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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 17:05
L'ile du Point Némo de Jean-Marie Blas de Roblés

L'intrigue démarre en trombe: vol d'un gros diamant l'Ananké, découverte de 3 pieds coupés avec leurs chaussures au pied , poursuite du terrible Enjambeur No ...

La présentation des personnages met l'eau à la bouche, nombreux, assez typés et déjantés et le flou quant aux époques traversées est surprenant .

Les références aux écrivains des romans d'aventure de notre jeunesse avec Jules Verne, Herman Melville, R.L Stevenson ,entre autres, donnent le tournis.

Alors qu'est ce qui fait que au bout d'une centaine de pages je n'ai pas apprécié ce livre ?

Les histoires parallèles m'ont dérangé : souvent crues comme si mettre un peu de pornographie (on ne peut pas appeler cela de l'érotisme ) pouvait être un plus dans un récit d'aventures .

Et puis je me suis lassée devant la pléthore de descriptions, rebondissements et personnages pour arriver finalement à un dénouement plutôt décevant, je ne l'ai pas trouvé à la hauteur du délire général .

En plus, je dois avouer que n'ayant jamais eu une grande passion pour Jules Verne, je n'ai pas pris plaisir à me plonger dans son univers.

Mais la chose qui m'a touchée véritablement est la découverte de l'existence de lecteurs dans les manufactures de cigares à la Havane avec des travailleurs (souvent des femmes ) très impliqués dans le choix des oeuvres, Victor Hugo et Alexandre Dumas en tête !

Rien que pour cela je ne regrette pas cette lecture .

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 21:26

Tout le monde se souvient de ces images effroyables du Tsunami qui a submergé de nombreuses côtes asiatiques le 26 Décembre 2004 et qui a fait tant de victimes.

Parmi elles, la famille de Sonali , en vacances au Sri Lanka, pays d'origine de la jeune femme.

C'est son histoire à partir de l'arrivée de la vague qu'elle raconte, l'emportant ainsi que son mari, ses deux petits garçons et ses parents .

Miraculeusement échappée de la coulée de boue par une branche à laquelle elle s'accroche, commence alors pour elle un long chemin de souffrance .

Après les premières heures, où par son mutisme, elle tente de rester dans un autre temps, comme si elle pouvait se réveiller d'un mauvais rêve, elle va devoir affronter la disparition de sa famille.

De la dénégation initiale, à la colère, l'alcool, la culpabilité, le désir de mourir, Sonali voit dans le présent tout ce qui a été vécu quand elle était la mère, la femme et la fille, et tout ce qui devait être vécu , elle est un prisme où se reflètent les souvenirs et où existent les disparus.

Chaque nouvelle étape: le retour dans la maison familiale de Colombo, dans la maison de Londres, les retrouvailles avec ses amis anglais, les camarades de ses enfants sont un à chaque fois un nouveau déchirement jusqu'à arriver à un apaisement et à pouvoir continuer de vivre pour eux, pour ce qu'ils seraient devenus .

Poignant sans être larmoyant, Sonali emploie un langage sobre, pudique et ô combien émouvant .

Je remercie Babelio et les Editions Kero pour ce livre vibrant d'amour .

A noter également la sobriété de la couverture qui reflète parfaitement le drame du sujet.

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 18:33

Cela commence comme un charmant conte pour enfants avec la grand-mère Sumire ,vieille gloire de la chanson populaire, un peu farfelue , qui couve des oeufs dans son chignon puis lors de l'envol de l'oiseau, l'histoire décolle véritablement avec des petites tranches de vie marquées par le passage de la perruche calopsitte .

Ruban, tel est le nom de l'oiseau, comme la crête qu'il arbore fièrement ou comme son vol élégant et surtout comme le fil reliant tous les personnages avec un bout de leur chemin changé par l'irruption de l'oiseau .

Relation profonde et respectueuse avec cet oiseau parfois en cage , difficile à saisir par nous occidentaux, habitués à un monde qui avance vite sans trop regarder qui vit à côté de nous, en oubliant l'essentiel: la beauté , le respect de l'autre et la confiance en soi.

Avec le choix de chapitres brefs multipliant les petites histoires reliées par Ruban , c'est un roman plein de douceur et d'espoir, une sorte de halte reposante au milieu des cerisiers en fleurs à guetter l'oiseau magique .

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 14:26

Huis clos de quatre générations de femmes .

On perd rapidement la plus âgée , Mamie Alice qui s'éteint tranquillement dans son sommeil mais c'est à l'occasion de sa disparition que son arrière petite fille découvre dans une armoire des lettres et un cahier.

