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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 10:40
L'homme qui fuyait le Nobel de Patrick Tudoret

Collaborant à l'élaboration d'un exposé sur Bob Dylan, prix Nobel de littérature 2016 à la médiathèque de mon village , l'occasion était trop tentante avec un tel titre ...

Si le prétexte de l'histoire ressemble à la confusion autour de la présence ou non de Dylan à la cérémonie, le héros de ce roman, Tristan Talberg,  prend d'autres chemins que notre chanteur pour échapper à cette haute distinction et ses motivations sont bien différentes , quoique je serai bien en peine de connaitre celles de Dylan en dehors du fait que cela a toujours été un homme hors du commun et imprévisible !

Estimant qu'il n'écrira plus depuis la mort de sa femme, Iseult, Tristan Talberg fuit dès l'annonce du Nobel et les routes de hasard l'entrainent sur les chemins de Saint-Jacques où, malgré la saison tardive, il rencontre de vrais pèlerins qui, petit à petit vont l'amener à sortir de la prison de solitude et de misanthropie dans laquelle il s'était enfermé  et à assumer et sublimer son deuil.

Les étapes sont entrecoupées de magnifiques lettres à l'amour de sa vie , une renaissance  par l'écriture aussi, qui s'effectue au temps présent.

Au gré des rencontres de ces pèlerins souvent originaux , Tristan chemine aussi bien sur les sentiers et les routes que dans sa tête et cela donne un très beau roman , rempli d'espérance , illuminé par cette progression vers autre chose : une résilience teintée de foi qui ne s'avoue pas mais qui permet d'avancer .

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 12:01
Le rouge vif de la rhubarbe de Auður Ava Olafsdottir

De nouveau, petite entourloupe des éditeurs avec la publication de ce roman de jeunesse de l'auteur après ceux qui ont fait sa renommée mais du coup, ma critique en sera plus indulgente et  pardonne ce sentiment d'inabouti que j'ai ressenti à sa lecture ...

Agustina , jeune fille de 14 ans vit avec Nina, une vieille femme pleine de sagesse ,pendant que sa mère explore les contrées sauvages africaines à la poursuite des oiseaux exotiques .

L'adolescente, elle , est un oiseau aux ailes coupées, car depuis sa naissance , ses jambes ne lui obéissent pas . Cela ne l'empêche pas de se promener le long des plages de galets , de se baigner telle une sirène et de rêver de grimper la montagne qui domine ce beau paysage islandais dont lla rudesse est rompue par la couleur des tiges rouges du champ de rhubarbe  . Lieu secret de rêveries pour Agustina et de rencontres amoureuses et lien social entre les habitants qui ont pris la charmante habitude de s'échanger confitures et sirops.

Texte poétique qui annonce bien, lorsqu'on le remet dans sa chronologie , les beaux romans suivants.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 21:49
Envoyée spéciale de Jean Echenoz

Disons le d'emblée, je n'ai pas aimé ce livre : 

D'abord, le mode de narration de Jean Echenoz interpellant ses lecteurs m'a agacé , je conçois que le style est plutôt flamboyant et sert à ravir un entremêlement de personnages loufoques avec divers pseudos brouillant les pistes , des rebondissements improbables  pour relancer l'intrigue ...

Une histoire de barbouzes loosers et d'une belle écervelée Constance , enlevée pour subir un lavage de cerveau puis envoyée dans la partie Nord du pays du Matin calme recueillir quelques informations secrètes sur l'oreiller d'un proche du pouvoir . Bien sûr , tout cela ne se passera pas comme prévu !

Visiblement , je reste hermétique au talent de cet écrivain, j'en suis désolée quand je lis sur les critiques précédentes le plaisir qu'ont les autres lecteurs ...

Enfin , tout de même, je regarde maintenant les éoliennes d'un autre oeil ...

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 15:58
Le garçon de Marcus Malte

Il arrive parfois que les prix littéraires nous fassent découvrir un excellent auteur jusqu'alors inconnu à beaucoup de lecteurs , dont moi .

Comme beaucoup , j'ai été happée dès le début du livre par la force de l'écriture et l'intensité émotionnelle que l'histoire déclenche .

En essayant de comprendre ce qui rend ces moments si puissants pour moi, c'est sans doute l'absence de parasitage par notre monde actuel : un enfant de 14 ans porte sa mère sur son dos, elle va mourir . Il ne connait rien d'autre, n'a pas de nom , ne parle pas mais sa soif de découverte est immense: il est vierge de tout , comme le premier homme arrivant sur terre et lorsqu'il part loin de son univers d'enfant , c'est un voyage initiatique total .

