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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 12:30
Snörj de Ragnar Jonasson

Que l'on est bien aise de se plonger dans un roman qui se passe dans une petite ville du nord de l'Islande bloquée par la neige alors qu'il fait 35 degrés à l'ombre, pas besoin de mettre des glaçons dans son verre ...

Voilà le premier ouvrage d'une série dont le héros est un homme jeune, Ari Thor, qui après avoir fait des études de philosophie et de théologie est apprenti policier et vient finir sa formation dans ce coin totalement isolé en hiver de son Islande natale .

Une ville où tout le monde se connait et où rien ne se passe :  en théorie , car depuis l'arrivée d'Ari, un vieil écrivain connu , meurt  en tombant dans l'escalier du théâtre de la ville pendant les répétitions d'une pièce  : mort annoncée un peu vite comme accidentelle par le chef de la police puis peu de jours après , Linda, l'épouse d'un des acteurs de la pièce de théâtre qui devait être jouée , est retrouvée entre la vie et la mort poignardée dans son jardin .

Mais Ari ne se contente pas des explications rapides des uns et des autres et soupçonne un tueur en série de sévir dans la petite communauté .

Bonne initiation pour notre jeune policier et intrigue bien faite pour le lecteur .

Ragnar Jonasson met bien en place son personnage principal, un jeune homme sympathique, mais sensible,  troublé par le sentiment d'enfermement dans ce coin inaccessible quand les conditions météo sont mauvaises, sentiment accentué par la claustrophobie entrainée par le paysage écrasant de la neige, Snörj ... , il est également malheureux d'avoir quitté sa fiancée restée à Reykjavik , alors que Ugla, une jeune femme installée depuis peu ne le laisse pas indifférent ...

Une description de l'Islande par un écrivain  qui n'enjolive pas ce que ce pays peut avoir d'oppressant , de difficile à vivre et à supporter même par quelqu'un né là-bas, impression que le lecteur habitué aux auteurs islandais ressent généralement .

Le seul bémol pour moi est que ce premier tome n'a pas une vraie fin , puisque les choses restent en suspens et implique une suite ce que je trouve dommage . 

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 14:56
Les larmes noires sur la terre de Sandrine Collette

Deuxième roman lu de Sandrine Collette et encore  un gros coup de coeur !

Moe, jeune tahitienne , croit pouvoir échapper à une vie sans avenir sur son île en acceptant d'épouser et de suivre Rodolphe .

Las, l'arrivée dans une banlieue  loin des grands boulevards parisiens dont elle rêvait puis le cantonnement aux travaux ménagers du domicile conjugal avec un mari devenu rapidement exigeant et violent font vite déchanter la jeune femme, d'autant qu'elle se retrouve avec un nourrisson né d'un soir de bal lorsqu'elle part seule en goguette . Craignant que Rodolphe s'en prenne aussi à son bébé, Moe se réfugie chez sa copine Réjane mais la cohabitation devient rapidement invivable et la jeune mère se retrouve à la rue avec le petit .

Elle est vite repérée par les services sociaux qui la conduisent dans un centre d'hébergement baptisé par ses occupants , la Casse, puisqu'ils sont logés dans des carcasses de voitures , mais c'est une véritable ville, avec ses quartiers, ses codes , ses moeurs :  surtout les pires : violence, racket, drogue, viol et prostitution ...

Moe se retrouve dans un endroit où habitent cinq femmes , toutes attachantes dont on connaitra la vie et les circonstances le plus souvent dramatiques qui les ont conduites dans ce coin perdu de l'humanité ; justement la solidarité, l'amitié, voire même l'amour filial se développent plus fortement pour lutter contre les autres et contre le sort, parfois contre soi-même ; le but de chacune étant d'échapper à cette prison ou de réunir assez d'argent pour payer son départ .

Des vies de galère, faites de mauvais choix, d'une succession d'échecs, qui mènent peu à peu au plus bas de l'échelle où le sort s'acharne encore à vous empêcher de remonter , Sandrine Collette décrit ces pans de vies cassées sans voyeurisme ni apitoiement et cela rend la lecture encore plus marquante avec un serrement au coeur parce que ces gens sont à coté de nous et que nous ne les voyons pas et puis , qui sait , si un jour ce ne sera pas nous !

