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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 21:35

Vivre à Venise à l'époque de Titien et du Tintoret,  au XVIème siècle, quand la Sérenissime était une république, et enjolivait ses palais, ses scuola et ses églises des tableaux des Maitres, c'est le rêve de tout amoureux de la peinture italienne.

Et qu'imaginer de mieux qu'une spécialiste de ce fameux Tintoret pour nous faire revivre cette merveilleuse époque.

Merveilleuse , c'est  la jolie face  du tableau, celle qui trone accrochée avec faste et honneurs par quelques princes ou évéques, car l'envers du décor est tout autre.

D'abord, Venise au XVIème siècle est en compétition avec les autres villes italiennes et en guerre avec les turcs, les épidémies de peste ravagent la population impuissante et frappent indifféremment à toutes les portes .

Et puis, on rentre dans l'intimité des ateliers des artistes et ce n'est pas forcément ce que l'on imagine, le Maitre qui est entouré de ses élèves et de ses apprentis, régne souvent en despote et finalement beaucoup de toiles sont peintes à sa façon mais pas par lui ...Ce qui, ma foi, n'est pas vraiment un scoop !

Mélania G Mazzuco nous raconte donc la vie  du Tintoret, ses débuts, sa difficile ascension, et surtout son histoire intime, son amour quasi fusionnel aux relents incestueux avec sa fille illégitime, Marietta, peintre également sous le nom de la Tintoretta , ses relations tendues ou inexistantes avec ses autres enfants: ses fils sont dès leur plus jeune âge employés comme apprentis dans son atelier et ses filles partent au couvent pour absoudre les péchés de leur père et ce qui lui épargne de pourvoir à leur dot.

Sa vanité et son orgueil sont immenses il se compare à un soleil avec ses enfants planètes et se représente en Dieu .

Bref, c'est un personnage antipathique .

J'ai trouvé ce roman beaucoup trop long, la narration des relations père-fille devient vite pesante, voir agaçante et pour ceux qui veulent vraiment connaitre l'histoire de Venise et de ses peintres à cette époque , un goût de trop peu.

Une remarque aux Editions Flammarion: la représentation de l'ange en couverture est magnifique mais je n'ai pas trouvé à quelle oeuvre elle appartenait et même si elle avait été peinte par Le Tintoret ou sa fille.

Je remercie Babelio et les Editions Flammarion .

 

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Published by spleen - dans litterature
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