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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 12:22

Nouvelle destinée à un jeune public qui a l'originalité de confronter un fantome à une famille américaine très ironique vis à vis  des superstitions anglaises, et plutôt imbue d'elle-même .

Finalement le fantome devient la victime , ce qui est assez drôle .

C'est agréable à lire , je ne m'attendais pas à ce cotê  "conte pour enfants" d'Oscar Wilde, comme quoi il ne faut pas classer trop vite un écrivain dans un moule trop  rigide et influencé par les aspects sulfureux du personnage ... ça m'apprendra!

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 22:18

 

Lorsque l'on tourne la dernière page de certains livres, on voudrait suspendre le temps pour prolonger l'état de grace hors de la vie réelle, rester dans cette espéce de bulle silencieuse avec le coeur rempli d'émotions  ...

Du domaine des Murmures fait partie de ces instants magiques et précieux.

Le choix de l'époque médievale est majeur, c'est une période forte où la lutte du bien et du mal est présente dans la vie quotidienne , la foi est intense, marquant ou influençant les événements, conduisant aux croisades, ou guidant une décision definitive  comme la reclusion.

Cette foi cotoie et joue avec les croyances,influencées par la religion ou celles plus anciennes, ancrées dans la mémoire populaire ,les païennes, elles se mèlent , souvent se confondent et parfois conduisent à des extrémes comme le bucher , le lynchage ou le bannissement.

Et au delà du mysticisme il ya l'amour maternel plus fort que tout et intemporel.

Carole Martinez, une nouvelle fois fait preuve de beaucoup de maitrise et manie l'art du conte avec brio à notre plus grand bonheur.

 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 15:54

Perplexité c'est le sentiment que me laisse ce livre.

On s'attend à une intrigue palpitante et quelque peu angoissante, on assiste effectivement à un huis clos entre des chasseurs de nationalité différente qui sont réunis sans se connaitre pour une partie de chasse dans une contrée inoubliable et se retrouvent isolés dans la maison par une vague de froid inattendue.

C'est vrai que l'arrivée dans cette forêt sombre ,hostile, instaure un climat inquiétant, mais la suite est décevante, je n'ai pas réussi à distinguer où l'auteur voulait nous mener.

Le personnage principal, René Derain sent grandir en lui un malaise, il ne sait pas qui le manipule, la folie le gagne: tout est déjà écrit dans un livre , il en est certain et son assassinat est au bout.

Seulement je n'ai pas franchement apprécié ce récit .

Malaise et interrogation en refermant le bouquin, en plus je n'ai pas compris le titre .

A oublier !

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 18:12

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41r8imctscL._SL160_.jpgQuatrième de couverture:

Juillet 1936. Barcelone. Dans l'exaltation du combat contre les militaires putschistes, la jeune anarchiste Valentina fait la connaissance du militant des Jeunesse communistes Ramon Mercader (qui se rendra célèbre quatre ans plus tard en assassinant Trotski). Mais c'est du cousin de Mercader, Artur, un jeune bourgeois romantique, que Valentina tombe éperdument amoureuse. Elle est prête à remuer ciel et terre pour le faire sortir des geôles clandestines stalinienne où, accusé de collaboration, il est torturé. Dans une Barcelone acculée, bombardée quotidiennement, encerclée par les forces de Franco, et tandis que s'annonce la défaite des républicains, Valentina sait qu'elle devra prendre tous les risques pour sauver son amant. Inspirée par les chefs-d'oeuvre de Tolstoi, Nuria Amat ,nous plonge au plus sombre de la guerre d'Espagne. Sous le feu des balles, deux jeunes gens que tout oppose réinventent l'amour de défient l'Histoire...
Mon avis:

J'avais été séduite par les promesses du résumé fort alléchant mais je n'ai jamais été transporté d'exaltation en suivant les péripéties des différents héros.

C 'est dommage, ce livre est bien documenté à condition déjà de connaitre un peu l'histoire de la Guerre d'Espagne, il montre combien le camp republicain pouvait être divisé entre des courants politiques aux objectifs très différents mais toutes ces explications donnent un cotê très journalistique au récit sans pour autant être didactique, il a fallu que je lise d'autres documents pour comprendre qui était avec qui , et reprendre globalement la chronologie de ce conflit.

La plus grosse deception vient de l'histoire d'amour annoncée  qui ne parvient pas à être émouvante ou poignante,  Valentina n'a rien d'une heroïne romanesque,Artur, son amant,est bien palichon.

