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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 11:34

http://ecx.images-amazon.com/images/I/512g54rQJdL._SL160_.jpgC'est un livre assez déroutant, où il faut rapidement laisser de cotê son esprit rationnel sous peine de naufrage...

L'histoire commence comme de nombreuses histoires de famille, Natalia jeune médecin en mission humanitaire apprend la mort de son grand-père lui même médecin avec lequel elle a eu des liens très forts dans son enfance, rythmés par des rites et en particulier la visite du tigre au zoo.

   Viennent se méler  alors au récit du présent, les histoires de l'enfance du grand-père et c'est là que l'on quitte le monde réel pour un monde de légendes et de croyances fermement enracinées et ayant survécu aux années et aux guerres .

Parmi ces croyances, celle de l'errance de quarante jours du mort après son trépas reste ancrée dans l'imaginaire et sous-tend le récit.

L'autre facette importante du roman concerne le conflit de l'ex- Yougoslavie avec un abord très particulier car cette période est décrite de façon assez vague et distante, la jeune fille semble avoir été peu impliquée et seules les conséquences de la partition du pays et surtout des peuples sont sensibles .

La plume poétique, originale de cette jeune femme écrivain est remarquable avec une sensibilité très particulière ,mais  j'ai été souvent déroutée par le cheminement de Natalia, je n'ai pas tout compris (mon esprit cartésien reprenant de temps à autre le dessus ) et je suis restée un peu sur ma faim en particulier l'histoire de la femme du tigre est inachevée et garde beaucoup de mystéres ...

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 16:58

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51UwCasuw0L._SL160_.jpgTout le monde connait les aventures de Robinson, mais comme beaucoup de personnes, je n'avais jamais lu la véritable histoire.

Cette nouvelle traduction est interessante, on la perçoit proche de l'esprit de Defoe, sans fioritures ni effet de mode, c'est d'ailleurs ce que souligne Françoise du Sorbier dans la post-face.

-la première partie relate les débuts dans la vie de Robinson Crusoé, ses premiers voyages contre l'avis paternel et ses aventures lorsqu'il a été capturé par les pirates.

-la deuxième et principale partie est celle de ses longues années  sur l'ile

-la troisième partie concerne la fin de sa vie en solitaire et son retour à la vie civilisée.

 

C'est étonnant comme je me suis prise au jeu de cette histoire racontée  de façon simple à un siècle où on ne s'encombrait pas de langue de bois...

    Sous le livre d'aventures, il y a également un conte moral.

Robinson, livré à lui même sur une ile inhabitée retrouve peu à peu les gestes de l'homme naturel, cher à JJ Rousseau, il passe des jours, des mois à construire ses enclos, à fabriquer des outils, des paniers, des poteries...  

Le temps a en effet peu d'importance ,quoique Robinson a à coeur de bien noter les jours, les années , de marquer les jours annniversaires de son arrivée sur l'ile par une journée de contrition.

J'ai été surprise par le manque de curiosité au début de son séjour , la visite de l'ile intervient assez tard, de même les projets de construire un bateau pour partir vers des terres plus habitées.

Ayant découvert une bible dans le bateau naufragé, il se réconcilie avec Dieu et avec lui-même, il n'en devient pas pour autant un homme charitable, ses rapports avec Vendredi , puis les marins espagnols sont marqués par les critéres sociaux et raciaux de l'époque que 27 années de solitude n'ont pas effacés.

C'est ce qui est marquant dans cette histoire, il n'a guère d'apitoiement sur son sort et en dehors des regrets de sa fougue de jeunesse et de ne pas avoir écouter les conseils paternels, Robinson apparait peu transformé par cette longue solitude.

La bonté , le dévouement etl'abnégation sont représentés par le capitaine portugais et la veuve qui ont pris soin des intêrets de Robinson sans savoir s'il était encore en vie .

 Notre héros lui, reprend rapidement le sens des affaires , sens qui ne l'a jamais vraiment quitté, la comptabilité de ses récoltes en particulier et son petit magot restent quelquechose d'important.

En résumé, une lecture interessante que j'ai appréciée , je remercie News Book  http://newsbook.fr/  et les éditions Albin Michel pour ce partenariat.

 

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 15:43

L'alchimie n'a pas fonctionné, autant j'avais été émue à la découverte du Prince des Marées, autant cette fois çi je n'ai trouvé aucun charme à ce roman.

J'ai été au début du livre ,surprise de la façon dont l'histoire commençait, nous découvrons le personnage principal Léo King à la fin d'une période difficile, au moment où il s'en sort et où il rencontre les autres personnages du roman mais cela n'est qu'ébauché, on attend la suite avec impatience.

