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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 18:15

J'ai eu beaucoup plus de mal à rentrer dans l'histoire de Billy et de son frère Boyd que dans le premier volet de la trilogie des confins.

La première partie narrant l'aventure de Billy et de la louve lorsqu'il décide après l'avoir piegée de la ramener dans son pays d'origine, le Mexique , est poignante dans sa tentative d'offrir la liberté et la vie à cet animal sauvage , et marque le début de son passage de l'enfance à l'âge adulte.

Malheureusement je n'ai pas trouvé la même puissance lyrique aux autres voyages, pourtant avec chacun un but précis, déterminé et louable , mais cela ressemble plutôt à une longue errance qu'à un voyage initiatique.

Les rencontres avec des hommes violents sans foi ni loi laissant un gout amer sont plus fréquentes qu'avec les personnages hors du commun , comme le vieil ermite et les gitans et nos jeunes héros n'auront pas l'occasion de croiser le bonheur , sentiment banni du récit.

C'est sombre mais il m'a manqué la beauté lugubre de La Route.

Les nombreux dialogues en espagnol , même si ce sont des mots simples m'ont géné dans la fluidité de la lecture.

Je ne suis pas déçue car le souffle épique de Mc Cornac est présent mais j'ai hate de découvrir les personnages du troisième volet.

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 18:06

Je ne suis pas une grande connaisseuse de la litterature japonaise et j'ai choisi ce livre au hasard des rayons de ma bibliothéque, heureux hasard qui m'a procuré un agréable moment de lecture.

En fait ce roman fait partie d'une suite (je n'aime pas le terme "série" y étant par principe allergique !) et pour une fois il n'est pas besoin de lire les livres précédents pour bien se plonger dans l'histoire.

C'est plein de finesse, de légéreté même si ce qui y est raconté est dramatique, l'explication narrée par un de ses anciens éléve du suicide du père de Nobu , le personnage principal de cet opuscule et qui lève le voile sur un passé douloureux.

Le titre Tonbo est une des clés principales du roman qui m'a fait découvrir l'amour des mots et de leur divers sens au Japon .

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 11:59

Tombouctou, le titre m'a attiré et intrigué , moi qui n'avait pas réussi jusqu'à présent à finir un livre de Paul Auster .

En fait, c'est une évocation particulière, un voyage sans retour ...

Mr Bones raconte son histoire d'amitié avec Jimmy, ses jours d'errance sur les routes et dans les villes américaines, ses hivers passés chez  Maman-san puis la recherche d'une nouvelle famille car Mr Bones est un chien ...

Agréable à lire, ce livre n'a pas le travers déplaisant de certaines histoires racontées par des animaux qui virent rapidement au larmoyant, ce n'est pas le cas ici, Mr Bones est un compagnon avec des interrogations et des états d'âme qui dépassent le cadre du simple anthropomorphisme et montre l'intelligence de Paul Auster .

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 12:18

Un petit bijou !

Sous forme de journal, nous suivons le quotidien d'Otto Steiner, critique musical , un peu juif par son père, séjournant dans un sanatorium à Saltzbourg en 1938 et 1939.

Se voulant au début différent des autres malades, neutre  vis à vis de Hitler , nous le voyons petit à petit évoluer comme sa tuberculose et comme sa prise de conscience de la réalité politique par l'intermédiaire de la transformation de la programmation du Festival de Saltzbourg au gout national-socialiste  en vigueur.

Soutenu par son amour de la musique qui devient son seul échappatoire et sa seule raison de vivre, il va arriver à ses fins dans une apothéose magistrale en créant un attentat musical.

C'est un court roman très original plein de sensibilité avec une dose d'humour subtilement distillé dans ce contexte personnel et général  pourtant tragique.

j'ai adoré .

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 11:44

1950 en Sardaigne, ile d'origine de Michela Murgia, une époque qui peut paraitre proche, un demi-siècle ce n'est pas beaucoup .Les traditions ancestrales sont encore bien ancrées.

Histoire de transmission et d'amour filial, de mère à fille, mère biologique ou mère adoptive, les deux mères comme le rappelle Michela Murgia en hommage.

Histoire de secrets aussi, souvent difficiles à accepter quand on découvre la vie comme notre jeune héroïne Maria qui ne trouve d'abord comme réponse que la fuite.

Je ne dévoilerai rien de l'intrigue, il faut la laisser se deviner au fil des pages de ce magnifique roman, qui se lit comme un conte, avec des mots poétiques et simples qui font imaginer cette Sardaigne baignée de soleil et de coutumes qui ont contribuées à son mystère et à son charme.

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 11:42

Histoire d'amour improbable entre deux êtres avec des vies bien cadrées et que rien ne destinait vraiment à se croiser et surtout à s'aimer.

C'est raconté de façon nostalgique avec une petite musique douce-amère ,malheureusement gaché par le sempiternel secret de famille , enfance douloureuse entre un père violent et une mère disparue trot tôt.

Cela reste pour moi inachevé.

la lecture est agréable mais sans vraiment de consistance, idéal pour un dimanche après midi pluvieux devant un feu de cheminée...

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 11:12

Ce roman est le troisième écrit par Mark Spragg et il avoue en introduction avoir voulu savoir ce que devenaient les personnages de ses précédents ouvrages .