Quant à Ramon Mercader autre figure importante ,il n'apparait pas non plus fort sympathique et l'on suit ses aventures sans émotion.

L'histoire fait souvent des retours en arrière qui brouillent les esprits et stoppent toute velléité d'intérêt immédiat à l'intrigue .

Le nombre de personnages intervenant également au cours de la narration rajoute à la complexité de la compréhension.

On est bien loin du merveilleux roman d'Hemingway "pour qui sonne le glas" qui se lit d'une traite tellement on est précipité dans l'action et  le combat.

Nuria Amat si elle a voulu s'inspirer de Guerre et Paix n'a pas su reproduire l'ambiance si particuliere de ce gros pavé qui fait que l'on oublie ses longueurs ...

Je remercie NewsBook et les éditions Robert Laffont pour ce partenariat;

 

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 17:10

C'est la troisieme fois que je lis ce roman, à une bonne dizaine d'années d'écart à chaque fois, et ce qui est marrant c'est qu' à chaque fois j'ai eu une impression différente !

Lu cette fois dans le cadre "je lis les livres que je vais offrir ..." sans trop de conviction au départ , j'avoue avoir pris beaucoup de plaisir à suivre notre jeune Cécile, ivre de ses 17 ans, de la vie de patachon qu'elle méne avec son père .

La  toute puissance qu'elle croit posseder sur la vie et le destin des adultes, la facilité apparente à manipuler les événements qui finalement aboutiront à la mort de la femme qu'elle admire et rejette à la fois sont frappants de vérité .

La vie ensuite nous apprend à être plus humble mais cette pirouette entre l'adolescence et l âge adulte demeure un moment de grace et de fragilité qui laisse nostalgique de nombreuses années plus tard... 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:56

Toujours dans le cadre de mes cadeaux de Noël, j'ai dévoré ce petit livre de Stefan Zweig, happée par cette écriture merveilleuse, poétique et légére.

Confidences ou confession d'une vieille anglaise provoquées par la fuite d'une femme, épouse et mère  qui fait scandale dans un hotel de villégiature où il ne doit pas se passer grand chose.

Ces vingt quatre heures de passion et de folie chez cette femme, racontée avec à la fois tant de pudeur et de force, sont l'événement  de sa vie où elle a suivi ce que lui dictait l'impulsion de son coeur au delà du carcan de sa condition et de son éducation et faisant fi des bonnes moeurs de l'époque !

Seul Zweig peut réussir à envouter autant de nos jours avec une histoire si courte mais si intense.

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:16

http://ecx.images-amazon.com/images/I/414wkrtzBlL._SL160_.jpgDans le cadre "j'offre des livres à Noël", j'avais choisi des petits livres de poche que je qualifierais de Classiques de la littérature et  je n'ai pu résister à la tentation de lire ou relire ces ouvrages.

Considéré comme un des précurseurs de la littérature américaine du XXème siècle, je crois bien que je n'avais jamais lu de F Scott Fitzgerald, même si je connaissais le film de Gatsby le Magnifique, dont une nouvelle prochaine adaptation va d'ailleurs sortir en 2012 ...

Peinture d'une société américaine brassant la fortune, la gloire dans des receptions somptueuses, nous sommes en 1922, certains se sont distingués sur les champs de bataille de la première guerre mondiale.

Le début de l'histoire évolue dans ce microcosme insouciant autour du personnage de Gatsby dont l'origine de la fortune reste mystérieuse.

Monde de fêtes et de plaisir qui cache des dessous moins reluisants, des couples déchirés, de l'argent à l'origine douteuse, l'imposture n'est pas loin, le ton enjoué s'efface  et le denouement dramatique se met peu à peu en place ...

C'est bien mené, Nick Carraway qui raconte l'histoire, ébloui dans un premier temps par le faste et l'aura de Gatsby,  rentre dans le cercle immédiat du drame mais garde la tête froide et un certain esprit critique   ...

Belle écriture , j'ai passé un  agréable moment même si habituellement je n'aime pas trop les histoires dans ce milieu qui apparait totalement factice .

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 15:17

On a beau savoir que la ségrégation raciale a perduré bien au delà de l'abolition de l'esclavage dans le Sud des Etats Unis, ce que j'ai découvert dans ce magnifique roman m'a bouleversé.