Les rencontres sont, bien entendu, plus ou moins heureuses, surtout lorsque les paysans ou les villageois voient arriver un vagabond, la méfiance ,dans les campagnes françaises au début du XXème siècle était tenace, mais avons-nous changé lorsqu'il s'agit d'accueillir des gens qui ne nous ressemblent pas ?   son absence de préjugés et de connaissances et l'innocence qui rayonnent de son personnage sont un terreau fertile pour quelques personnages dignes d'intérêt comme l'"Ogre" Barbek qui le prend sous son aile et l'entraine sur les routes de France à bord de sa roulotte .

Viendront ensuite le temps de l'apprentissage du désir, de l'amour et de la sensualité avec Emma avant d'être plongé dans l'enfer de la guerre où , engagé comme soldat, sa perception de la discipline et du combat reste détachée de toute contingence d'abêtissement  et d'asservissement .

Entre chaque période de la vie du garçon, Marcus Malte insère un chapitre fort instructif sur les événements de l'année .

Le garçon ne rentrera pas dans le rang, gardant sa candeur , s'imprégnant de ce que les autres lui apportent sans quitter son monde étrange : c'est ce qui donne à ce roman son caractère original servi par une  belle écriture .

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 12:24
Sacrifice de Joyce Carol Oates
Vingt ans après les émeutes  raciales de Détroit en 1967, Joyce Carol Oates reprend un fait divers qui montre du doigt la persistance du malaise de la société américaine face à sa communauté noire .
Dans le roman de J C Oates, Sybila Trye, une jeune fille de 14 ans , noire,  est retrouvée 4 jours après sa disparition dans la cave d'une usine désaffectée de Pascayne, une petite ville sinistrée de l'état de New-York , ligotée, battue et violée avec des inscriptions racistes écrites sur la peau.
La jeune fille, terrorisée est persuadée d'avoir aperçu des insignes de policiers. Seulement, la méfiance vis à vis des Blancs et le manque de confiance étendue même aux services sociaux font que la mère de Sybila refuse de porter plainte et de laisser l'inspectrice faire son enquête.
Impasse qui peut paraitre paradoxale car les coupables ne sont pas démasqués, un policier innocent est même condamné ...
Paradoxe qui s'accentue encore avec l'arrivée en scène d'un couple de jumeaux noirs , l'un prédicateur célèbre, l'autre avocat qui vont médiatiser l'affaire ( et oui déjà à cette époque aux Etats Unis ...), se servir de la crédulité de Sybila et de sa mère pour soutirer de l'argent aux  paroissiens .
La pirouette du dénouement du roman fait également froid dans le dos ...
Je n'ai pas malheureusement ressenti d'empathie envers Sybila et sa famille, on a du mal à admettre leur absence de combativité  , certes ce ne sont que des marionnettes manipulées et qui finissent par baisser les bras . Triste Amérique !
J'ai eu également la sensation d'une retenue chez l'auteur qui décrit simplement les faits, à chacun de porter son propre jugement .
 
 
 
 
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 15:18
Dans les prairies étoilées de Marie-Sabine Roger

Je finis ce roman en étant frustrée !

 On côtoie  Merlin à la fois auteur de bandes dessinées ,  il a un certain succès  grâce à son personnage récurrent Jim Oregon , héros de Western futuriste , en même temps qu' aquarelliste ornithologue , il peut passer des heures à peindre la plume d'un oiseau . 

Lorsque nous faisons sa connaissance, sa vie prend une tournure plutôt sympa car avec Prune, sa compagne ils s'installent dans une maison à la campagne pour laquelle ils ont eu le coup de foudre, peu importe que ce soit une bicoque de guingois , ils s'y plaisent .

Tout irait pour le mieux malgré les lapins du plombier , mais on sait bien que les plombiers ont de grands clapiers ... si son ancien voisin devenu un ami,  Laurent , n'avait pas décidé de mourir comme ça, en pyjama sur les marches de sa maison .

Merlin est effondré , non seulement il perd une personne qu'il appréciait beaucoup mais qui , en plus , lui servait de modèle pour son héros et de critique avisé ... Que va t'il faire ? d'autant que Laurent lui laisse un drôle de testament .

Galerie de portraits attachants, des gens ordinaires ou pas , avec un brin de folie ou un mauvais caractère et qui trouvent leur place dans les personnages hauts en couleur des BD de Merlin en même temps que plongée dans l'univers de la création littéraire avec ses affres et ses joies  .