Cela vient mettre un peu de piment dans le récit, car si c'est bien écrit , on commençait à s'ennuyer un peu , à noter d'ailleurs en début de roman, une belle approche de la forêt des Landes .

Bien sûr il y a un secret de famille qui va bouleverser l'ordre bien établi des sentiments et des souvenirs.

Cela entraine beaucoup d'interrogations sur la place de l'amour et de la passion dans les relations de couple .

On a le droit ( heureusement ) de ne pas être d'accord avec l'auteur et en particulier de penser que les filles ne reproduisent pas forcément les exemples ou contre-exemples de leurs mères en matière amoureuse car s'il est bien un domaine ou l'expérience d'autrui est ni instructive ni reproductible , c'est bien celui des sentiments .

Il faut regretter également la représentation désastreuse et caricaturale de l'homme, qu'il soit père , mari ou amant ,Sophie Brocas a visiblement quelques comptes à régler avec la gente masculine et ne va pas s'en faire des lecteurs comblés ...

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 14:33

Impressionnant pour un premier roman !

De génie, il en est question tout au long de l'histoire , entrainant bien sûr l'interrogation sur ses frontières avec la folie .

Oscar Lowe, aide-soignant dans une maison de retraite, est subjugué par la musique d'un orgue dans une église,et fait alors la connaissance d'Iris et de son frère Eden Bellwether, le musicien si doué , féru de musique baroque .

Oscar tombe sous le charme de la belle Iris et rapidement aussi sous la coupe de son frère.

Celui ci est persuadé qu'il a des dons pour guérir grâce à sa musique , expérience sur sa propre soeur à l'appui .

Commence alors pour Oscar une vie nouvelle dans les bras d'Iris d'abord puis dans ce milieu aisé où l'ambition et l'orgueil ne laissent pas de place aux doutes et à la remise en question.

Ecartelé entre sa conviction de la maladie mentale d'Eden et les certitudes d'Iris et du petit groupe d'amis du génie d'Eden , Oscar s'interroge ...

Les différentes rencontres avec des personnages atypiques comme le Docteur Paulsen et Herbert Crest sont également captivantes .

Au fil des pages les questions s'enchainent : quelles sont les relations entre la science et Dieu, le rationnel et l'irrationnel , l'amour filial et la passion, l'amitié et la manipulation, l'art médical et les médecines parallèles ..

Benjamin Wood capte l'attention du lecteur avec brio et ce d'emblée car les toutes premières pages nous laissent entrevoir le drame final.

J'ai été conquise , il doit y avoir du génie la-dessous ...

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 22:04

Premier roman de Gillian Flynn , Sur ma Peau est racontée par Camille Preaker, jeune journaliste d'un petit journal de Chicago.

Elle est envoyée par son chef dans sa ville natale de Wind Gap dans le Missouri pour tenter d'écrire un scoop sur la disparition d'une petite fille qui sera rapidement retrouvée assassinée , ceci quelques mois après le meurtre d'une autre fillette , avec , détail sordide et peu ordinaire , l'extraction des dents chez les deux victimes.

Camille n'est pas spécialement ravie de revenir sur les lieux où elle a grandi et de se retrouver dans sa famille avec sa mère, Adora , personnage égoïste et dont la fortune et la position sociale renforcent la puissance malfaisante et Amma, sa demi-soeur , une adolescente perverse.

Elle y rencontre bien sûr ses anciennes camarades, devenues des caricatures de provinciales paumées .

L'enquête n'est pas l'élément essentiel du roman, c'est le plongeon dans le passé de Camille qui garde sur la peau les séquelles de sa vie antérieure et demeure un être tourmenté , descente aux enfers entrainée par sa mère dont elle cherche en vain l'amour .

Les descriptions des soirées des ados, l'avilissement du corps de la femme à peine sortie de l'enfance , tout fait froid dans le dos et on cherche en vain une once d'humanité dans cette bourgade américaine, on comprend pourquoi Camille est partie ...

Tout cela entraine un sentiment de malaise, au delà de la simple intrigue policière .

Gillian Flynn a un style très efficace pour nous plonger dans cette ambiance nauséabonde, cette sensation vient peu à peu sinon je pense que j'aurai abandonné ce livre avant la fin mais cela gâche tout de même le plaisir du lecteur, il faut le dire ...

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 18:23

Comme déjà pour beaucoup de lecteurs, ce qui frappe en ouvrant ce nouveau roman de David Foenkinos, c'est le style choisi: une ode en vers libres à la mémoire de Charlotte Salomon, jeune femme juive allemande , artiste qui a peint des centaines de gouaches réunies en une oeuvre appelée : Leben ? oder Theater ? qui met en scène sa vie et sa famille.

