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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 17:45

Mois du Japon dans les médiathèques girondines, cela est plus ma tasse de thé que les zombies...

L'histoire de Minoru Eguchi, inspiré de la vie du grand-père de l'écrivain pourrait être transposée dans beaucoup de pays du monde :

Nous parcourons la première moitié du Xxème siècle à travers la vie d'un homme : son enfance avec ses amis , la perte accidentelle de proches, son premier amour qu'il gardera à jamais au fond du coeur, la dure expérience de la guerre, la reprise de l'armurerie paternelle et l'avènement d'une famille unie et heureuse même si les drames ne l'épargnent pas.

Rien à priori de bien original, sauf que cela se passe dans une petite ile du Japon et que l'on trouve au fil des pages cette douceur incomparable de la vision des épis de blés, du vent dans les champs de riz, le profond culte des morts et la sérénité de la croyance bouddhiste .

Minoru a des visions en flash,des impressions de déjà vu , propre à la métempsycose ,un des dogmes du bouddhisme et s'interroge sur sa présence dans ce monde :

d'où viens-je ? est la question qui le suit tout au long de sa vie .

L'apparition du Bouddha blanc à plusieurs périodes cruciales de son existence lui rappelle que chaque individu n'est que de passage sur terre et lui inspirera la réalisation d'une statue de Bouddha constituée de tous les ossements des morts de l'ile, soudés dans une harmonie finale .

Belle écriture et réflexion sur le sens de la vie et de la mort.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 17:03

J'ai, littéralement, été happée par ce sombre et fort récit .

Cataract City, petite ville à proximité des chutes du Niagara est le genre d'endroit d'où il est difficile de s'échapper quand on y nait et que ses parents travaillent à la fabrique de biscuits qui doit employer la moitié des habitants de la bourgade .

Duncan et Owen sont deux copains d'enfance qui ont grandi là, partageant leur passion de gosses pour les matchs de catch, comme ceux que je regardais gamine, l'Ange Blanc et le Bourreau de Bethune qui me faisaient frissonner de peur et mourir de rire ...

L'enfance insouciante se termine brutalement pour nos jeunes garçons par un involontaire raid de survie dans la nature hostile .

Combats de boxe à mains nues, courses et combats de chiens, contrebande , quelques années de prison ... font rapidement partie de la vie de Duncan ; c'est un des modes de vie de ces hommes : alcool, violence et confrontations avec quelques indiens retors des réserves voisines , les rancunes sont tenaces, les haines s'enracinent à vie, il n'y a pas que la forêt qui soit sauvage.

Les chapitres se succèdent, le plus souvent à travers le regard de Duncan, parfois avec celui d'Owen, moins rude .

Les femmes sont peu présentes, mères ou amantes comme Edwina , les mères ont renoncé, les plus jeunes parviennent parfois à s'échapper mais avec toujours un regard en arrière .

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le récit n'est pas une succession de violences, un catalogue des vices humains , la profondeur des mots exprime souvent le peu d'espoir et d'avenir mais sans défaitisme ou misérabilisme , ce sont des hommes qui ne baissent pas les bras, qui n'abandonnent pas et conservent un sens de l'honneur et une sensibilité parfois à fleur de peau comme lorsqu'il s'agit de soigner ou d'enterrer leurs chiens .

Domine sur l'ensemble de l'histoire , la magnifique amitié de deux hommes et une fin en paroxysme de dépassement de soi et haletante à souhait pour le lecteur .

Bien que je me sois de temps en temps perdue dans les époques, j'ai dévoré ce roman .

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 16:59

Déraisonnable sans doute a été le pari de l'auteur de s'attaquer à un roman se déroulant dans l'Empire Germanique à l'aube de la renaissance mais , en ce qui me concerne ,cela a été parfaitement réussi pour mon plus grand plaisir !

L'écrivain nous conte l'histoire de deux femmes, Eva en 1500 dont nous suivons le procès en sorcellerie et de Margarete à partir de 1515 .

Les chapitres concernant la vie de Gretchen, surnom de Margarete sont divisés en deux principales périodes :

La première que je qualifierai de rurale, nous dépeint la vie rude des paysans avec les attaques des pillards et les épidémies de peste, description de l'approche de cette maladie que j'ai trouvé intéressante d'autant plus si on la rapproche de celle d'Ebola, car on peut y trouver certains points communs et même si Jean-Pierre Bours donne le nom de Johannes Faust au jeune médecin, il est bon de rappeler que la médecine a évolué à cette époque là grâce à des hommes de cette trempe refusant les carcans rigides qui ont enlisé cette science si longtemps.

