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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 14:15
Berezina de Sylvain Tesson

La perspective de suivre Sylvain Tesson dans son périple effectué en 2012 sur les traces de la

Grande Armée napoléonienne à bord de son side-car, une Oural était fort engageante .

J'avoue avoir été déçue, car si on suit l'avancée de l'armée jusqu'à Moscou puis la retraite avec le désastre qui restera de sinistre mémoire , le périple de Tesson et de ses amis français et russes , lui ne m'a pas paru franchement exaltant .

Je ne m'attendais pas à la description de cette débâcle reprenant en grande partie les Mémoires du Sergent Bourgogne puis le récit du Général Caulaincourt lorsqu'il accompagne l'empereur dans son retour à Paris laissant son armée sur les routes gelées , c'est instructif et a conféré pour moi tout l' intérêt de l'ouvrage alors que j'en attendais plutôt la vision actuelle de la Russie à travers la plume d'un homme curieux et intelligent .

Car la narration de l'épopée moderne laisse plutôt indifférent

Enfin , cela m'a donné envie de me plonger une nouvelle fois dans Guerre et Paix de Tolstoi !

Ecouté en Audiolivre, je remercie Babelio et les Editions Audiolib.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 18:11
le crime du comte Neuville d'Amélie Nothomb

Qu'y a t'il dans le chapeau d'Amélie ?

Un comte démuni qui organise la dernière fête dans le château ancestral qu'il doit vendre par manque d'argent.

Une prophétie de voyante sur le crime que notre comte va commettre lors de cette soirée.

Un relent de mythologie grecque, ses enfants ainés s'appellent Oreste et Electre pour nous rappeler la potentielle tragédie échafaudée par leur père et leur soeur .

Un peu de poésie avec Rimbaud , "on est pas sérieux quand on a 17 ans "....la plus jeune des filles du Comte se nomme sérieuse.

Secouez le tout avec une nouvelle d'Oscar Wilde : le Crime de Lord Arthur Saville .

Et on obtient non pas un lapin ni une colombe mais un court roman rondement mené dont la lecture est plaisante et détendante pour quelqu'un qui n'avait rien lu d'Amélie Nothomb depuis les Catilinaires .

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 17:09
Et soudain tout change de Gilles Legardinier

Et soudain , tout change : il n'y a pas eu la même petite étincelle qui scintillait dans mes yeux de lectrice, avide d'une pause bienveillante qu'avec les deux ouvrages précédents : moins de rires, plus de larmes et surtout plus de mièvreries ...

Camille, élève de terminale a la chance pour cette dernière année de lycée de se retrouver en classe avec ses meilleurs copains et sa fidèle amie Léa .

Blagues de potaches, premiers flirts et soirées gentillettes dans les bois , sous le regard indulgent des professeurs : on aimerait bien n'avoir que ce genre de souvenirs de ses années de lycée ...

Arrive le Drame qui va bouleverser les vies de chacun et enclencher la prise de conscience de la valeur de la vie et de la fragilité de ce que l'on croyait pourtant infini .

Même si cette lecture n'a pas eu un effet aussi jubilatoire que les deux précédentes , je récidiverais !

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 16:19
Tu ne jugeras pas d' Armel Job

Un grand merci à Latina pour m'avoir fait découvrir cet auteur, compatriote de Simenon.

Loin des romans policiers " en vogue" avec leurs inspecteurs alcoolos ou dépressifs ou les deux bien souvent, les morts violentes et redondantes , voilà une bonne petite histoire toute en atmosphère , avec une analyse subtile des personnages où l'on retrouve l'ambiance des polars d'antan, la cafetière posée au coin du fourneau, les chemins au bord de l'eau, les petites boutiques de bonneterie , le cordonnier installé devant sa vitrine ....

Denise Desantis a laissé le landeau dans laquelle dort son petit dernier devant la porte du magasin L'étoile pour acheter quelques coussins et Oh, Horreur, lorsqu'elle ressort de la boutique, le landeau est vide, le bébé s'est volatilisé . La mère, folle d'angoisse est prostrée .

Arrivent en scène le chef de la police: Harzee et le juge Conrad : chacun sa méthode et son flair , chacun ses doutes et ses convictions .

Le lecteur aussi a bien sa petite idée, l'écrivain la distille peu à peu et l'on se prend aussi au jeu .

Le landeau contenait-il bien l'enfant, les uns l'ont vu, les autres non ; et à qui appartient la cagoule retrouvée non loin du lieu de la disparition .

La mère a réponse à tout, effondrée mais lucide et toujours réactive face aux multiples interrogations et aux rebondissements : Plus qu'une mère-poule, une louve protégeant sa portée.

J'ai adoré du début à la toute fin !

Une excellente nouvelle : j'ai d'autres romans de cet auteur à savourer ..

