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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 15:49

Le jour de ses 90 ans, la narratrice se souvient de son enfance en Géorgie et de l'exil de sa famille lors de l'invasion des bolcheviques dans son pays.

S'en suit l'histoire de cette grande famille sur au moins 3 générations en un nombre de pages assez limité ce que j'ai trouvé déplaisant, trop d'événements survolés, une multitude de prénoms que j'ai eu du mal à situer au fil du roman.

Reste une belle histoire d'amour et d'amitié et la rencontre avec une communauté vivante, fière de ses coutumes et qui a su les faire revivre dans son nouveau monde.

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 13:26

Habituellement, je ne suis pas une fan de nouvelles, mais écrites par Laurent Gaudé ,je me suis laissée tenter!

Quatre histoires sous forme plutôt de petits contes autour de la guerre, de la mort , des prémonitions et des revenants...

C'est sombre et poétique, nous emportant à la limite du fantastique.

J'ai préféré la première , celle qui donne son titre à l'ouvrage.

 A l'annonce de la mort de Zio Négus,le narrateur retourne dans le village du défunt et se rappelle en chemin ce que le vieux lui a raconté, sa retraite sous forme de fuite dans une abbaye abandonnée autour d'un champ d'oliviers après son retour d'Ethiopie où il a été combattre et ses visions de l'armée de Frédéric II errant parmi les vieux arbres (pourquoi Frédéric II,roi de Prusse  ? ) ...C'est simple et poignant!

Merci Monsieur Gaudé pour le bonheur de vous lire.

 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 12:43

Belle déception pour ce roman, j'avais imaginé tout autre chose, or j'ai trouvé un catalogue précipité des événements des années 50 à 80 des États Unis avec l'impression que l'auteur a tout voulu citer, quel intérêt, ce survol, nous ne sommes pas dans un condensé d'histoire ! Le summum étant pour moi l'évocation de Woodstock ...

Bref, histoire parallèle de deux jeunes filles  conçues une nuit d'ouragan et nées le même jour, soeurs d'anniversaire puis leur passage à la vie adulte et la découverte du secret de leur naissance ... Secret qui n'en est pas un tant les ficelles sont grossières.

Certains thémes abordés, comme l'homosexualité féminine dans les années 80, la réflexion sur l'évolution de l'agriculture ne sont qu'ébauchés et je suis restée assez frustrée par ce manque de souffle .

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 12:13

Qu'est-ce qui fait que l'on aime un livre ou pas , ou que l'on reste dans une attitude critique , détachée de l'histoire mais avec un besoin compulsif de continuer à lire malgré tout.

J'avais parcouru assez vite la quatrième de couverture , ne voulant pas reposer cet ouvrage pour avoir entrevu ce qui ne m'emballait pas trop: massacre de la famille, secte satanique ...

Cent fois, j'ai posé le bouquin , tentée d'en attraper un autre mais j'ai tenu bon, lâchant même toute activité dans les dernières pages pour connaître le dénouement, soulagée également d'en avoir fini  !

L'histoire de Libbie, seule rescapée du massacre de sa famille en dehors de son frère Ben derrière les barreaux pour ce crime multiple, accusée par sa soeur de 7 ans à l'époque nous fait évoluer dans des milieux particuliers, avec une alternance entre l'époque actuelle et ses clubs de soutien aux victimes de meurtres atroces ou aux  présumés coupables que certains fans, essentiellement des femmes, estiment injustement emprisonnés et la journée clé: la veille du carnage avec une fois de plus, la misère sociale d'hommes ratés et alcooliques entraînant leur famille dans des galères dont elles sortent totalement déstructurées , des mères impuissantes, des enfants égarés dans la drogue et les mouvements sataniques ...

La fin m'a laissé dubitative quant à la crédibilité de l'histoire ...

 

 

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 17:28

Chronique douce -amère d'un été dans la maison familiale où le doux ronron des visites des cousins et des chipoteries entre les soeurs est perturbée par l'initiative du Grand -Pére de proposer à la domestique de se baigner dans la piscine.

On ne franchit pas les barrières sociales aussi facilement et la narratrice Mathilde préférera la fuite à l'affrontement.

C'est agréable à lire sans plus.

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 16:55

C'est un livre étonnant et qui m'a beaucoup plu.

La première partie est un échange de lettres entre Léna et ses parents adoptifs.

Léna écrit lorsque son mari Vassia, pilote dans l'armée soviétique arrive et lorsqu'il repart, entre les séjours , elle attend comme figée dans une gangue de glace, comme si son immobilité avait un pouvoir protecteur et c'est les imprévus de cette attente qu'elle aime.

Ces lettres sont poignantes de profondeur dans les tourments de l'âme , et je me suis demandée comment Virginie Deloffre avait réussi à rendre aussi émouvant les arcanes de ce mal être torturant cette jeune femme.

Ses lettres sont adressées à Varvara, que l'on imagine fort bien en authentique Babouchka et Dimitri , le professeur envoyé par punition en Sibérie et par clémence chez Varvara.

C'est tout un peuple de petites gens à l'ère soviétique, les queues pour les magasins, les appartements communautaires avec la cuisine commune, ses immeubles gris, la Sibérie, les peuples nomades,  les isbas, et puis l'arrivée de la Perestroïka et ses bouleversements.