 

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 17:48
La chambre des époux d'Eric Reinhardt

Comment qualifier ce livre : récit plutôt que roman ...

Le premier chapitre raconte l'annonce du cancer du sein chez la femme de l'écrivain et en même temps que le lourd traitement qu'elle subit, l'écriture d'un roman que l'auteur a commencé et que sa femme lui demande de terminer pour la fin de son traitement , un combat pour chacun et un aboutissement : comme la fin d'une histoire quand on tourne la dernière page du livre , une maladie dont on guérit quand le traitement est fini ...Ce récit avait été publié dans une revue et il se suffit en soi !

Mais ce n'est pas si simple : Pour Margot, reste suspendue la menace d'une récidive pendant cinq ans , pour l'auteur, l'impression que cet écrit restera unique dans son élan créateur , pour le couple , si leur amour sort renforcé par l'épreuve, il en est également modifié , un changement qui n'est pas apparent de prime abord .

Comment peut-on qualifier l'état d'esprit de l'écrivain , une torpide dépression s'empare de lui, un besoin de sauver les autres femmes , de préférence jeunes et  jolies, atteintes de cancer , l'impossibilité de concevoir leur mort , mais ce sont aussi des pulsions sexuelles que j'ai trouvées morbides , la description de son état mental est maniérée jusqu'à l'agacement pour ma part ...

L'avantage d'un écrivain est qu'il peut habilement  substituer son tourment en créant des personnages , on peut d'ailleurs penser que ceci est la base de l'écriture pour un certain nombre d'auteurs et c'est ce que fait Eric Reinhardt avec le couple Nicolas- Mathilde , lui est compositeur et chef d'orchestre et crée pendant le traitement du cancer de sa femme une pièce musicale exceptionnelle , il joue chaque jour pour sa femme ce qu'il compose .

Nicolas ressent de la compassion qui se confond avec un élan amoureux  pour Marie, une jeune femme atteinte d'un cancer dont elle a miraculeusement guérie mais qui va rechuter deux ans plus tard et il va l'accompagner  jusque dans ces derniers jours .

La réalité (jusqu'où ?) se superpose à la pseudo-fiction, les prénoms féminins s'emmêlent et, pour être honnête, on tourne en rond autour des fantasmes de l'écrivain et de son manque d'inspiration !  Ses rapports avec la création littéraire semblent plus que laborieux , sa fausse modestie quant à ses futurs écrits frise tout de même la manipulation : comment oser parler de retraite quand on pense au nombre d'écrivains âgés toujours aussi prolifiques , je ne citerai que Jean d'Ormesson  ...Certes Eric Reinhardt écrit très bien mais que de préciosité par moment lorsqu'il part dans de longues descriptions .

Les femmes ont plus la place d'objet, principalement objet de désir  et de faire valoir , il y a peu de pages sur ce qu'elles ressentent vis à vis de leur maladie, c'est fort dommage, mais nous ne sommes pas, me direz-vous dans un livre témoignage de patientes. Lorsque l'auteur leur laisse la parole par l'intermédiaire de Mathilde-Margot pour exprimer les changements de leur corps, la transformation lié aux traitements, on touche à quelque chose de plus intime, plus humain et  émouvant : les années perdues de ces femmes encore jeunes qui basculent d'un coup vers un état crépusculaire , mais, comme je l'ai déjà dit, là n'est pas le propos du livre .

Premier livre lu de cet auteur, ce n'est peut-être pas celui par lequel aborder ses oeuvres ...

 

Je remercie les Editions Gallimard et Babelio de leur confiance pour cette lecture en avant première .

 

 

 

 

 

 

 

Texte court qui a été publié dans une revue .

Le reste = redite avec les mêmes ou en modifiant le nom des personnages et le métier du mari : Nicolas est compositeur et chef d'orchestre .

Psychothérapie ?

Ce qui me déplait : étalement de l'intime , il en rajoute quant aux larmes ou a t'il fait vraiment une dépression , besoin de sauver les autres femmes avec quand même une forte connotation sexuelle qui apparait plutôt malsaine ...

Idéaliser son couple , c'est peut-être vrai mais il fait parler la femme de Nicolas parce que cela doit quand même l'arranger ...