Les années 60 font partie de notre passé récent et j'ai toujours dans les yeux les images de l'assassinat de Kennedy et dans mon coeur les paroles de Martin Luther King lors de son discours de 1963, j'ai donc eu du mal à imaginer que cette discrimination était aussi présente dans ces  villes où la petite bourgeoisie imposait sa loi pétrie de puritanisme, de conventions , de préjugés et de bétise.

C'est l'histoire du courage de trois femmes, les deux bonnes noires au caractére bien trempé, forgé par les vicissitudes de leur vie, travaillant dès leur plus jeune âge, comme l'avaient fait leurs mères, subissant avec force les terribles épreuves qui émaillent leur chemin, mais donnant également leur amour aux enfants blancs qu'elles élévent et arrivant à leur transmettre leurs messages de tolérance...

La troisième est une jeune femme blanche qui sort du moule dans lequel  la plonge  cette société de laquelle elle est issue, elle se trouve de fait rejettée par ses amies et son fiancé.

Quant aux femmes noires, elles savent qu'elles risquent de perdre bien plus que leur emploi mais c'est un défi pour leur honneur à toutes.

Mais si on réfléchit un peu à ce qui se passait à la même époque dans certaines maisons de notre pays, la discrimination      n était pas alors une question de couleur de peau mais de différence sociale et de naissance et l'histoire des toilettes qui peut paraitre ahurrissante n'est pas une spécialité des "sudistes" ...

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 18:40

En lisant les premières pages de ce livre, j'ai été déroutée car j'avais gardé des romans de Boris Vian le souvenir d'un grand plaisir, d'une originalité et d'un anticonformisme qui seyait à mon adolescence ...

Et puis j'ai replacé ce livre dans le contexte de sa parution en 1946.

Vian, déçu par le peu de succés de "l'écume des jours" écrit sous le pseudonyme de Vernon Sullivan une trilogie dont fait partie ce roman se voulant un pastiche du roman noir américain .

Le héros n'a qu'une obsession, celui  de la vengeance du meurtre de son frère à la peau noire , il est le plus puissant lui qui a la peau blanche, manipulant les esprits et les corps des jeunes filles vers son but ultime, tuer deux blanches ...

Haine et discrimination raciale, thèmes chers à Boris Vian sont en premier plan et on dévore ce livre jusqu'à la fin avec le souffle coupé.

Je ressors de ma bibliothéque mes autres livres de Vian pour une plongée dans ce monde absurde et cynique qu'il sait si bien mettre en mots et en paroles ...

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 16:30

http://ecx.images-amazon.com/images/I/515KMi7gpaL._SL160_.jpgC'est une plongée sans concession dans la Birmanie contemporaine,  aux multiples visages.

Le pays aux 10 000 pagodes avec ses paysages éblouissants, sa nature paradisiaque et ses lumières à faire rêver tous les amoureux.

La tragique réalité avec la junte militaire au pouvoir d'un pays qui a changé son nom et a gardé prisonnière 7 longues années son opposante la plus connue, Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix.

Les  minorités ethniques  nombreuses avec leur langue et leur coutume propres vivant dans la montagne et souvent en lutte armée contre le pouvoir avec son lot de victimes.

Et puis la culture du Pavot et l'arrivée de nouvelles drogues, et aussi cette enclave particulière à la frontière chinoise où régnent le jeu, la drogue et le sexe.

Tout cela est raconté avec beaucoup de passion dans ce roman.

L'histoire relate les aventures de César, qui suite à une rupture amoureuse se met en quéte du Scoop qui lui permettra enfin d'avoir droit au titre de "vrai"journaliste en decrochant une interview avec le magnat de la drogue en Birmanie.

Il tombe immédiatement amoureux de la belle Julie, medecin humanitaire  qui l'entraine à la poursuite de la mystérieuse Wei-Wei à travers la jungle birmane et ses nombreux dangers.

Par contre les péripéties sont par trop invraisemblables, le personnage principal, César,  sans grande consistance, sa naiveté et son cotê "fleur bleue" m'ont un peu agacés.

Les personnages secondaires occidentaux  reflétent bien l'envoutement qu'un pays comme la Birmanie peut entrainer .

Mais j'ai oublié assez vite, le style journalistique et la faiblesse de l'intrigue  pour me plonger avec bonheur dans la jungle à la poursuite de la légendaire Femme-Tigre.

Je remercie beaucoup Ys et les éditions Pocket pour ce  beau voyage littéraire.

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Au Milieu De L'océan De Mes Pensées, Un Petit Radeau

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