La période suivante se passe en ville , et parallèlement à l'avancée de la médecine, nous assistons au développement de l'imprimerie , avancée majeure dans la diffusion de toute nouveauté .

N'oublions pas non plus, qu'à coté de l'histoire d'Eva et de Gretchen, nous assistons aussi au combat de Martin Luther contre la papauté et en particulier contre les indulgences .

Le combat du bien contre le mal sous-tend tout ce roman: la part du diable dans nos actes, nos désirs et la place du diable par rapport à Dieu ?

J'ai pris également plaisir à découvrir les oeuvres de Ludwig Cranach, à y rechercher dans ses représentations de la Vierge et de Vénus les traits des jeunes femmes et d'admirer les représentations du retable de Maitre Mathis.

Donc, j'ai beaucoup aimé ce mélange de fiction et de réalité et je félicite grandement Jean-Pierre Bours pour son audace et son talent.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 11:19

Marge, jeune anglaise de 18 ans débarque sur l'Ile-aux-Moines avec son père pour réparer les avaries de leur voilier.

Nous sommes en 1938, et la simple escale sur cette terre bretonne deviendra pour Marge son cadre de vie à défaut d'être son havre de paix.

Elle y fait rapidement la connaissance des deux hommes de sa vie, Blaise de Méoban, beau brun ténébreux, et Mathias Gauvain , géant roux et au caractère explosif.

Et pour le lecteur, cette mise en scène brillante des personnages principaux de ce roman, raconté par Marge à l'aube de sa longue existence, est la promesse d'une lecture palpitante .

C'est un début fort habile et qui a accroché parfaitement à l'hameçon ma curiosité, même si cela a été parfois inégal par la suite.

Bien sûr, de 1938 on enchaine rapidement et pour un gros tiers du bouquin sur la seconde guerre mondiale .

L'ile-aux-Moines, épargnée par les combats ,connait comme le reste de la France ses partisans du régime de Vichy, le départ à Londres pour rejoindre de Gaulle d'un certain nombre de ses fils comme Blaise , ses résistants comme Marge puis quelques "illuminés " combattants pour la Bretagne Libre et sympathisants du régime nazi comme Mathias .

Gilles Martin-Chauffier nous donne une vision très décomplexée et loin des écrits convenus sur l'attitude des Français pendant la guerre; les communistes, en particulier et un certain François Mitterand en prennent pour leur grade .

Marge, entre deux actes de bravoure va jouer au casino de La Baule entre les officiers allemands et les collabos , peu importe: à la fin de la guerre l'épuration est vite passée pour certains qui partent en Irlande ou se refont rapidement une virginité ...

La gente masculine n'a pas, ici, le plus beau rôle, et Marge, anglaise au plus profond de son être regarde avec amusement et ironie le manège des français qui se déroule autour d'elle.

Il ne faut pas croire cependant que tout est tourné en dérision, car ici comme ailleurs les juifs sont dénoncés et certains habitants de l'Ile comme Blaise connaissent les camps de concentration.

Les temps de paix apparaissent bien courts, Mathias, poursuivant son idéal bretonnant , le Bleun-Brug s'engage dans la légion et se retrouve en Indochine puis en Algérie, alors que Blaise suit De Gaulle à l'Elysée .

Marge, bourgeoise libérée , est une femme complexe et habile à louvoyer entre les coups du sort, peu encline à s'apitoyer elle même , et qui se retrouve finalement prise au piège de son propre jeu .

L'intérêt se renouvelle tout au fil des pages, les personnages secondaires sont attachants et la passion évidente de l'écrivain pour la Bretagne donne ses plus belles descriptions au roman.

On rêve d'aller naviguer sur le Nominoë, le bateau de Blaise, de se promener sur les sentiers odorants de l'ile et de fureter dans la bibliothèque de Kergantelec...

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 09:54

Récit assez court et semble t'il plutôt auto-biographique racontant le pouvoir presque magique d'une présence féline sur la vie d'un jeune couple qui côtoie ce chat apportant une touche d'harmonie dans leur façon de regarder un jardin abandonné , une vieille maison, un arbre et plus d'empathie avec leurs relations avec la vieille propriétaire .

C'est poétique et on voudrait bien que ce petit chat vienne aussi roder dans nos quartiers et y apporter cette touche de douceur !

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 09:53

Aliénor d'Aquitaine a inspiré beaucoup d'auteurs et je suis toujours curieuse de découvrir comment un nouvel écrit peut avoir une vision différente et originale sur l'histoire de cette femme à la vie mouvementée et au destin hors du commun

Clara Dupont-Monot s'en sort fort bien, elle a choisi de ne parler que du premier mariage d'Alienor , lorsqu'à 15 ans elle épouse le futur Louis VII.