Dans la deuxième partie, plusieurs années se sont  écoulées et les personnages sont de nouveau réunis.Nous apprenons ce qui c'est déroulé pendant ce laps de temps à travers les nombreux dialogues, je n'ai pas aimé cette façon de raconter l'histoire, c'est décousu, on ne s'attache à aucun des protagonistes, les traits de caractére sont assez caricaturaux et j'ai abandonné cette lecture à la page 238 !

Dommage...

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 12:22

Nouvelle destinée à un jeune public qui a l'originalité de confronter un fantome à une famille américaine très ironique vis à vis  des superstitions anglaises, et plutôt imbue d'elle-même .

Finalement le fantome devient la victime , ce qui est assez drôle .

C'est agréable à lire , je ne m'attendais pas à ce cotê  "conte pour enfants" d'Oscar Wilde, comme quoi il ne faut pas classer trop vite un écrivain dans un moule trop  rigide et influencé par les aspects sulfureux du personnage ... ça m'apprendra!

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 22:18

 

Lorsque l'on tourne la dernière page de certains livres, on voudrait suspendre le temps pour prolonger l'état de grace hors de la vie réelle, rester dans cette espéce de bulle silencieuse avec le coeur rempli d'émotions  ...

Du domaine des Murmures fait partie de ces instants magiques et précieux.

Le choix de l'époque médievale est majeur, c'est une période forte où la lutte du bien et du mal est présente dans la vie quotidienne , la foi est intense, marquant ou influençant les événements, conduisant aux croisades, ou guidant une décision definitive  comme la reclusion.

Cette foi cotoie et joue avec les croyances,influencées par la religion ou celles plus anciennes, ancrées dans la mémoire populaire ,les païennes, elles se mèlent , souvent se confondent et parfois conduisent à des extrémes comme le bucher , le lynchage ou le bannissement.

Et au delà du mysticisme il ya l'amour maternel plus fort que tout et intemporel.

Carole Martinez, une nouvelle fois fait preuve de beaucoup de maitrise et manie l'art du conte avec brio à notre plus grand bonheur.

 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 15:54

Perplexité c'est le sentiment que me laisse ce livre.

On s'attend à une intrigue palpitante et quelque peu angoissante, on assiste effectivement à un huis clos entre des chasseurs de nationalité différente qui sont réunis sans se connaitre pour une partie de chasse dans une contrée inoubliable et se retrouvent isolés dans la maison par une vague de froid inattendue.

C'est vrai que l'arrivée dans cette forêt sombre ,hostile, instaure un climat inquiétant, mais la suite est décevante, je n'ai pas réussi à distinguer où l'auteur voulait nous mener.

Le personnage principal, René Derain sent grandir en lui un malaise, il ne sait pas qui le manipule, la folie le gagne: tout est déjà écrit dans un livre , il en est certain et son assassinat est au bout.

Seulement je n'ai pas franchement apprécié ce récit .

Malaise et interrogation en refermant le bouquin, en plus je n'ai pas compris le titre .

A oublier !

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 18:12

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41r8imctscL._SL160_.jpgQuatrième de couverture:

Juillet 1936. Barcelone. Dans l'exaltation du combat contre les militaires putschistes, la jeune anarchiste Valentina fait la connaissance du militant des Jeunesse communistes Ramon Mercader (qui se rendra célèbre quatre ans plus tard en assassinant Trotski). Mais c'est du cousin de Mercader, Artur, un jeune bourgeois romantique, que Valentina tombe éperdument amoureuse. Elle est prête à remuer ciel et terre pour le faire sortir des geôles clandestines stalinienne où, accusé de collaboration, il est torturé. Dans une Barcelone acculée, bombardée quotidiennement, encerclée par les forces de Franco, et tandis que s'annonce la défaite des républicains, Valentina sait qu'elle devra prendre tous les risques pour sauver son amant. Inspirée par les chefs-d'oeuvre de Tolstoi, Nuria Amat ,nous plonge au plus sombre de la guerre d'Espagne. Sous le feu des balles, deux jeunes gens que tout oppose réinventent l'amour de défient l'Histoire...
Mon avis:

J'avais été séduite par les promesses du résumé fort alléchant mais je n'ai jamais été transporté d'exaltation en suivant les péripéties des différents héros.