J'avais  vu le film tiré du roman Une vie inachevée avec les excellents ( mais sur ce point je manque d'objectivité! ) Robert Redford dans le role du grand-père grincheux Einar et Morgan Freeman dans celui de  Mitch .

Heureusement car il est bien difficile de cerner les personnages  sans avoir lu les histoires antérieures.

Mark Spragg raconte des bouts de vie souvent désabusés mais aussi des beaux moments comme les scultures d'argile que Griff sort de son four au feu de bois  ,  on se prend souvent au jeu car on sent une certaine puissance derrière ces mots ,mais cela ne fait pas vraiment une histoire , les rappels du passé sont succincts et il faut avoir de l'imagination pour arriver à situer les personnages .

Une affaire de meurtre est parachutée au milieu , on se demande si c'est cela qui sera le fil du livre mais elle avance sans trop de conviction et finalement n'aboutira pas franchement.

Tout cela est bien dommage car les grandes étendues du Wyoming font réver et je suis rester sur ma faim d'autant plus que le titre est attirant.

Peut-être faut-il à la fin d'un roman lacher ses héros  et laisser à chaque lecteur le pouvoir d' imaginer ce qu'ils sont devenus...

Sans doute suivrai-je avec intérêt les prochains romans de cet écrivain car je ne m'en tiendrai pas à cette petite déception.

Je remercie vivement Babelio  et les éditions Gallmeister .

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 17:25

    Je continue ma balade américaine avec cette fois la Caroline du Nord en 1929 .

Alors que le projet de Parc naturel commence à devenir concret avec l'achat de vastes étendues boisées, quelques propriétaires, exploitants forestiers ou miniers s'y opposent et dévastent les forêts.

George et Serena Pemberton veulent prendre de court le gouvernement en rachetant les terres autour de leur exploitation et pour cela tous les moyens sont bons.

Au fil de l'histoire la personnalité ambitieuse de Serena se dévoile peu à peu, femme orgueilleuse, sans scrupule ni sentiment ,dure autant avec elle-même qu'avec les autres, les obstacles sont abattus tout comme les magnifiques arbres, les hommes la trahissant ou dérangeant ses projets sont assassinés par son bras droit , le manchot Galloway.

Le récit est entrecoupé de façon adroite par les commentaires des équipes de bucherons dont la vie a peu de prix,  les accidents mortels sont nombreux .

Les seuls personnages sympathiques sont Rachel et son petit Jacob, le fils illégitime de Pemberton poursuivis par la haine implacable de Serena.

Un livre fort, puissant qui se lit en retenant son souffle tellement la force prédatrice de Serena est sans faille ,rendant parfois la lecture pénible  .

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 10:48

Cuba, dans les années cinquante juste avant la révolution castriste est une cour de récréation pour les américains avec ses bordels ,ses tripots, ses salles de strip-tease mais derrière cette façade superficielle se cachent aussi des enjeux politiques en pleine guerre froide et c'est dans ce contexte  qu'est recruté Jim Wormold, un anglais vivant depuis longtemps à La Havane entre sa modeste boutique d'aspirateurs, sa fille Millie qu'il éléve seul mais dont les gouts dispendieux dépassent ses maigres moyens et son ami le Docteur Hasselbacher avec qui il boit des Daiquiri.

Voyant rapidement les avantages financiers de la proposition, cet individu en apparence insignifiant va fabriquer astucieusement de faux rapports, de faux plans et de faux agents qui vont être pris très au sérieux par ses supérieurs et vont être à l'origine de quiproquos et de bien des déboires et  aventures rocambolesques pour notre pauvre anglais.

Parodie du roman d'espionnage dans un pays qui à l'époque avait un caractère exotique , c'est pour Graham Greene une sorte de récréation aussi entre des ouvrages plus sérieux ce qui peut expliquer que même si la lecture est agréable et déclenche des ricanements  à défaut d'une franche hilarité ce roman au charme désuet   est divertissant mais sera assez vite oublié.

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 15:12

Impossible de bouger et de parler en refermant la dernière page  pour ne pas sortir de la bulle  dans laquelle ce livre m'a plongé.

Le Texas, un pays d' hommes rudes, violents , toujours une bouteille de bière ou de Whiskey à portée et une carabine chargée sous les yeux et où les femmes se plient à la volonté des hommes .

Un pays où un père préfére atteler ses fils à la charrue pour épargner ses étalons qui lui permettront de gagner des terres dans des courses où tous les coups sont possibles.

Le récit est divisé en trois époques qui s'entrecroisent de façon adroite et apportent à la compréhension des événements des petites touches subtiles:

1895, l'année de naissance du personnage principal qui raconte l'histoire, Karel Skala, 1910: l'année de la mort du père et 1924 l'année de la naissance du fils de Karel, 

La mère ,Klara ,est morte à la naissance de Karel , cette absence devient vite une obsession,une quète impossible, un phantasme , une recherche à travers les autres femmes , et pour le père,la disparition de Klara efface toute once de tendresse, d'humanité.

La famille se déchire, et le chemin vers la rédemption est toute la charpente de l'histoire.

  Bruce Maynard pour un premier roman fait preuve d'une maitrise étonnante, la construction du récit est particulierement réussie, pas de temps mort, les moments intenses alternent avec des passages plus lyriques , le martellement des sabots des chevaux au galop avec le vol silencieux du Grand duc.

Un magnifique roman.

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