Alliance du Sud plein de vie, aux couleurs chatoyantes, aux sentiments fougueux et exaltés , patrie de l'amour courtois, entouré de troubadours, au Nord , bien terne et triste, d'autant que Louis destiné à la prêtrise se retrouve très vite Roi, rôle pour lequel il n'est pas préparé et que son tempérament timide et introverti n'aide pas.

Aliénor, toute en fougue et passion, habituée dès son plus jeune âge au pouvoir est un personnage pour lequel les sentiments sont ambigus: admiration devant sa volonté farouche et son amour de la liberté mais aussi réprobation devant une certaine dureté qui va de pair avec son besoin de domination , son goût immodéré du luxe et son manque criant d'empathie.

Clara Dupont-Monot n'essaie d'ailleurs pas , contrairement à d'autres écrivains femmes, de rendre Alienor aimable et sympathique ; la jeune fille un peu perdue lors de son mariage avec Louis , même si elle apporte avec elle gaieté, musique et couleurs dans une cour de France qui en manquait cruellement , ne fait rien pour accepter son nouveau statut et pour donner, à défaut d'amour un peu d'affection à son royal époux.

J'ai bien aimé le monologue à tour de rôle d'Aliénor et de Louis car je n'ai pas le souvenir d'avoir lu quoique se soit sur ce qu'a pu ressentir le jeune Roi, pétri d'amour pour sa dame, se transformant en guerrier sanguinaire et partant expier ses péchés en croisade.

La parole est donnée dans la dernière partie à l'oncle d'Aliénor, Raymond de Poitiers , Prince d'Antioche dont on dit qu'il eut une liaison avec sa nièce Alienor , cela met un peu de distance vis à vis des deux personnages principaux qui se déchirent ouvertement lors de leur séjour en terre Sainte.

Un roman passionné dont j'ai apprécié la qualité littéraire .

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 09:50

N'ayant pas lu la quatrième de couverture, j'ai été surprise au premier abord par le sujet de ce roman, ayant imaginé, vu le titre, que cette histoire aurait un rapport direct avec le bombardement atomique de cette ville , or il n'en est rien .

Le conditionnement de nos esprits est quelquefois surprenant et il est bon de pouvoir sortir d'un certain automatisme mental du moins en ce qui me concerne ...

Eric Faye raconte cette histoire étonnante d'après un fait divers et en une centaine de pages arrive à créer une ambiance de doute lorsque son héros, un météorologue, célibataire et sans histoire a le sentiment de ne pas être seul dans sa maison.

Le sentiment étrange qu'il crée avec ce jeu du chat et de la souris où les rôles s'inversent lorsque Shimura-san se rend compte d'une autre présence chez lui, a une résonance en chacun, car, qui n'a jamais eu l'impression d'être observé ou de sentir une présence cachée dans un placard ou inversement de se faire tout petit pour observer les autres à l?

Cela a été pour moi la partie la plus intéressante du livre, avec une description minutieuse, sans fioritures pourtant , créant une atmosphère tout à fit digne des auteurs japonais .

J'ai par contre moins apprécié la voix féminine bien que les motivations de cette personne puissent être compréhensibles et son histoire émouvante, cela tient sans doute à l'absence de fin vraisemblablement voulue par l'écrivain.

Décidément il y a des moments où je me trouve bien conventionnelle ...

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 21:20

Voilà typiquement un roman que l'on ne lâche qu'à la dernière page.

Ce n'est pas que le suspens soit insoutenable mais l'écrivain installe d'emblée une ambiance dont l'ambiguité s'accentue au fil des pages et l'on est comme Daniel tiraillé par le doute.

Installons le décor: Daniel est le fils unique de Chris et Tilde, un couple uni qui décide de s'installer pour leur retraite dans une ferme en Suéde , pays d'origine de Tilde qu'elle a quitté très jeune .

Daniel mène une vie médiocre sur le plan professionnel et une vie sentimentale plus harmonieuse mais non assumée, n'ayant jamais avoué son homosexualité à ses parents.

Le même jour, il reçoit un coup de téléphone de son père lui annonçant que sa mère doit être hospitalisée en psychiatrie et à la fois la visite de sa mère qui vient se réfugier à Londres, fuyant un mari devenu selon elle ,dangereux .

Commence alors pour Daniel et pour le lecteur un difficile cheminement pour démêler la vérité de l'affabulation.

Nous suivons surtout la version de Tilde qui arrive avec sa sacoche remplie des preuves qu'elle a accumulées et avec un discours très construit que l'écrivain retranscrit en brefs chapitres comme des respirations haletantes .

