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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 12:18

Un petit bijou !

Sous forme de journal, nous suivons le quotidien d'Otto Steiner, critique musical , un peu juif par son père, séjournant dans un sanatorium à Saltzbourg en 1938 et 1939.

Se voulant au début différent des autres malades, neutre  vis à vis de Hitler , nous le voyons petit à petit évoluer comme sa tuberculose et comme sa prise de conscience de la réalité politique par l'intermédiaire de la transformation de la programmation du Festival de Saltzbourg au gout national-socialiste  en vigueur.

Soutenu par son amour de la musique qui devient son seul échappatoire et sa seule raison de vivre, il va arriver à ses fins dans une apothéose magistrale en créant un attentat musical.

C'est un court roman très original plein de sensibilité avec une dose d'humour subtilement distillé dans ce contexte personnel et général  pourtant tragique.

j'ai adoré .

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 11:44

1950 en Sardaigne, ile d'origine de Michela Murgia, une époque qui peut paraitre proche, un demi-siècle ce n'est pas beaucoup .Les traditions ancestrales sont encore bien ancrées.

Histoire de transmission et d'amour filial, de mère à fille, mère biologique ou mère adoptive, les deux mères comme le rappelle Michela Murgia en hommage.

Histoire de secrets aussi, souvent difficiles à accepter quand on découvre la vie comme notre jeune héroïne Maria qui ne trouve d'abord comme réponse que la fuite.

Je ne dévoilerai rien de l'intrigue, il faut la laisser se deviner au fil des pages de ce magnifique roman, qui se lit comme un conte, avec des mots poétiques et simples qui font imaginer cette Sardaigne baignée de soleil et de coutumes qui ont contribuées à son mystère et à son charme.

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 11:42

Histoire d'amour improbable entre deux êtres avec des vies bien cadrées et que rien ne destinait vraiment à se croiser et surtout à s'aimer.

C'est raconté de façon nostalgique avec une petite musique douce-amère ,malheureusement gaché par le sempiternel secret de famille , enfance douloureuse entre un père violent et une mère disparue trot tôt.

Cela reste pour moi inachevé.

la lecture est agréable mais sans vraiment de consistance, idéal pour un dimanche après midi pluvieux devant un feu de cheminée...

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 11:12

Ce roman est le troisième écrit par Mark Spragg et il avoue en introduction avoir voulu savoir ce que devenaient les personnages de ses précédents ouvrages .

J'avais  vu le film tiré du roman Une vie inachevée avec les excellents ( mais sur ce point je manque d'objectivité! ) Robert Redford dans le role du grand-père grincheux Einar et Morgan Freeman dans celui de  Mitch .

Heureusement car il est bien difficile de cerner les personnages  sans avoir lu les histoires antérieures.

Mark Spragg raconte des bouts de vie souvent désabusés mais aussi des beaux moments comme les scultures d'argile que Griff sort de son four au feu de bois  ,  on se prend souvent au jeu car on sent une certaine puissance derrière ces mots ,mais cela ne fait pas vraiment une histoire , les rappels du passé sont succincts et il faut avoir de l'imagination pour arriver à situer les personnages .

Une affaire de meurtre est parachutée au milieu , on se demande si c'est cela qui sera le fil du livre mais elle avance sans trop de conviction et finalement n'aboutira pas franchement.

Tout cela est bien dommage car les grandes étendues du Wyoming font réver et je suis rester sur ma faim d'autant plus que le titre est attirant.

Peut-être faut-il à la fin d'un roman lacher ses héros  et laisser à chaque lecteur le pouvoir d' imaginer ce qu'ils sont devenus...

Sans doute suivrai-je avec intérêt les prochains romans de cet écrivain car je ne m'en tiendrai pas à cette petite déception.

Je remercie vivement Babelio  et les éditions Gallmeister .

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 17:25

    Je continue ma balade américaine avec cette fois la Caroline du Nord en 1929 .

Alors que le projet de Parc naturel commence à devenir concret avec l'achat de vastes étendues boisées, quelques propriétaires, exploitants forestiers ou miniers s'y opposent et dévastent les forêts.

George et Serena Pemberton veulent prendre de court le gouvernement en rachetant les terres autour de leur exploitation et pour cela tous les moyens sont bons.

Au fil de l'histoire la personnalité ambitieuse de Serena se dévoile peu à peu, femme orgueilleuse, sans scrupule ni sentiment ,dure autant avec elle-même qu'avec les autres, les obstacles sont abattus tout comme les magnifiques arbres, les hommes la trahissant ou dérangeant ses projets sont assassinés par son bras droit , le manchot Galloway.

Le récit est entrecoupé de façon adroite par les commentaires des équipes de bucherons dont la vie a peu de prix,  les accidents mortels sont nombreux .

