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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 15:26
Les vieux fourneaux Tome 2 : Bonny et Pierrot

Il y a de la récidive dans le quatrième âge et c'est toujours aussi drôle .

Cette fois, c'est Pierrot qui est à la peine car il pense avoir retrouvé la trace de son grand amour d'antan qu'il croyait morte, son Anita alias Ann Bonny ; quelle idée a donc eu Sophie , la petite fille d'Antoine, à la tête du magot récupéré auprès de l'Alzheimer Garan Servier d'en envoyer une partie pour les bonnes oeuvres anarchistes de Pierrot et sa bande sous le pseudo de cette femme-pirate !

On se souviendra longtemps dans les chaumières des attentats gériatriques et de l'"Human Bomb "Jean-Chi aux sphincters parfois indélicats surtout en bonne société.

Ce nouvel épisode n'est pas une copie du premier, loin de là ,et si les rires fusent toujours autant , quelques propos sensibles sont distillés astucieusement au milieu de l'ambiance générale de franche rigolade .

Bon, c'est pas tout ça , je vous quitte car je dois acheter ma baguette ,euh voyons voir, peut-être une Fleurmeuline du Papé par exemple !

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 22:44
La maison au bout du monde de Ake Edwardson

Sans doute une envie d'évasion en choisissant ce roman , mais en l'occurence le titre est plutôt trompeur car il n'est pas franchement question de rivages lointains : il s'agit en fait d'une nouvelle enquête de Erik Winter, ex-commissaire à Göteborg .

Le meurtre d'une femme et de ses deux enfants ainés et la découverte du dernier né, rescapé dans son berceau, lui font quitter les rivages ensoleillés de l'Espagne où il s'était établi avec sa famille.

Ca le titille de ne plus poursuivre les méchants et il va donner un coup de main à ses anciens collègues, d'autant plus que d'autres morts surviennent ...

Bon, cela ne m'a pas franchement emballé , l'histoire tourne en rond et le dénouement est tiré par les cheveux .

Je ne connaissais pas encore cet écrivain mais je ne renouvellerais pas l'expérience .

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 21:45
Les âges sombres de Karen Maitland

Sombre en effet que cette époque du Moyen -Age en Angleterre !

1321, les conditions climatiques perturbées entrainent de mauvaises récoltes, des épidémies chez les animaux et la famine chez les habitants de la petite bourgade de Ulewic .

La cupidité de certains et l'ignorance du plus grand nombre : cela suffit à faire resurgir les croyances anciennes et la cohorte de malfaisants , tels les Chats Huants , hommes aux masques de chouette profitant de la crédulité des autres gens pour les terroriser et les monstres, comme l'Owlman, mi-homme, mi-chouette , n'attendent que ces temps troublés pour réapparaitre et faire régner la terreur dans les bois et malheur aux imprudentes qui s'égarent la nuit tombée .

L'église n'est plus le rempart qu'elle prétend être , mal servie par des hommes corrompus ou avides .

Au milieu du tumulte , comme sur une île entourée d'eau, mais cette description va devenir véridique , vit une communauté de femmes libres, arrivées de Flandre , les béguines Martha qui soignent et nourrissent les indigents , cultivent leurs terres et élèvent leurs troupeaux .

Ces femmes, indépendantes, croyantes sans être asservies par l'église , travailleuses et soudées même si la cohabitation de caractères souvent affirmés n'est pas toujours harmonieuse, sont désignées à la fois par le prêtre et par les chats Huants comme les responsables des fléaux s'abattant sur le village et doivent disparaitre: c'est si simple d'accuser les autres surtout lorsqu'ils sont étrangers ...

Karen Maitland renouvelle avec les Ages sombres, une histoire passionnante dans un genre différent de La compagnie des menteurs, avec toujours une petite pincée de merveilleux , comme on retrouve d'ailleurs dans les livres de Carole Martinez qui rendent cette période moyenâgeuse si éloignée de la notre et tellement envoutante !

