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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 14:52

Merveilleux petit conte qui nous plonge dans les forêts  et les petits villages d'Amazonie au milieu des indiens, des chercheurs d'or et des arracheurs de dents.

Les personnages sont truculents en commençant par Antonio José Bolivar, héros peu ordinaire.

Et l'amour arrive par un chemin plutôt imprévu, une belle leçon de vie et de mort !

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 16:30

La vie foisonnante d'Alexandre Yersin méritait amplement un roman qui lui rend un hommage , certes tardif mais bien mérité.

On imagine un savant passant son existence derrière son microscope, à regarder les bactéries et on se trompe grandement.

Disciple de Pasteur, il quitte très vite l'ambiance étroite des laboratoires et commence une existence vraiment hors du commun.

Médecin dans la marine, explorateur et cartographe en Asie, ethnologue, agronome,  éleveur , astrophysicien  il touche à tout, importe la première automobile en Asie, apprend à  piloter des avions et j'en oublie  ...

Découvreur de la bactérie de la peste, Yersinia pestis et de son vaccin , il fuie les honneurs et la civilisation. Fidéle en amitié , il est peu enclin à la vie sociale et préfére son chalet dans les brumes isolé du monde.

Le récit est adroitement construit en double miroir, son dernier voyage et le récit de sa vie.

J'ai été assez déroutée au début par le style de Patrick Deville, haché, sans aucune fioriture, sans lyrisme romantique mais cela correspond tout à fait à l'idée qu'il veut donner de Yersin, un génie qui se moque du sentimentalisme et de la notion d'art, quoique , il a été subjugué par les paysages d'Asie et leur beauté sauvage ...

Egalement beaucoup de références à Rimbaud , autre baroudeur au destin si différent.

Laissons la parole à l'auteur lorsqu'il évoque le petit coin de terre où est la tombe du savant:

"on pourrait écrire une Vie de Yersin comme une Vie de Saint. Un anachorète retiré au fond d'un chalet dans la jungle froide, rétif à toute contrainte sociale, la vie érémitique, un ours, un sauvage, un génial original, un bel huluberlu."

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 15:55

Mine, c'est d'abord un livre de qualité , un bel ouvrage publié par Sarbacane , format idéal, papier agréable et épaisseur  prometteuse.

Les dessins en noir et blanc apportent une note esthétique jouant sur le côté mystérieux du fantastique et le coté lumineux de l'amour, c'est en soi un vrai plaisir de les découvrir au fur et à mesure des pages et j'ai particulierement aimé les mains du pianiste représentées seules au dessus du clavier et tellement plus suggestives .

Sur la polémique BD ou roman graphique, je ne m'aventurerai que modestement car autant j'ai l'habitude des BD classiques qui ne ressemblent pas à cet ouvrage  autant je connais très peu le roman graphique, mais cela n'a pas vraiment d'importance .

L'histoire du grand Léon, garçon un peu paumé, pas trop en phase avec les autres et de Mine, une petite minette noire qui s'attache à lui et lui réserve une drole de surprise  est belle mais assez simple sans véritable suspens ni rebondissement , annoncé pour tout public , ce qu'elle est effectivement laissant sans doute les plus grands sur leur faim ...

L'intérêt réside surtout, à mon avis, dans le graphisme au grand charme plus que dans l'intrigue.

Un grand merci pour cette belle découverte aux éditions Sarbacane et à Babelio.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 17:12

Dès les premières pages de ce livre j'ai été emporté dans une narration à deux voix époustouflante par la puissance de l'écriture de Joseph Boyden dont c'est le premier roman et par le souffle romanesque  de l'Histoire .

Celle de la guerre 14-18 racontée par Xavier Bird, un indien Cree qui a été enrolé dans les troupes canadiennes et celle de sa tante Niska qui a toujours refusé de vivre parquée dans une reserve.

Profondément meurtri dans sa chair et dans son âme, en proie aux nombreux fantomes qui le poursuivent, ceux de ses frères d'armes qui sont tombés à ses cotés et celui de Elijah son ami, ceux des ennemis qu'il a tués avec Elijah, chasseurs d'élite de "boches", Xavier rentre pour mourir sur ses terres ancestrales, il n'est plus un être humain.

Et puis en paralléle, le combat de la vieille Niska pour le faire vivre en lui racontant son enfance à elle, les histoires de son clan, comment elle est devenue chasseuse de Windigo et l'histoire de l'enfance de Xavier et Elijah.

C'est admirable.

L'évocation de la guerre des tranchées pourtant maintes fois décrites, l'évolution des relations entre les deux amis m'ont totalement subjuguée, c'est terrible et beau à la fois.

Le vécu des Indiens Cree face à la conquète du Canada est également un combat , plus sournois , moins sanglant mais qui laisse des blessures profondes.

C'est vraiment un roman magnifique et on s'interroge sur ce que sera le prochain livre de cet auteur tellement celui est remarquable.

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 19:18

J'ai beaucoup aimé les précédents livres que j'ai lu de Laurent Gaudé et donc je me délectais à l'avance de la découverte de ce nouvel ouvrage.