Les seuls personnages sympathiques sont Rachel et son petit Jacob, le fils illégitime de Pemberton poursuivis par la haine implacable de Serena.

Un livre fort, puissant qui se lit en retenant son souffle tellement la force prédatrice de Serena est sans faille ,rendant parfois la lecture pénible  .

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 10:48

Cuba, dans les années cinquante juste avant la révolution castriste est une cour de récréation pour les américains avec ses bordels ,ses tripots, ses salles de strip-tease mais derrière cette façade superficielle se cachent aussi des enjeux politiques en pleine guerre froide et c'est dans ce contexte  qu'est recruté Jim Wormold, un anglais vivant depuis longtemps à La Havane entre sa modeste boutique d'aspirateurs, sa fille Millie qu'il éléve seul mais dont les gouts dispendieux dépassent ses maigres moyens et son ami le Docteur Hasselbacher avec qui il boit des Daiquiri.

Voyant rapidement les avantages financiers de la proposition, cet individu en apparence insignifiant va fabriquer astucieusement de faux rapports, de faux plans et de faux agents qui vont être pris très au sérieux par ses supérieurs et vont être à l'origine de quiproquos et de bien des déboires et  aventures rocambolesques pour notre pauvre anglais.

Parodie du roman d'espionnage dans un pays qui à l'époque avait un caractère exotique , c'est pour Graham Greene une sorte de récréation aussi entre des ouvrages plus sérieux ce qui peut expliquer que même si la lecture est agréable et déclenche des ricanements  à défaut d'une franche hilarité ce roman au charme désuet   est divertissant mais sera assez vite oublié.

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 15:12

Impossible de bouger et de parler en refermant la dernière page  pour ne pas sortir de la bulle  dans laquelle ce livre m'a plongé.

Le Texas, un pays d' hommes rudes, violents , toujours une bouteille de bière ou de Whiskey à portée et une carabine chargée sous les yeux et où les femmes se plient à la volonté des hommes .

Un pays où un père préfére atteler ses fils à la charrue pour épargner ses étalons qui lui permettront de gagner des terres dans des courses où tous les coups sont possibles.

Le récit est divisé en trois époques qui s'entrecroisent de façon adroite et apportent à la compréhension des événements des petites touches subtiles:

1895, l'année de naissance du personnage principal qui raconte l'histoire, Karel Skala, 1910: l'année de la mort du père et 1924 l'année de la naissance du fils de Karel, 

La mère ,Klara ,est morte à la naissance de Karel , cette absence devient vite une obsession,une quète impossible, un phantasme , une recherche à travers les autres femmes , et pour le père,la disparition de Klara efface toute once de tendresse, d'humanité.

La famille se déchire, et le chemin vers la rédemption est toute la charpente de l'histoire.

  Bruce Maynard pour un premier roman fait preuve d'une maitrise étonnante, la construction du récit est particulierement réussie, pas de temps mort, les moments intenses alternent avec des passages plus lyriques , le martellement des sabots des chevaux au galop avec le vol silencieux du Grand duc.

Un magnifique roman.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 10:59

Je vais m'attirer les foudres des inconditionnels (les) de Jane Austen, car si j'ai eu plaisir à lire ce court roman, je n'ai pas trouvé dans cette histoire cousue de fil blanc et aux personnages caricaturaux matière à éloges grandiloquentes ...

C'est bien écrit ( quoique j'ai trouvé la traduction au début parfois maladroite) et bien observé mais un tantinet vieillot.

Bon, cela étant dit, il est toujours bénéfique de revenir aux fondamentaux de temps en temps !

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 17:54

automne 2012 012Les premières pommes du verger, enfin les efforts sont récompensés !

automne-2012-015.JPG

les vendanges ont été très modestes, surtout dans le noir, il reste quelques grappes à cueuillir de l'excellent raisin à gros grains si les frelons en laissent ...

Toujours d'aussi belles noix !

automne-2012-009.JPG

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 15:38

Concert le samedi 29 Septembre 2012 au Cercle de la Concorde à Castets en Dorthe .

Après un délicieux diner  préparé par Véronique, la sympathique et dynamique patronne: foie gras poelé aux figues , porc laqué, créme framboises-Spéculoos, nous découvrons avec un grand bonheur Gladys et son compagnon guitariste Michel Foizon dans un récital de Blues éblouissant.

La voix de Gladys est magnifique, de celle qui prend au coeur et les solos de guitare de Michel sont étonnants de virtuosité .

Le rythme est entrainant , "Shake your hips "et les mélodies sont gaies, la salle a été conquise, on a senti qu'il s'était passé quelque chose de grand et d'inoubliable ..

Merci aux artistes et à Véronique.


 
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