Promenons nous dans les bois, pendant que l'Owlman n' y est pas ...

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 15:50
Le monde à l'endroit de Ron Rash

Le monde à l'endroit, ce n'est pas vraiment la conclusion que l'on peut faire en refermant ce roman plutôt court mais dense en actions et en émotions ...

Travis, lors d'une de ses parties de pêche à la truite qui tout en lui procurant quelque menue monnaie lui permettent surtout de s'échapper de l'emprise paternelle qu'il ne supporte plus découvre un champ de cannabis et quoi de plus simple que d'en couper quelques pieds et comme la vente a été simple et plus rémunératrice que les poissons , il trouve tout naturel d'y retourner ; bien mal lui en prend car il manque d'y laisser sa peau et se réfugie dans le mobile home de Léonard, professeur répudié et devenu dealer par facilité .

Drôle de trio que les deux hommes forment avec Dena , une jeune femme paumée et droguée qu'a recueilli Léonard .

Léonard qui bouscule le jeune homme comme s'il voulait rattraper ses propres erreurs et éviter au jeune homme une vie médiocre et finalement ratée.

Travis commence une autre vie et aiguillé par l'ex prof découvre un passé douloureux qui concerne directement sa famille: le massacre d'une partie d'un village lors de la guerre de sécession , la découverte de la vérité va devenir le cheval de bataille du jeune homme parallèlement à celle des réalités liées aux choix pas toujours judicieux mais qu'il faut accepter et qui font avancer.

Personnages attachants, toujours sur la corde raide avec un mal être qui se ressent à chaque génération, souvent lié au manque de combativité devant les difficultés.

Un livre marquant .

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 15:36
La femme qui pleure de Zoé Valdés

Ah que c'est dur de faire une critique quand on a pas trouvé dans un livre le plaisir qu'on avait espéré ...

Je ne connaissais de Dora Maar que sa liaison tumultueuse avec Pablo Picasso et j'avais imaginé avec cet ouvrage entrer dans son univers d'artiste à elle, or , mais Zoé Valdés nous avertit , c'est un infime fragment de sa vie qu'elle raconte de façon romancée, un voyage de quelques jours à Venise avec deux amis : Bernard Minoret et James Lord .

Dora Maar n'est plus à cette époque qu'une femme qui pleure , une femme brisée et malheureuse, et dont la créativité artistique a été étouffé par la mégalomanie de Picasso .

Les hommes connus, croisés dans cet ouvrage ,comme Eluard, Balthus, apparaissent tous détestables , le milieu fréquenté par toutes ces célébrités est présenté comme décadent et donne plutôt la nausée ...

Ce qui m'a essentiellement plu dans cette histoire est la quête effectuée par Zoé Valdés , entremêlée de souvenirs personnels de son itinéraire depuis Cuba et on se demande même si cette recherche n'a pas été également pénible pour elle car elle a laissé visiblement du temps entre les rencontres avec les personnages qui avaient vécu cette époque .

Au moins cela m'a -t'il donné l'envie de découvrir l'oeuvre photographique de Dora Maar et ses quelques toiles peintes après sa séparation d'avec le peintre .

Je remercie Babelio et les Editions Arthaud de cet envoi.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 18:41
Les Vieux Fourneaux , tome 1 :ceux qui restent de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet

Lucette a cassé sa pipe ! L'occasion pour Pierrot, l'anarchiste toujours en lutte , leader du groupe Ni Yeux ni Maitres spécialisé dans le terrorisme situationnel et Mimile , pensionnaire de la maison de retraite Meuricy, d'aller embrasser leur vieux pote Antoine, le mari , inconsolable .

Mais Lucette avait un secret inavouable qu'Antoine découvre chez le notaire et ni une ni deux il part sur les chapeaux de roues de son tacot , vert de jalousie faire la peau à Armand Garan Servier , fondateur du laboratoire pharmaceutique , ancien patron de Lucette mais pas que, justement: c'est ce que vient d'apprendre notre veuf.... mais l'âge n'épargne pas non plus les puissants et le vieux patron n'a plus toute sa tête .