La deuxième partie raconte la conquête de l'espace de façon plutôt plaisante pour un sujet que je trouve rébarbatif.

La dernière partie du roman narre la transformation de Léna et de son couple, le dégel en quelque sorte comme celui de son  pays...

J'ai beaucoup aimé l'histoire, le style, les personnages, un vrai coup de coeur !

 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 16:30

Le Wisconsin est un état américain peuplé par les colons allemands et les indiens Objiwé, le climat y est rude, les gens aussi  et la vie difficile. La nature , le froid et les intempéries sont omniprésentes .

Le premier roman de Mary Relindes Ellis est une vague qui m' a submergée d'émotion et de tension .

Ce roman nous plonge dans la vie de deux familles qui habitent des fermes voisines.

La famille Lucas avec John , le père, alcoolique , violent, qui laisse sa ferme à l'abandon, bat sa femme et ses enfants.

L'ainé Jimmy pour échapper à cet enfer en choisit un autre: le Vietnam où il servira d'appât, brûlé par le Napalm.

Le cadet Bill, taciturne, solitaire qui se met à boire comme son père .

Et la mère Claire qui se réfugie dans une folie douce.

Dans la ferme à coté ,Ernie et Rosemary Morriseau, un couple sans enfant qui s'occupent comme ils peuvent des enfants petits puis de Bill sombrant dans la déchéance et finalement, Claire.

Une histoire forte ,de combats, de renoncements, de meurtrissures au plus profond de la chair et de l'âme et de rédemption .

Elle est racontée à plusieurs voix avec l'esprit de Jimmy qui vient protéger ceux qu'il aime.

Un petit bémol cependant concernant la fin du roman que j'ai trouvé un peu à l'eau de rose ...

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 18:50

Agréable ballade dans cette partie du Périgord beaucoup moins connue que le Périgord noir .

Nous sommes d'emblée prévenus, ce n'est pas un guide touristique mais quelques cartes pour placer la région et indiquer les différents lieux visités ainsi qu'un index plus détaillé auraient été les bienvenus.

Cet ouvrage est d'abord un hommage de l'auteur à son grand-père, natif de ce coin de France et chez qui , petit parisien , il venait passer ses vacances.  

Le livre commence par un chapitre sur la géologie de la région, il fait défiler ensuite les différentes vallées avec descriptions de villes ou de lieux intéressants, puis nous montre le parc naturel régional pour finir par les bonnes choses de la table.

C'est un peu vite esquissé à mon avis , ou alors cela rend l'intérêt un peu bancal puisque ce n'est pas un guide , à ce moment là le texte est un peu de trop ... Difficile de trouver le juste milieu...

Ce qui est rend ce livre remarquable ce sont les magnifiques photos : "au fil de la lumière" ce sous-titre est complètement justifié , tout devient beau sous l'objectif de l'auteur, même les vieilles forges ont du charme, et on se dit que la France est bien belle .

 

Je remercie vivement Babelio et Geste éditions .

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 18:06

Quel bonheur de découvrir à nouveau un livre qui m'avait emballé, comme d'autres de ce romancier lorsque j'étais plus jeune, classé dans les bons souvenirs avec un mouchoir d'oubli par dessus ...

La vie errante de ces deux amis, George le bon petit gars, le coeur sur la main et les idées bien rangées et Lennie, le grand costaud, simple d'esprit  , est la vie de nombreux journaliers des années 30 allant de ferme en ferme à la recherche de boulot et d'une bonne gamelle .

L'histoire est simple mais racontée avec un immense talent,dans un style épuré et sobre.

La  description des paysages grandioses de la Californie, de la vie de ces journaliers dans ces ranchs est sans fioritures, mais on est d'emblée dans l'ambiance.

L' amitié sans faille entre George et Lennie, le petit protégeant le grand, leur rêve de posséder une petite ferme sont forts et émouvants et même si l'intrigue semble légère,on sait  bien ce qui va se passer dès qu'arrive la femme de Curley, le récit  est magnifique et la fin forcément tragique apporte quelques larmes .

Grand moment de lecture !

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 17:34

Intriguée par tant d'excellentes critiques, ce livre était en tête de ma liste à moi, celle de mes envies de lire, et elle est fort longue...

Assez déçue par le début de l'histoire, plaisant certes , les tempéraments bien campés  des personnages sont vite en place mais sans rien de vraiment original, la deuxième partie, au moment où  Jo n'est plus maitresse de sa vie a déclenché chez moi un rire nerveux et est devenue beaucoup plus interessante.

L'amour , l'amitié et la place réelle de l'argent au milieu de tout cela sont un thème moteur et Grégoire Delacourt décrit avec justesse  la  vraie nature humaine , ses travers et toutes les petites choses qui font aussi que l'homme peut être grand...

J'ai été surprise que ce livre soit écrit par un homme, non par esprit féministe mais parce qu'il rentre vraiment dans la peau de toutes ces femmes qui gravitent autour de notre héroïne , de sa mercerie et de son blog ...

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Au Milieu De L'océan De Mes Pensées, Un Petit Radeau

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