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 10:53
Un arrière-goût de rouille de Phillipp Meyer

"Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir "...

L'acier a fait la fortune de Buell en Pennsylvanie mais lorsque les hauts fourneaux se sont éteints, la ville est devenue une ville-fantôme avec ses carcasses d'usine à moitié démantelées et squattées, ses maisons abandonnées et les quelques habitants y résidant encore, au chômage .

Le but pour les lycéens finissant leur scolarité est de partir de ce coin sans avenir.

C'est ce qui aurait pu arriver à Isaac, premier de sa classe, promis à des études supérieures de prestige et à Billy Poe, son copain qui pouvait envisager une carrière de footballeur mais, Isaac a décidé de rester pour s'occuper de son père paralysé après un accident de travail et Poe a trop tergiversé pour partir à temps et est resté vivre avec sa mère .

Lors d'une tentative de départ pour la Californie, nos deux compères font dès le premier soir la mauvaise rencontre qui va décider de leur avenir et un SDF est tué.

Rapidement Billy va être arrêté alors qu'Isaac décide de reprendre la route seul, sans savoir que son copain est en prison.

Rude apprentissage pour ces jeunes hommes, car même si leur vie d'adolescent n'a pas toujours été rose, ils se retrouvent confrontés à des adultes beaucoup plus violents et sans pitié : Poe se heurte d'emblée aux bandes de la prison et Isaac ne tarde pas à se frotter à la réalité du vagabondage .

Les chapitres se suivent en enchainant les récits des deux garçons ainsi que ceux de Grace, la mère de Billy, Lee la soeur d'Isaac , Henry son père et Harris, le chef de la police et amant de Grace .

Chaque adulte porte sa vie comme un sac à dos rempli de pierres, avec ses blessures et ses combats ; la description de cette Amérique là est bien loin des clichés du rêve américain, c'est le revers que nous raconte P Meyer, ceux qui restent sur le bord du chemin , les oubliés de la crise .

La fin du roman laisse cependant un fort message d'espoir car si la génération d'adultes qui a pris de plein fouet les ravages de la récession s'en remettra difficilement , les jeunes, par contre peuvent sortir la tête de l'eau s'ils restent fidèles à leurs idéaux, forts d'une expérience qui les font basculer du monde encore protégé de l'enfance à la vraie vie des adultes.

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 15:26
Les vieux fourneaux Tome 2 : Bonny et Pierrot

Il y a de la récidive dans le quatrième âge et c'est toujours aussi drôle .

Cette fois, c'est Pierrot qui est à la peine car il pense avoir retrouvé la trace de son grand amour d'antan qu'il croyait morte, son Anita alias Ann Bonny ; quelle idée a donc eu Sophie , la petite fille d'Antoine, à la tête du magot récupéré auprès de l'Alzheimer Garan Servier d'en envoyer une partie pour les bonnes oeuvres anarchistes de Pierrot et sa bande sous le pseudo de cette femme-pirate !

On se souviendra longtemps dans les chaumières des attentats gériatriques et de l'"Human Bomb "Jean-Chi aux sphincters parfois indélicats surtout en bonne société.

Ce nouvel épisode n'est pas une copie du premier, loin de là ,et si les rires fusent toujours autant , quelques propos sensibles sont distillés astucieusement au milieu de l'ambiance générale de franche rigolade .

Bon, c'est pas tout ça , je vous quitte car je dois acheter ma baguette ,euh voyons voir, peut-être une Fleurmeuline du Papé par exemple !

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 22:44
La maison au bout du monde de Ake Edwardson

Sans doute une envie d'évasion en choisissant ce roman , mais en l'occurence le titre est plutôt trompeur car il n'est pas franchement question de rivages lointains : il s'agit en fait d'une nouvelle enquête de Erik Winter, ex-commissaire à Göteborg .

Le meurtre d'une femme et de ses deux enfants ainés et la découverte du dernier né, rescapé dans son berceau, lui font quitter les rivages ensoleillés de l'Espagne où il s'était établi avec sa famille.

Ca le titille de ne plus poursuivre les méchants et il va donner un coup de main à ses anciens collègues, d'autant plus que d'autres morts surviennent ...

Bon, cela ne m'a pas franchement emballé , l'histoire tourne en rond et le dénouement est tiré par les cheveux .

Je ne connaissais pas encore cet écrivain mais je ne renouvellerais pas l'expérience .

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 21:45
Les âges sombres de Karen Maitland

Sombre en effet que cette époque du Moyen -Age en Angleterre !

1321, les conditions climatiques perturbées entrainent de mauvaises récoltes, des épidémies chez les animaux et la famine chez les habitants de la petite bourgade de Ulewic .