Et voilà nos compères, accompagnés de Sophie la petite-fille d'Antoine, un polichinelle dans le tiroir à la poursuite de l'homme en colère, dans la poussive camionnette rouge de feu la grand-mère baptisée comme le théâtre de marionnettes créé par Lucette et réanimé par Sophie : Le loup en slip !

Les dessins fourmillent de détails croustillants qui méritent une deuxième lecture plus attentive .

C'est gentiment subversif et sacrément jubilatoire : on en redemande et ça tombe bien parce que j'ai le Tome 2 ...

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 14:46
La trace du sang de Peter May

Si on met un mouchoir (en l'occurrence ce serait plutôt un drap ...) sur les assez nombreuses invraisemblances du roman , on passe un moment détendant en retrouvant Enzo McLeod , dans la série Assassins sans visage .

On se demande bien vite si ce troisième tome ne va pas être l'ultime puisque dès le début de l'histoire Enzo McLeod apprend qu'il est atteint d'une leucémie foudroyante ne lui laissant que quelques mois à vivre . A peine cette nouvelle assénée, sa fille Kirsty échappe de peu à un attentat et la dernière conquête féminine de notre écossais est retrouvée assassinée !

Pas de quoi assommer notre ami qui part à travers l'Europe dans une course-poursuite derrière , ou devant , un tueur en série aux multiples identités et dont le passé se dévoile peu à peu au gré des chapitres intercalés entre ceux de la période actuelle.

J'avais lu le premier de la série : Le mort aux quatre tombeaux , ce qui permet de comprendre l'articulation entre les personnages mais pas le second :Terreur dans les vignes, ce qui ne m'a pas gêné .

Par contre , le livre se finit sur une nouvelle pirouette et laisse un sentiment de frustration au lecteur .

Enfin, on est quand même bien loin de la lecture jubilatoire de la Trilogie écossaise ...

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 15:12
Une Antigone à Kandahar de Joydeep Roy-Bhattacharia

Un.

Deux.

Trois .

Quatre .

Ainsi commence un chapitre sur deux dans ce roman polyphonique dont l'action se déroule à l'avant-poste de combat de Tarsandan , Province de Kandahar , Afghanistan à l'époque où se sont les soldats américains qui occupaient ce poste .

Une jeune femme, Nizam, comme un fantôme ,dissimulée par sa burqa , arrive dans sa charrette qu'elle fait avancer par la force de ses bras dans un champ devant le fort pour récupérer la dépouille de Youssouf, son frère tué pendant les combats contre les soldats américains avec la détermination farouche de l'enterrer dignement selon leur croyance religieuse.

Une image forte se dégage d'emblée devant cette femme amputée des deux jambes ,seule face aux soldats décontenancés par cette apparition , interrogatifs quant à la possibilité d'une ruse de plus des rebelles et subjugués par la musique qu'elle joue la nuit sur son luth.

Les chapitres suivants font intervenir le lieutenant, le médecin, l'interprète , le sous- lieutenant , l'adjudant puis en dernier le commandant de la base .

Tour à tour chaque soldat se transforme en un être unique avec son histoire, son passé qui se mêle souvent au présent comme des visions ou des rêves éveillés chez ces hommes qui viennent de subir en peu de temps leurs première embuscade , leur première attaque et leurs premières pertes et ne trouvent plus le sommeil .

Des hommes jeunes, ils ont entre 19 et 27 ans, de milieux très différents mais qui pour la plupart se sont engagés par conviction, par devoir après le 11 Septembre 2001 , comme une évidence laissant derrière eux leur famille, leur femme, leurs études ou leur emploi et pour qui, l'arrivée de cette femme handicapée va agir comme un détonateur sur leur conscience et leurs convictions antérieures.