Rapports avec la création littéraire difficiles , il évoque sa retraite = Jean d'Ormesson écrit toujours à 90 ans - c'est choquant 

 

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 15:00
Trois saisons d'orage de Cecile Coulon

Pour accéder aux Fontaines, la route est étroite, sinueuse et dangereuse entre les trois falaises baptisées les Trois Gueules , mais ensuite , on arrive dans ce village un peu coupé du monde où cohabitent, villageois, paysans et les fourmis blanches, ces ouvriers qui travaillent dans la carrière des Frères Charrier grâce à qui ce coin perdu survit et arrive dans les années des trente glorieuses à une certaine prospérité .

C'est là que s'installe André, jeune médecin , la vie de la commune change avec l'arrivée du docteur ; Cécile Coulon trousse une belle chronique de ces années où chaque village était un bastion isolé des fureurs de la ville ; bien sûr, ce coin de paradis avait aussi ces accidentés et ces morts, un enfant emporté par la rivière, un ouvrier écrasé par une pierre , tributs humains pris par Dame Nature .

Les années passent, Benedict, le fils d'André s'installe avec son père , et Bérangère, la petite fille vit une histoire d'amour depuis qu'ils sont gamins avec Valère, un des quatre fils d'un couple de paysans .

Tout cela est trop tranquille, trop lisse pour durer, d'ailleurs le prologue annonce d'emblée le drame  et Cécile Coulon sait faire monter les nuages noirs qui s'accumulent au dessus des Fontaines jusqu'à ce que l'orage de la passion éclate et emporte l'innocence des uns et les fautes des autres sur son passage .

 Un roman beaucoup plus abouti à mon avis que les livres précédents, l'auteur maitrise mieux , à mon avis la fougue de sa jeunesse et je dois saluer ici son talent alors que j'avais moins apprécié ses livres précédents  .

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 11:47
La Nuit du bûcher de Sandor Maraï

En 1598, un jeune moine castillan, originaire d'Avila, séjourne à Rome pour quelques mois chez ceux qui sont devenus maitres dans l'art de l'inquisition, il est là pour observer leur méthodes et les transmettre à ces frères en Espagne , nous appellerions cela "stage de perfectionnement" à notre époque . C'est un élève appliqué qui commence par apprendre l'italien puis assiste aux  veilles des "confortateurs", des hommes , certains laïcs, qui se réunissent pour inciter au repentir les hérétiques et vérifier  la sincérité des conversions .

L'inquisition, dans ce roman n'est en fait qu'un prétexte, un exemple historique du totalitarisme dans toutes ces formes, là, en l'occurrence la religion catholique pour un écrivain qui a fui sa Hongrie natale devenue communiste après avoir été nationaliste et proche du troisième Reich .

On ne peut s'empêcher de penser également à l'Holocauste lorsque le Padre Alessandro explique au jeune moine que les sentences individuelles ne suffiront pas ...

L'arrivée de l'imprimerie est perçue elle aussi comme dangereuse car échappant au contrôle de l'église et par la diffusion plus facile des oeuvres considérées comme hérétiques ou païennes  , on est pas loin des bûchers de livres .

On sait d'emblée que le moine ne retournera pas à Avila, qu'il choisit l'exil à Genève ; les raisons de son revirement ne sont pas uniquement dues , comme le résumé de l'ouvrage le laisse supposer ou la traduction du titre, à la dernière nuit avant son exécution de Giordani Bruno , un religieux qui ne renie rien et ne se laisse pas fléchir par les propos des confortateurs , c'est un processus beaucoup plus complexe qui, à mon avis vient aussi de sa dernière conversation avec le cardinal Bellarmin, celui qui l'avait accueilli lors de son arrivée et dont les paroles avant son retour en Espagne ouvrent une brèche dans la certitude du jeune homme , cela rejoint les convictions de l'écrivain lorsqu'il a lui même quitté son pays : la liberté de penser que l'on ne peut ôter à l'homme même en l'incarcérant, en muselant sa parole ou en le condamnant au feu du bucher !

Une écriture remarquable et un sujet de réflexion qui est toujours , malheureusement d'actualité.

Je vous encourage à lire ce texte parfois un peu ardu mais si marquant .

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 17:48
Ne le dis à personne de Harlan Coben

Meilleure pioche dans mon exploration Harlan Coben ,  avec ce thriller on peut comprendre l'engouement de beaucoup de lecteurs pour cet écrivain .