Complots, tentatives de meurtres, disparitions inquiétantes ...cela fait penser à un syndrome de persécution et le doute sur l'état mental de Tilde s'insinue devant l'ampleur des faits relatés et pour Daniel que son père tente de convaincre de la maladie de sa mère , la seule solution envisageable est d'aller faire lui même son enquête en Suéde.

Peu importe ce qu'il y trouve, ce n'est pas finalement l'essentiel du propos à mon avis.

Il y a d'une part l'hyper-protection dont certains parents entourent leur progéniture: ne pas montrer les difficultés vécues par un couple: argent, amour, choix plus ou moins heureux etc ...Est-ce bien préparer ses enfants à un avenir équilibré : ce n'est pas évident du tout .

D'autre part ce roman évoque également l 'évolution des relations parents-enfants, une fois adulte chacun doit assumer sa vie mais quel degré d'intimité faut-il préserver , je dirais qu'il s'agit avant tout de la personnalité de chacun .

La question la plus importante demeure cependant la survenue brutale de la maladie mentale, en l'occurrence une psychose dans une famille dont les membres à ce moment là évoluent entre incompréhension et refus de l'annonce , cela déchire une famille et est difficile à accepter.

La toute fin du livre lorsque Tom Rob Smith évoque sa propre histoire , explique bien des choses et est tout à fait émouvante .

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 15:28

Continuant mon exploration de l'univers de Yoko Ogawa, j'ai retrouvé l'atmosphère étrange et envoutante de l'auteur dans ce roman déjà ancien, publié en 1994 .

L'annulaire : parce que l'héroïne se blesse lors de son travail et perd un petit bout de chair de ce doigt , elle quitte son usine , perturbée de ne pas avoir retrouvé l'intégralité de sa personne.

Son errance à la recherche d'un nouvel emploi la conduit dans une ancienne pension pour jeunes filles où est installé le laboratoire de M Deshimaru .

Il est taxidermiste de spécimens, et la jeune femme est alors chargée d'accueillir les personnes qui veulent laisser une trace d'un souvenir, une blessure, un objet qui leur est cher.

M Deshimaru, enfermé dans son laboratoire ,les transforme alors en spécimens, plongés dans un liquide transparent dans un tube à essai , étiquetés et rangés dans les chambres abandonnées de la pension.

C'est une interrogation profonde sur la valeur de nos souvenirs, de nos plus profondes blessures: suffit-il de les mettre dans des tubes à essai pour qu'ils deviennent moins lourds ou qu'ils ne se perdent pas, bonheurs et malheurs doivent-ils se matérialiser pour mieux les appréhender ?

L'étrange pouvoir qu'exerce M Deshimaru sur ces souvenirs prend possession de la jeune fille, ses pieds d'abord avec les chaussures qu'il lui fait porter, son corps puis son esprit.

Une atmosphère inquiétante s'installe et on ressent vite un malaise face à cette domination que l'homme exerce sur la jeune fille.

C'est étonnant comme dans un roman aussi court tant d'émotions et d'interrogations sont suggérées ...

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 21:15

Une bonne surprise avec ce roman écrit par la jolie plume de Sophie Bassignac.

La villa Ker Annette dans une petite ville balnéaire bretonne sert de cadre de vie à un couple plutôt atypique:

Maryline, la quarantaine, ancien top model a hérité de cette grosse bâtisse en granit et y est venu se réfugier avec William, son mari, une rock-star, loin des strass et des paillettes de la vie d'artiste new-yorkaise et aussi loin de la drogue dans laquelle se perdait le chanteur .

Une maison de bord de mer habitée également par Georgia leur fille adolescente et fréquentée par les amis de William et les hôtes que reçoit Maryline , galerie variée de personnages plus ou moins attachants sans oublier Annick la femme de ménage ...

Un équilibre fragile mais qui tient debout grâce au dynamisme tranquille de Maryline (j'allais dire la force tranquille mais ça fait slogan électoral ...) jusqu'à la découverte du corps d'une jeune femme noyée dans la crique prés de la villa .

William qui rentre souvent ivre la nuit est bien sûr vite soupçonné .

Surgit alors Simon, le policier qui est l'ami d'enfance et le premier amour de Maryline.

On ne s'ennuie pas une seconde, c'est enlevé, bien écrit avec humour, perspicacité ; les personnages gravitant autour du couple apportent tous une touche particulière et bien vu et le tourbillon de sentiments qui s'entrechoquent et se contredisent emporte Maryline vers des tourments dont le lecteur se demande vraiment comment elle va s'en sortir.

Sophie Bassignac propose une fin que j'ai trouvé élégante . Bravo !

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Au Milieu De L'océan De Mes Pensées, Un Petit Radeau

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