Chaque personnage devient attachant avec ses failles, avec la transformation inéluctable devant l'expérience de ce qu'ils vivent à mille lieux de chez eux et à mille lieux de leurs idéaux , des êtres fragiles , changés à jamais .

Reste en dehors de ce foisonnement de sentiments contradictoires, le capitaine qui représente l'ordre et l'armée mais dont la cuirasse, on le sent bien n'est pas aussi blindée qu'il veut bien le laisser paraitre .

Heureusement ce magnifique roman sur l'absurdité et la cruauté des guerres commence par le magnifique chapitre de cette Antigone pachtoune ce qui met la curiosité en éveil .

Je n'ai pas lu , cela devient chez moi une habitude, la quatrième de couverture et je ne suis pas sûre que j'aurais choisi spontanément ce livre parlant de combats , de soldats et de talibans : cela aurait été fort dommage car cette histoire est émouvante et passionnante !

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 17:12
D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan

Après le succès qu'elle n'attendait pas pour Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan ne sait pas comment poursuivre sa carrière d'écrivain , entre ses interrogations personnelles, souvent tourmentées , les critiques littéraires qui l'attendent au tournant, ceux qui ricanent en lui affirmant qu'elle est arrivée au sommet de son art ou au bout du rouleau et puis les lettres anonymes qui lui reprochent le déballage médiatique de l'histoire de sa famille .

Heureusement, elle rencontre par hasard, une femme de son âge, L. , qui devient rapidement une amie très proche qui la protège, la conseille , tout en l'isolant de son milieu habituel.

Ses enfants partis pour leurs études et son compagnon éloigné par son travail, c'est une aubaine pour Delphine qui développe une phobie de l'écriture et qui peu à peu va lui confier son travail , L. devenant petit à petit un sosie de la jeune femme ...

Il y a, bien sûr des références à Misery de Stephen King mais même avant de les lire, la similitude de l'ambiance m'a sauté aux yeux et j'ai lu ce roman comme un thriller psychologique tant la tension est grandissante .

C'est à la fois un livre sur les angoisses de la page blanche, la relation entre un écrivain et l'écriture et par là même avec ses lecteurs et l'emprise que certaines personnes peuvent prendre dans la vie d'individus fragiles .

L'autre interrogation concerne également la part de fiction dans les romans et là, pour moi c'est clair : peu importe la vérité, ce qui est essentiel c'est que le lecteur y croit et s'embarque totalement dans l'aventure qu'elle soit inventée ou D'après une histoire vraie !

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 10:54
Le bercail de Marie Causse

Le bercail est divisé en deux parties bien distinctes : la première est une fiction qui met en scène une jeune femme Esther .

Esther, pour financer ses études, aide les personnes âgées de son village natal, c'est une fille curieuse et plutôt fouineuse qui cherche à connaitre l'histoire de son arrière grand-père , un résistant qui a été arrêté par la Gestapo et qui est mort en déportation mais les gens du village sont plutôt taiseux sur cette affaire ...

Et lorsque , après de nombreuses années d'absence , Odette s'installe dans la maison de sa mère Marthe qui vient de mourir, Esther sent que c'est par elle qu'elle aura la clé de l'énigme et entre le repassage et l'astiquage, elle fait raconter à la vieille dame cette période cachée de la vie d'un village dans la tourmente .

C'est bien fait, simple, efficace et bien écrit.

La deuxième partie raconte les recherches effectuées par Marie Causse sur la disparition de son aïeul lors de la seconde guerre mondiale, aussi bien dans les archives que dans la mémoire des derniers survivants , quête longue et difficile mais essentielle pour elle comme un hommage à cet homme et un beau geste d'amour dédiée à sa grand-mère .

On peut féliciter l'auteur d' avoir mis en première partie l'histoire d'Esther, inspirée de sa propre famille car si les recherches sur le passé de son aïeul sont méritoires, cette partie du livre se lit avec un peu plus de difficultés.

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