Le héros , David Beck est pédiatre, c'est un homme simple,  plutôt d'emblée sympathique .

Sa vie s'est brisée huit ans plus tôt lorsque sa femme Elisabeth a été enlevée sous ses yeux et qu'elle a été retrouvée quelques jours plus tard assassinée, son meurtrier, un tueur en série est depuis sous les verrous .

L'intrigue démarre rapidement : David reçoit un mail codé et croit reconnaitre sa femme sur une vidéo , à partir de là tout s'enchaine, David veut croire que sa femme n'est pas morte et il s'accroche à cet espoir contre toute logique  et le lecteur plonge pour quelques heures haletantes avec rebondissements à répétition garantis . 

Harlan Coben sort le grand jeu : les personnages  qui gravitent autour du bon Docteur Beck (qui peut croire à sa culpabilité si ce n'est quelque policier peu avisé ) sont tous suffisamment originaux pour marquer les esprits , et le dénouement a été totalement inattendu pour moi qui n'avais pas vu l'adaptation cinématographique .

Maintenant , à moi de voir si le soufflé retombe rapidement avec le roman suivant ! 

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 12:09
Retour à la nuit de  Eric Maneval

Voilà un roman plutôt court : 120 pages mais rondement mené sans fioritures ni détours inutiles , un livre à classer dans les thrillers comme je les aime .

Antoine, 8 ans est repêché in extremis alors qu'il allait être emporté par un arbre dans les eaux tumultueuses d'une rivière par un homme blond barbu aux yeux bleus , qui après quelques "soins" dépose le gamin à l'hôpital de Limoges .

Nous n'en saurons guère plus sur ce qui s'est passé en dehors du fait que son corps a gardé des cicatrices particulières ; depuis,  ces blessures anciennes, il les cache comme il lutte contre les cauchemars et les souvenirs sombres ...

On retrouve Antoine à l'âge adulte alors qu'il est surveillant de nuit dans un centre pour enfants et ados perturbés . si son boulot consiste à s'assurer qu'il n'y ait pas d'intrusion nocturne dans l'établissement et que les pensionnaires restent calmes , il est difficile pour le jeune homme de rester totalement neutre vis à vis de ces gamins bousculés par la vie et qui ont souvent besoin d'une écoute en dehors du cadre plus codifié de la journée .

Lors d'une de ses nuits, il reconnait , lors d'une émission sur les tueurs en série,  son sauveur sous les traits d'un homme surnommé le Découpeur et fait part de sa découverte à la police ce qui donne un nouveau départ à  l'enquête et aux  recherches mais en même temps Antoine réouvre les portes de son passé, de ses angoisses,  homme fragile et solitaire : la nuit propice aux mauvais rêves et aux illusions , comme le titre l'indique revient .

C'est sobrement et efficacement écrit .

Lu dans le cadre du Polar de Poche de Gradignan .

 

 

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 12:12
Balle de Match de Harlan Coben

J'ai dévalisé le rayon Harlan Coben de ma médiathèque de campagne et ne sachant pas trop par lequel commencer , le tournoi de Winbledon étant en cours, mon choix s'est donc porté naturellement sur Balle de Match .

 L'action de ce roman se déroule lors du tournoi de Flushing Meadows à New-York , le personnage principal, Myron Bolitar , agent sportif suit son dernier poulain qui contre tout pronostic,  arrive en finale .

Pendant un de ces matchs palpitants, une ancienne joueuse alors qu'elle envisageait après une période dépressive un retour sur les cours est assassinée ...

Comme elle essayait de joindre Myron Bolitar au moment de sa mort, il se retrouve aux premières loges de l'enquête .

Sponsors avides d'exploits pour booster leurs ventes, entraineur de très jeunes joueurs aux moeurs  pédophiles , guerre entre les différents agents pour signer avec les jeunes joueurs prometteurs , la musique est malheureusement bien connue .

La première moitié du roman défile comme un match de tennis qui ne se déroulerait qu'en fond de cours: peu d'action palpitante , une certaine torpeur , voire lassitude s'empare du lecteur puis quelques passing-shots viennent mettre un peu plus d'animation dans cette intrigue plutôt poussive ...