Parlant en plus d'Alexandre, ce nouvel ouvrage avait tout pour me plaire mais le plaisir n'a pas été aussi intense que je l'imaginais!

Epopée lyrique, presque un poème dans le moule homérien, les suites de phrases sont belles, la musique des mots est envoutante.

Nous suivons Alexandre dans son dernier voyage et assistons avant même son trépas à la guerre de succession qui s'ensuit.

Dryptéis, fille de Darius sera sa compagne de route vers le lieu inconnu où son corps repose, gardienne fidèle de sa mémoire au détriment de sa vie de mère , sacrifice suprème pour épargner son fils.

C'est beau même avec ses défauts !

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 18:15

J'ai eu beaucoup plus de mal à rentrer dans l'histoire de Billy et de son frère Boyd que dans le premier volet de la trilogie des confins.

La première partie narrant l'aventure de Billy et de la louve lorsqu'il décide après l'avoir piegée de la ramener dans son pays d'origine, le Mexique , est poignante dans sa tentative d'offrir la liberté et la vie à cet animal sauvage , et marque le début de son passage de l'enfance à l'âge adulte.

Malheureusement je n'ai pas trouvé la même puissance lyrique aux autres voyages, pourtant avec chacun un but précis, déterminé et louable , mais cela ressemble plutôt à une longue errance qu'à un voyage initiatique.

Les rencontres avec des hommes violents sans foi ni loi laissant un gout amer sont plus fréquentes qu'avec les personnages hors du commun , comme le vieil ermite et les gitans et nos jeunes héros n'auront pas l'occasion de croiser le bonheur , sentiment banni du récit.

C'est sombre mais il m'a manqué la beauté lugubre de La Route.

Les nombreux dialogues en espagnol , même si ce sont des mots simples m'ont géné dans la fluidité de la lecture.

Je ne suis pas déçue car le souffle épique de Mc Cornac est présent mais j'ai hate de découvrir les personnages du troisième volet.

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 18:06

Je ne suis pas une grande connaisseuse de la litterature japonaise et j'ai choisi ce livre au hasard des rayons de ma bibliothéque, heureux hasard qui m'a procuré un agréable moment de lecture.

En fait ce roman fait partie d'une suite (je n'aime pas le terme "série" y étant par principe allergique !) et pour une fois il n'est pas besoin de lire les livres précédents pour bien se plonger dans l'histoire.

C'est plein de finesse, de légéreté même si ce qui y est raconté est dramatique, l'explication narrée par un de ses anciens éléve du suicide du père de Nobu , le personnage principal de cet opuscule et qui lève le voile sur un passé douloureux.

Le titre Tonbo est une des clés principales du roman qui m'a fait découvrir l'amour des mots et de leur divers sens au Japon .

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 11:59

Tombouctou, le titre m'a attiré et intrigué , moi qui n'avait pas réussi jusqu'à présent à finir un livre de Paul Auster .

En fait, c'est une évocation particulière, un voyage sans retour ...

Mr Bones raconte son histoire d'amitié avec Jimmy, ses jours d'errance sur les routes et dans les villes américaines, ses hivers passés chez  Maman-san puis la recherche d'une nouvelle famille car Mr Bones est un chien ...

Agréable à lire, ce livre n'a pas le travers déplaisant de certaines histoires racontées par des animaux qui virent rapidement au larmoyant, ce n'est pas le cas ici, Mr Bones est un compagnon avec des interrogations et des états d'âme qui dépassent le cadre du simple anthropomorphisme et montre l'intelligence de Paul Auster .

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 12:18

Un petit bijou !

Sous forme de journal, nous suivons le quotidien d'Otto Steiner, critique musical , un peu juif par son père, séjournant dans un sanatorium à Saltzbourg en 1938 et 1939.

Se voulant au début différent des autres malades, neutre  vis à vis de Hitler , nous le voyons petit à petit évoluer comme sa tuberculose et comme sa prise de conscience de la réalité politique par l'intermédiaire de la transformation de la programmation du Festival de Saltzbourg au gout national-socialiste  en vigueur.

Soutenu par son amour de la musique qui devient son seul échappatoire et sa seule raison de vivre, il va arriver à ses fins dans une apothéose magistrale en créant un attentat musical.

C'est un court roman très original plein de sensibilité avec une dose d'humour subtilement distillé dans ce contexte personnel et général  pourtant tragique.

j'ai adoré .

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 11:44

1950 en Sardaigne, ile d'origine de Michela Murgia, une époque qui peut paraitre proche, un demi-siècle ce n'est pas beaucoup .Les traditions ancestrales sont encore bien ancrées.

Histoire de transmission et d'amour filial, de mère à fille, mère biologique ou mère adoptive, les deux mères comme le rappelle Michela Murgia en hommage.

Histoire de secrets aussi, souvent difficiles à accepter quand on découvre la vie comme notre jeune héroïne Maria qui ne trouve d'abord comme réponse que la fuite.

Je ne dévoilerai rien de l'intrigue, il faut la laisser se deviner au fil des pages de ce magnifique roman, qui se lit comme un conte, avec des mots poétiques et simples qui font imaginer cette Sardaigne baignée de soleil et de coutumes qui ont contribuées à son mystère et à son charme.

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