Ma frustration alors ? Et bien , c'est de ne pas pouvoir aussi découvrir  ce Wild Oregon , Marie-Sabine Roger nous met si bien  l'eau à la bouche ...

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 17:29
Ce qu'il nous faut, c'est un mort  d'Hervé Commère

Bon ! je ne dis pas merci à mes amis de Babelio et les autres, Yassleo et Gruz,  pour ne pas les citer, qui ont fait des critiques de choc et de choix sur ce roman : j'ai l'air de quoi, moi, avec ma critique bien gentillette , c'est dire que le sieur Commère fait causer dans les chaumières ...

Enfin , je l'avais commencée , je l'assume quand même avec une certaine gêne !

 Hervé Commère surprend, et , ce que j'avais déjà ressenti dans Imagine le reste , est encore plus présent dans ce nouveau roman : on pense partir sur une histoire et c'est une autre qui déboule  mais que ça fait du bien au lecteur d'être ainsi bousculé surtout quand l'écriture est limpide .

12 Juillet 1998, ça vous rappelle quelque chose ? On est les champions du monde ... 

Ce soir là , la France explose de joie , un couple se découvre, une petite Mélie nait ,  mais la nuit de fête ne finit pas forcément bien pour tout le monde, Marie est violée et la virée de trois amis tourne au fait divers dramatique  en renversant une jeune fille sur le bord de la route et en s'enfuyant. Fin de la première partie bien  nommée : La nuit où tout se lie .

Quelques années en arrière : Vrainville  , petite bourgade de Normandie abrite les ateliers de Cybelle, fleuron de la lingerie de luxe qui emploient la quasi totalité de la population féminine du village , les habitants sont fiers de leur usine et reconnaissants  vis à vis de son créateur Gaston Lecourt dans les années 20 puis de son fils Marcel qui a repris le flambeau .

On retrouve le fil lors de la troisième partie puisque le conducteur en fuite n'est autre que le fils de Marcel , Vincent , que les parents de Marie habitent Vrainville ainsi que la victime de l'accident ...

Vingt ans plus tard, Vincent est aux manettes de l'usine et la musique n'est plus la même : délocalisation, fonds de pension américains , avocat et ses méthodes douteuses remplacent la gestion familiale et paternaliste des fondateurs de Cybelle .

L'écrivain prend le temps de bien poser tous les jalons d'un drame social et humain aux multiples tiroirs, et le lecteur attend d'où va partir le détonateur, car il y en a forcément un : d'abord on nous promet un mort quand même !

Comme Franck Bouysse, Hervé Commère est classé parmi les auteurs de policier  mais ce sont des intrigues plus  noires de par leur plongée  sociale et sociétale que par leur nombre de morts et on s'en félicite .

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 17:58
Retour à Oakpine de Ron Carlson

J'avais tardé un peu à entamer ce roman après la lecture de Retour à Little Wing, le schéma est le même : quatre copains de classe se retrouvent quelques années après être parti chacun de son coté "faire sa vie " , cela m'ayant un peu refroidi devant la similitude de la situation ...

Ici , c'est donc à Oakpine , bourgade du Wyoming qu'ont lieu les retrouvailles trente ans après de quatre camarades de classe unis à l'époque  par la musique puisqu'ils avaient créé un petit groupe de Rock et par le sport .

En fait, Jimmy devenu un écrivain connu revient mourir chez ses parents, malade du Sida et fauché, il était parti précipitamment après le décès accidentel de son frère .

Par un heureux hasard , Mason qui a réussi une belle carrière d'avocat à Denver, décide de mettre en vente la maison familiale d'Oakpine , il a besoin d'un peu de répit dans sa vie et comme la maison est en mauvais état, il va la restaurer avec Craig , le troisième de la bande et le jeune fils de ce dernier.

Frank, quant à lui tient un bar dans la ville .

Pas de grands discours, ni de révélations fracassantes, pas de secret enfoui  : c'est la vie qui passe et qui entraine chacun vers sa destinée , laissant souvent dans les oubliettes de sa mémoire les frasques et les bons moments de sa jeunesse mais finalement , pour une raison ou une autre , on retourne sur les pas de ses années passées et lointaines  et on renoue le dialogue comme si on s'était quitté la veille ...

Les guitares ont perdu quelques cordes et les grosses caisses sont crevées mais l'envie est encore là et tant pis si la voix de Jimmy s'éteint , le plaisir d'être ensemble renaît et Ron Carlson l'écrit bien.

Même si l'action peut paraitre lente , ce sont les liens créés pendant ces années où tout se joue qui restent les plus forts . Nostalgie sans véritable tristesse , on regarde en arrière: c'était bien , on est passé à autre chose, c'est la vie ...