Bref, cela n'a pas été un grand moment : voyons avec le suivant de ma PAL spéciale Harlan Coben : je ne sais pas s'il y a une histoire dans le milieu du cyclisme, dernière étape du Tour de France oblige ( quoique je ne peux pas vraiment dire que ce soit un sport qui me passionne ... )

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 17:58
Les enfants de Venise de Luca Di fulvio

Ce roman avait tout me plaire : Le lieu : Venise, la sérénissime ; l'époque : 1515 , ce XVI ème siècle italien, berceau de la Renaissance ; le sujet : une histoire d'amour , des trahisons , des personnages au grand coeur et des bien méchants ...

Ecrit en plus par un auteur dont j'avais beaucoup apprécié le livre précédent : Le Gang des Rêves , je me faisais une joie de découvrir son nouvel ouvrage .

Qui y a t'il qui n'a pas fonctionné : sans doute un vrai manque d'imprévu : la riche trame  romanesque demeure très classique :

Mercurio, un jeune homme , au sortir de l'orphelinat à Rome, vit de rapines et de combines avec ses compagnons d'infortune, la belle Benedetta , le petit Zolco et le géant Ercole .

Lorsque la petite troupe de voleurs croise le chemin du riche marchand Shimon Baruch, un juif à la bourse bien garnie, rien ne se passe comme prévu: Mercurio laisse le marchand pour mort et Ercole est tué . Les jeunes fuient vers Venise et Shimon blessé, devenu muet,  abandonne sa vie bien jusque là bien tranquille bien décidé à se venger .

Pendant ce temps, Isaaco, un charlatan juif devenu chirurgien par le hasard des rencontres avec des soldats blessés  sur les routes italiennes  et sa fille Guiditta se rendent également à Venise , poursuivis par un moine fanatique , animé par la haine des juifs .

Les routes de Mercurio et de Guiditta se croisent et c'est le coup de foudre mais la différence de condition sociale car Isaaco ne voit pas d'un bon oeil ce voleur des rues et surtout les religions différentes rendent cet amour impossible ...

Bien des mésaventures émaillent le chemin des amoureux avant la fin du roman mais sans véritable fantaisie à mon goût et j'ai trouvé ce roman bien long ...

 

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 22:02
La ballade d'Iza de Magda Sazbo

Les relations mère-fille vues par cette grande dame de la littérature hongroise atteignent un summum de finesse dans l'analyse psychologique et de sensibilité dans le mode de narration .

Les parents d'Iza sont fiers de leur fille : enfant sage et studieuse, elle est devenue un médecin réputé et apprécié de ses pairs et de ses patients et elle a à coeur de les aider financièrement .

Vince, le père , a eu une carrière de juge interrompu après un jugement rendu d'après ses convictions morales mais qui a entrainé sa disgrâce .

Lorsqu'il meurt, sa fille décide que sa mère ne peut pas vivre seule, elle vend la maison et installe la vieille dame dans son appartement de Budapest, estimant que sa mère a maintenant le droit de se reposer de sa vie de labeur et de sacrifices .

La mère, une femme effacée et discrète qui a passé sa vie à s'occuper de sa maisonnée , à gérer astucieusement un budget restreint, pense recréer chez sa fille le milieu auquel elle est habituée mais Iza s'est débarrassée de tout ce qui faisait l'univers de sa mère la laissant désoeuvrée , totalement dépaysée et bientôt dépressive ...

La décision unilatérale sur l'avenir de sa mère démontre l'absence de vrai dialogue entre mère et fille, une prise en charge autoritaire de la part d'Iza en voulant ce qu'elle imagine être le mieux , et estimant qu'en créant une atmosphère douillette , cela rendra sa mère heureuse : c'est là que la réflexion de nos propres actes vis à vis de nos ainés devient sensible : on impose notre vision sans tenir compte de leurs envies  qui sont souvent beaucoup plus simples et finalement c'est une solution égoïste et de facilité d'assurer à nos parents une fin de vie représentative du niveau social auquel les enfants ont pu accéder comme si le confort moderne pouvait remplacer l'affection, la tendresse et tous les petits gestes qui rendent la vie plus supportable pour ces personnes âgées souvent bousculées par les changements auxquels ils n'ont pas aspiré .

Beaucoup de profondeur pour ce roman que j'ai trouvé plus vibrant d'émotion que La Porte qui mettait plus de distance vis à vis du lecteur .

 

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Au Milieu De L'océan De Mes Pensées, Un Petit Radeau

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