La cupidité de certains et l'ignorance du plus grand nombre : cela suffit à faire resurgir les croyances anciennes et la cohorte de malfaisants , tels les Chats Huants , hommes aux masques de chouette profitant de la crédulité des autres gens pour les terroriser et les monstres, comme l'Owlman, mi-homme, mi-chouette , n'attendent que ces temps troublés pour réapparaitre et faire régner la terreur dans les bois et malheur aux imprudentes qui s'égarent la nuit tombée .

L'église n'est plus le rempart qu'elle prétend être , mal servie par des hommes corrompus ou avides .

Au milieu du tumulte , comme sur une île entourée d'eau, mais cette description va devenir véridique , vit une communauté de femmes libres, arrivées de Flandre , les béguines Martha qui soignent et nourrissent les indigents , cultivent leurs terres et élèvent leurs troupeaux .

Ces femmes, indépendantes, croyantes sans être asservies par l'église , travailleuses et soudées même si la cohabitation de caractères souvent affirmés n'est pas toujours harmonieuse, sont désignées à la fois par le prêtre et par les chats Huants comme les responsables des fléaux s'abattant sur le village et doivent disparaitre: c'est si simple d'accuser les autres surtout lorsqu'ils sont étrangers ...

Karen Maitland renouvelle avec les Ages sombres, une histoire passionnante dans un genre différent de La compagnie des menteurs, avec toujours une petite pincée de merveilleux , comme on retrouve d'ailleurs dans les livres de Carole Martinez qui rendent cette période moyenâgeuse si éloignée de la notre et tellement envoutante !

Promenons nous dans les bois, pendant que l'Owlman n' y est pas ...

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 15:50
Le monde à l'endroit de Ron Rash

Le monde à l'endroit, ce n'est pas vraiment la conclusion que l'on peut faire en refermant ce roman plutôt court mais dense en actions et en émotions ...

Travis, lors d'une de ses parties de pêche à la truite qui tout en lui procurant quelque menue monnaie lui permettent surtout de s'échapper de l'emprise paternelle qu'il ne supporte plus découvre un champ de cannabis et quoi de plus simple que d'en couper quelques pieds et comme la vente a été simple et plus rémunératrice que les poissons , il trouve tout naturel d'y retourner ; bien mal lui en prend car il manque d'y laisser sa peau et se réfugie dans le mobile home de Léonard, professeur répudié et devenu dealer par facilité .

Drôle de trio que les deux hommes forment avec Dena , une jeune femme paumée et droguée qu'a recueilli Léonard .

Léonard qui bouscule le jeune homme comme s'il voulait rattraper ses propres erreurs et éviter au jeune homme une vie médiocre et finalement ratée.

Travis commence une autre vie et aiguillé par l'ex prof découvre un passé douloureux qui concerne directement sa famille: le massacre d'une partie d'un village lors de la guerre de sécession , la découverte de la vérité va devenir le cheval de bataille du jeune homme parallèlement à celle des réalités liées aux choix pas toujours judicieux mais qu'il faut accepter et qui font avancer.

Personnages attachants, toujours sur la corde raide avec un mal être qui se ressent à chaque génération, souvent lié au manque de combativité devant les difficultés.

Un livre marquant .

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 15:36
La femme qui pleure de Zoé Valdés

Ah que c'est dur de faire une critique quand on a pas trouvé dans un livre le plaisir qu'on avait espéré ...

Je ne connaissais de Dora Maar que sa liaison tumultueuse avec Pablo Picasso et j'avais imaginé avec cet ouvrage entrer dans son univers d'artiste à elle, or , mais Zoé Valdés nous avertit , c'est un infime fragment de sa vie qu'elle raconte de façon romancée, un voyage de quelques jours à Venise avec deux amis : Bernard Minoret et James Lord .

Dora Maar n'est plus à cette époque qu'une femme qui pleure , une femme brisée et malheureuse, et dont la créativité artistique a été étouffé par la mégalomanie de Picasso .

Les hommes connus, croisés dans cet ouvrage ,comme Eluard, Balthus, apparaissent tous détestables , le milieu fréquenté par toutes ces célébrités est présenté comme décadent et donne plutôt la nausée ...

Ce qui m'a essentiellement plu dans cette histoire est la quête effectuée par Zoé Valdés , entremêlée de souvenirs personnels de son itinéraire depuis Cuba et on se demande même si cette recherche n'a pas été également pénible pour elle car elle a laissé visiblement du temps entre les rencontres avec les personnages qui avaient vécu cette époque .

Au moins cela m'a -t'il donné l'envie de découvrir l'oeuvre photographique de Dora Maar et ses quelques toiles peintes après sa séparation d'avec le peintre .

Je remercie Babelio et les Editions Arthaud de cet envoi.

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Au Milieu De L'océan De Mes Pensées, Un Petit Radeau

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