C 'est dommage, ce livre est bien documenté à condition déjà de connaitre un peu l'histoire de la Guerre d'Espagne, il montre combien le camp republicain pouvait être divisé entre des courants politiques aux objectifs très différents mais toutes ces explications donnent un cotê très journalistique au récit sans pour autant être didactique, il a fallu que je lise d'autres documents pour comprendre qui était avec qui , et reprendre globalement la chronologie de ce conflit.

La plus grosse deception vient de l'histoire d'amour annoncée  qui ne parvient pas à être émouvante ou poignante,  Valentina n'a rien d'une heroïne romanesque,Artur, son amant,est bien palichon.

Quant à Ramon Mercader autre figure importante ,il n'apparait pas non plus fort sympathique et l'on suit ses aventures sans émotion.

L'histoire fait souvent des retours en arrière qui brouillent les esprits et stoppent toute velléité d'intérêt immédiat à l'intrigue .

Le nombre de personnages intervenant également au cours de la narration rajoute à la complexité de la compréhension.

On est bien loin du merveilleux roman d'Hemingway "pour qui sonne le glas" qui se lit d'une traite tellement on est précipité dans l'action et  le combat.

Nuria Amat si elle a voulu s'inspirer de Guerre et Paix n'a pas su reproduire l'ambiance si particuliere de ce gros pavé qui fait que l'on oublie ses longueurs ...

Je remercie NewsBook et les éditions Robert Laffont pour ce partenariat;

 

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 17:10

C'est la troisieme fois que je lis ce roman, à une bonne dizaine d'années d'écart à chaque fois, et ce qui est marrant c'est qu' à chaque fois j'ai eu une impression différente !

Lu cette fois dans le cadre "je lis les livres que je vais offrir ..." sans trop de conviction au départ , j'avoue avoir pris beaucoup de plaisir à suivre notre jeune Cécile, ivre de ses 17 ans, de la vie de patachon qu'elle méne avec son père .

La  toute puissance qu'elle croit posseder sur la vie et le destin des adultes, la facilité apparente à manipuler les événements qui finalement aboutiront à la mort de la femme qu'elle admire et rejette à la fois sont frappants de vérité .

La vie ensuite nous apprend à être plus humble mais cette pirouette entre l'adolescence et l âge adulte demeure un moment de grace et de fragilité qui laisse nostalgique de nombreuses années plus tard... 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:56

Toujours dans le cadre de mes cadeaux de Noël, j'ai dévoré ce petit livre de Stefan Zweig, happée par cette écriture merveilleuse, poétique et légére.

Confidences ou confession d'une vieille anglaise provoquées par la fuite d'une femme, épouse et mère  qui fait scandale dans un hotel de villégiature où il ne doit pas se passer grand chose.

Ces vingt quatre heures de passion et de folie chez cette femme, racontée avec à la fois tant de pudeur et de force, sont l'événement  de sa vie où elle a suivi ce que lui dictait l'impulsion de son coeur au delà du carcan de sa condition et de son éducation et faisant fi des bonnes moeurs de l'époque !

Seul Zweig peut réussir à envouter autant de nos jours avec une histoire si courte mais si intense.

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:16

http://ecx.images-amazon.com/images/I/414wkrtzBlL._SL160_.jpgDans le cadre "j'offre des livres à Noël", j'avais choisi des petits livres de poche que je qualifierais de Classiques de la littérature et  je n'ai pu résister à la tentation de lire ou relire ces ouvrages.

Considéré comme un des précurseurs de la littérature américaine du XXème siècle, je crois bien que je n'avais jamais lu de F Scott Fitzgerald, même si je connaissais le film de Gatsby le Magnifique, dont une nouvelle prochaine adaptation va d'ailleurs sortir en 2012 ...

Peinture d'une société américaine brassant la fortune, la gloire dans des receptions somptueuses, nous sommes en 1922, certains se sont distingués sur les champs de bataille de la première guerre mondiale.

Le début de l'histoire évolue dans ce microcosme insouciant autour du personnage de Gatsby dont l'origine de la fortune reste mystérieuse.

Monde de fêtes et de plaisir qui cache des dessous moins reluisants, des couples déchirés, de l'argent à l'origine douteuse, l'imposture n'est pas loin, le ton enjoué s'efface  et le denouement dramatique se met peu à peu en place ...

C'est bien mené, Nick Carraway qui raconte l'histoire, ébloui dans un premier temps par le faste et l'aura de Gatsby,  rentre dans le cercle immédiat du drame mais garde la tête froide et un certain esprit critique   ...

Belle écriture , j'ai passé un  agréable moment même si habituellement je n'aime pas trop les histoires dans ce milieu qui apparait totalement factice .

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