 

 

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 15:35
Un paquebot dans les arbres de Valentine Goby

On a coutume de dire que c'était mieux avant ... et de parler des trente glorieuses avec des trémolos dans la voix, même si on était trop jeune à l'époque pour apprécier ces années là.

Pour la famille Blanc, tout tourne autour du Balto , le café que tient Paulot  le père, figure bien connue de la Roche Guyon et dont les soirées du samedi  attirent du monde pour l'écouter jouer de l'harmonica ; Odile , la mère tenant son dernier né dans les bras regarde avec amour son mari , Annie la fille ainée attend que son père la fasse danser et Mathilde plus jeune est cachée dans un coin à envier sa soeur.

L'argent ne coule pas à flots mais c'est une petite vie familiale heureuse même si Mathilde , vrai garçon manqué cherche par tous les moyens à se faire aimer de son père.

Jusqu'à l'effondrement de Paulot en pleine soirée , on parle de pleurésie puis de bacille et il est envoyé au sanatorium d'Aincourt . Commence alors la descente vers la misère pour cette famille : pas de sécurité sociale ni d'assurance , la galère débute par la vente forcée du café puis par la mise à l'écart de l'ensemble des membres de la famille lorsque le mot tuberculose est prononcé .

Véronique Goby s'est inspirée de l'histoire vraie d'Elise Ballion et de sa famille , elle met dans le récit beaucoup de sensibilité sans s'apitoyer . Elle sait montrer du doigt toute la fragilité d'une société pusillanime lâchant l'un des siens dès qu'un écart de la norme apparait .

C'est également une ode à l'amour , celui d'un couple soudé malgré  les épreuves et celui d'une famille où les enfants réclament leur part d'affection à une époque où leur bien être n'était pas une priorité pour les services sociaux .

Un très beau roman .

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 10:31
Au commencement du septième jour de Luc Lang

Thomas Texier est un homme heureux car il a réussi sa vie: une femme , Camille, dont il est toujours aussi amoureux, deux beaux enfants, une jolie maison et son travail d'informaticien qui le satisfait .

Jusqu'au coup de téléphone à 4 heures du matin pour  annoncer que sa femme est transférée dans le coma à l'hôpital de Rouen après un accident de la route .

En même temps que les allers-retours incessants à l'hôpital avec l'inquiétude bien légitime sur l'évolution de l'état de Camille, les certitudes de Thomas commencent  à s'ébranler : que faisait sa femme sur une petite route de campagne à cette heure de la nuit ? que sont les mystérieux appels sur son téléphone, les messages sur son ordinateur de personnes qu'il ne connait pas, la voiture a t'elle pu être trafiquée, menaces liées aux dossiers sensibles que son épouse traitait dans son travail ou double vie ... Thomas ne sait plus, il s'interroge et il doute .

Fin de la première partie sur l'évolution de l'état de santé de Camille.

La deuxième partie nous entraine dans les Pyrénées, région d'origine de Thomas et où vit son frère ainé, Jean, le berger .

Sur les chemins de randonnée, Thomas va au bout de ses forces et au bout du raisonnable alors que l'orage arrive , besoin de se perdre dans des défis idiots quand on connait la montagne , d'ailleurs Luc Lang décrit ces coins des Pyrénées en vrai connaisseur, on s'y croirait vraiment .

C'est le temps pour Thomas du questionnement sur les bases de son identité, il pensait trouver des réponses  en revenant sur les traces de son passé et un réconfort en se rapprochant de son grand frère, mais c'est pour finalement se heurter à une partie cachée de l'histoire familiale , dissimulée à l'enfant le plus jeune pour épargner son enfance et c'est tout naturellement que le livre finit en Afrique , berceau de l'humanité , où vit Pauline, la soeur de Jean et Thomas qui apportera enfin les réponses.

Très bien mené , ce roman qui commence par un accident venant briser l'harmonie relative et superficielle d'une famille pose la sempiternelle question du secret de famille et des blessures cachées de la vie :  sur quoi fonde  t'on les bases de son existence  quand on n'a pas toutes les données : doit-on taire certains événements douloureux pour protéger ses proches, garder un jardin secret bien clos quitte à trahir par son silence la confiance des gens qui vous aiment ? 

Chacun jugera mais on sent bien le parti pris de l'auteur, chaque événement de la vie est fondateur comme les sept jours de la création du monde .

 

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Au Milieu De L'océan De Mes Pensées, Un Petit Radeau

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