Mais , rapidement ces vers assez courts dont la lecture est souvent hachée, se transforment en course d'une personne poursuivie et essoufflée

Et c'est effectivement le destin de Charlotte née en 1917 et morte à Auschwitz en 1943, courte vie poursuivie par une histoire familiale de suicide : sa soeur, sa mère, sa grand-mère .

Elle n'a quitté l'Allemagne que tardivement, se réfugiant dans le Midi de la France s'y croyant protégée, mais rattrapée par le sort réservé aux juifs lors de l'arrivée des allemands dans cette zone occupée préalablement par les Italiens jusqu'en 1943 et déportée alors qu'elle était enceinte .

On aimerait après ce livre aller découvrir cette oeuvre qui a tant marqué David Foenkinos et qui doit être bien émouvante .

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 19:13

Pour son dernier roman Joseph Boyden nous projette quelques siècles en arrière lors de l'arrivée des Français au Canada au XVII eme siècle.

L'histoire est racontée à trois voix.

Celle du père jésuite Christophe, appelé le Corbeau par les indiens ; il part vivre dans une grande tribu d'indiens voulant se plonger dans leur coutumes et apprendre leur langue pour les délivrer au mieux du mal et leur faire connaitre Le grand Génie. C'est un homme habité par sa mission, aux intentions pures, fort devant l'inimitié et l'incompréhension qu'il rencontre.

Celle d'Oiseau, valeureux guerrier Huron, à la vision claire sur l'avenir : l'installation inéluctable des étrangers.Féroce face à ses ennemis, il est aussi un homme brisé par la mort de sa femme et de ses enfants.

Celle de Chutes de Neige, une jeune fille iroquoise que Oiseau a ramené dans sa tribu pour l'adopter après avoir massacré ses parents .

Beaucoup de recherches pour ce livre, on est littéralement happé par l'histoire de ces indiens , leurs coutumes avec le culte très fort des morts, la description du Festin des Morts est un des grands moments du roman, on suit le travail des femmes dans les champs lorsqu'elles plantent les trois soeurs et on assiste impuissant aux épidémies liées à l'arrivée des hommes blancs et qui déciment encore plus que les luttes tribales la population indienne. On ferme les yeux et on tremble lors des cérémonies de tortures des prisonniers .

Et puis il y a aussi quelques personnages secondaires qui sont particulièrement marquants comme Petite Oie, femme mystérieuse , un peu guérisseuse, un peu sorcière ...

Donc un livre dense, dont la lecture peut parfois être difficilement soutenable mais Joseph Boyden en nous entrainant dans cette période si critique et mouvementée de son peuple montre une fois de plus son immense talent .

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 18:53

Choisi au hasard des rayons de ma médiathèque , ce très court roman laisse une impression d'inachevé sans doute tout à fait voulu par l'auteur mais totalement frustrant pour le lecteur ...

L'héroïne , jeune épouse, attend le moment où elle ira rejoindre son mari qui travaille à l'étranger en cousant des morceaux de patchwork.

Cette tâche bien monotone est interrompue par l'arrivée à Tokyo de son jeune cousin qu'elle va aider à s'installer dans la résidence universitaire qu'elle a fréquentée quelques années avant.

Par petites touches, un sentiment d'abord étrange s'installe , lorsqu'elle redécouvre cette résidence et son directeur assez particulier puis lors des visites suivantes quand elle ne rencontre jamais son cousin , une angoisse distillée par les propos ambigus du directeur apparait , amplifiée par l'atmosphère de solitude et de décrépitude des lieux puis de l'aggravation de l'état de santé de l'homme .

Description de la beauté des corps juvéniles, manège des abeilles et couleurs étonnantes des tulipes font naitre dans l'esprit du lecteur un scénario dont on ne connaitra pas le fin mot !

Dommage ...

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 17:54

A lire immédiatement après le premier ...

Un peu déçue car il ne se passe rien de bien original avant la toute fin du récit : la lutte qui s'intensifie entre résistants et collabos avec l'avancée des troupes russes et notre héros qui n'arrive décidément pas à en devenir un, mais peut-on lui reprocher ...

Heureusement les dessins sont à eux seuls un régal .

Donc une chute, à tout point de vue , qui explique le titre de la BD et laisse sans voix .

Dernière planche à l'effet magnifique et saisissant d'émotion si on est rentré comme moi en plein dans l'histoire .

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