.com/images/I/515KMi7gpaL._SL160_.jpgC'est une plongée sans concession dans la Birmanie contemporaine,  aux multiples visages.

Le pays aux 10 000 pagodes avec ses paysages éblouissants, sa nature paradisiaque et ses lumières à faire rêver tous les amoureux.

La tragique réalité avec la junte militaire au pouvoir d'un pays qui a changé son nom et a gardé prisonnière 7 longues années son opposante la plus connue, Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix.

Les  minorités ethniques  nombreuses avec leur langue et leur coutume propres vivant dans la montagne et souvent en lutte armée contre le pouvoir avec son lot de victimes.

Et puis la culture du Pavot et l'arrivée de nouvelles drogues, et aussi cette enclave particulière à la frontière chinoise où régnent le jeu, la drogue et le sexe.

Tout cela est raconté avec beaucoup de passion dans ce roman.

L'histoire relate les aventures de César, qui suite à une rupture amoureuse se met en quéte du Scoop qui lui permettra enfin d'avoir droit au titre de "vrai"journaliste en decrochant une interview avec le magnat de la drogue en Birmanie.

Il tombe immédiatement amoureux de la belle Julie, medecin humanitaire  qui l'entraine à la poursuite de la mystérieuse Wei-Wei à travers la jungle birmane et ses nombreux dangers.

Par contre les péripéties sont par trop invraisemblables, le personnage principal, César,  sans grande consistance, sa naiveté et son cotê "fleur bleue" m'ont un peu agacés.

Les personnages secondaires occidentaux  reflétent bien l'envoutement qu'un pays comme la Birmanie peut entrainer .

Mais j'ai oublié assez vite, le style journalistique et la faiblesse de l'intrigue  pour me plonger avec bonheur dans la jungle à la poursuite de la légendaire Femme-Tigre.

Je remercie beaucoup Ys et les éditions Pocket pour ce  beau voyage littéraire.

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 12:45

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51KYW6QH6ML._SL160_.jpgMagnifique histoire d'une jeune femme écossaise hors du commun , racontée à travers son journal et les lettres à sa mère et à son amie, traversant la fin du XIX et le debut du XX siécles et l'océan pacifique pour aller rejoindre en Chine un futur mari qu'elle connait à peine .

Son caractére indépendant, son refus de se plier aux conventions strictes de l'époque lui feront perdre outre son honneur et son mari mais surtout ses enfants, blessure qu'elle gardera toujours ouverte.

A force de volonté et d'obstination ainsi qu'un sens affuté des affaires, elle réussit à se créer un havre de quietude dans un Japon pétri de traditions ancestrales .

J'ai été enthousiasmé par ce livre, l'héroine est attachante, petit bout de femme qui fait front aux archaïsmes de son monde occidental et aux traditions ancestrales du Japon, les personnages féminins qui l'entourent sont également bien décrits, originaux.

Un excellent moment de lecture !

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:54

A défaut d'être un grand moment de lecture , j'ai bien aimé ce livre.

Laura part comme jeune fille au pair en Allemagne pour fuir l'atmosphére pesante de son cercle familial après le décés accidentel de son jeune frére, chacun est enfermé dans son chagrin et ne peut aider les autres.

 Elle découvre une famille bien différente de la sienne, son intégration au départ est difficile, d'abord liée aux difficultés de compréhension de la langue et cela rappelera à certains les moments de solitude quand on débarque seul en pays étranger ...

 Elle ne sait pas trop au début quel est son rôle, et découvrira que d'autres types de souffrance peuvent affecter les familles, la maladie, un secret de naissance etc...

Je n'ai pas trop su comment prendre la fin du roman ...

     Le changement de pays , de langue et de milieu lui a permis de murir, de passer le cap de l'adolescence mais ne peut se substituer à son cheminement propre .

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:12

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41QdcK0lCqL._SL160_.jpgGros pavé à l'écriture dense et pour moi heureuse découverte, de cet écrivain.

L'histoire est racontée par le plus jeune fils de la famille, Judd; vie insouciante et heureuse d'une famille unie dans une petite ville de l'état de New York .

Le père a une entreprise florissante et accéde enfin à une certaine notoriété en temps que membre du Club local...

 La mère, Corinne, fantasque, s'occupant de la ferme et antiquaire du dimanche .

Les 3 fils et la fille Mariane sont epanouis,entourés de chiens, chats et chevaux ...

Toute cette harmonie éclate après le premier bal de Mariane qui finit en drame.

Et plutot que de faire front, la famille se disloque, le père ne supporte pas le deshonneur de sa fille, celle ci bien qu'étant victime se comporte en coupable et l'opprobe d'une société de province fait le reste, trop contente de voir s'effondrer l'orgueil du "clan Mulvaney".

Chaque membre de la famille va finalement se battre seul chacun à sa façon, et en particulier Mariane la préférée du père qu'il rejette et renie ,declenchant de ce fait la chute inexorable de la famille,c'est sans doute cela qui m'a le plus marqué, le poids du regard des autres et des prejugés dans cette société si puritaine, tout éclate et c'est terrible. cela ne peut finir qu'avec la mort du père ...

 

C'est intense, bien écrit,  les personnages sont attachants et on ne lache le bouquin qu'à regret.

La fin peut paraitre un peu à l'eau de rose, mais on peut aussi en conclure qu' on peut finalement se reconstruire , recréer les liens familiaux et croire au bonheur.

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 11:36

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51XgptGO-iL._SL160_.jpgMa deception doit être à la hauteur de mon attente pour lire ce livre reservé depuis quelques semaines à ma bibliothèque...

C'est dommage parce que ce roman est trés bien écrit,  mais on se perd dans les références littéraires et psychanalystes qui ,à mon avis, gachent la simplicité du récit.

J'aurais aimé paradoxalement une reflexion plus profonde sur la sexualité féminine , l'adultére qui est quand même le point de départ de l'histoire, l'âge puisque nous avons de beaux portraits de femmes aux époques cruciales de la vie, l'adolescence, la jeune épouse et mère, la femme "mûre" et la vieille dame avec son merveilleux club des cygnes ...

Cet été n'est finalement qu'une courte parenthése sans les hommes qui demeurent omniprésents dans le récit !!!

Ce livre a t'il été lu par la gent masculine, je serais curieuse de lire leurs critiques ...

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 11:24

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51YXXt1NykL._SL160_.jpgComment le dire... c'est gentillet, certes bien écrit comme tous les romans d'E E Schmitt, rapide à lire et sans  originalité, bourré de clichés et de poncifs...

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 10:57

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41PD7nmdvhL._SL160_.jpgC'est la première fois que je lis un roman écrit par une personne que je croise professionnellement depuis longtemps , quelle surprise donc de découvrir une face cachée...

Ce livre est bien écrit , mais le texte est parfois trop alambiqué avec des termes sortis du jargon médical qui peuvent paraitre un peu ardus pour les non initiés!

L'errance du héros,Servantes, fait découvrir une belle région et les rencontres sont interressantes,il se dégage un sentiment de mal-être qui m'a géné, c'est un homme seul ...

L'épilogue , original et surprenant permet de comprendre le titre du roman mais que faut-il en conclure? sans doute faut-il rester sur la dernière phrase : "Toute vie doit garder sa part de mystère .Il n'y a que les humains qui cherchent à donner des réponses à tout et pour tout."

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